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Deux ans après Paris 2024, les archers français lancent leur route vers Los Angeles 2028

Deux ans après leur médaille d’argent olympique par équipes à Paris 2024, Baptiste Addis, Thomas Chirault et Jean-Charles Valladont se retrouvent avec un nouveau statut et de nouvelles ambitions. Réunis à l’INSEP pour le lancement de la préparation vers les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les trois archers de l’équipe de France se confient sur l’évolution du collectif, le regard de leurs adversaires et la course aux quotas olympiques qui débutera en 2027.

Une médaille olympique à domicile a forcément changé quelque chose. Pas nécessairement dans la manière de travailler, mais dans le regard porté sur cette équipe de France. « On continue de s'entraîner à fond », rappelle Baptiste Addis, qui estime que 2025 a été une année réussie pour le collectif, avant une saison 2026 un peu plus en retrait. Une période que les Français veulent désormais mettre à profit pour préparer la suite : « On va essayer de travailler pour qu'en 2027, on puisse aller chercher les quotas sereinement. »

CNOSF / KMSP

Pour Jean-Charles Valladont, ces deux années ont aussi permis au groupe de souffler et de repartir avec de nouveaux objectifs. « On a eu deux ans un petit peu plus relâchés, mais qui nous ont quand même permis de bien nous épanouir et maintenant de remettre un gros coup de collier les deux années qui viennent. »

Un nouveau statut à assumer

La médaille décrochée sur l’esplanade des Invalides, le 29 juillet 2024, a surtout fait évoluer le statut de l’équipe de France. Depuis Paris 2024, entrer sur une compétition avec le maillot tricolore ne signifie plus tout à fait la même chose.

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« Aujourd'hui, quand on rentre sur un championnat, sur une compétition et qu'on a les autres en face de nous, ils tombent contre l'équipe de France qui a gagné une médaille olympique chez eux », explique Jean-Charles Valladont. Pour lui, ce nouveau statut dépasse même les individus : « C'est un statut qu'on a apporté à l'équipe. Et ça, je pense que ça nous donne un petit peu de crédit dans la réussite sportive. »

Un statut qui peut aussi devenir une arme. Thomas Chirault l'aborde davantage comme une source de confiance que comme une pression supplémentaire. « Ça me donne de la confiance quand on arrive sur les compétitions. On sait que les adversaires, les autres équipes, vont nous regarder peut-être d'un œil un peu différent. »

L'objectif est alors de transformer cette appréhension en avantage dès les premières flèches. Une logique que l'archer français compare au poids historique de la Corée du Sud : « Quand on sait qu'on va tomber contre la Corée, de par leur historique, leur palmarès, on sait que ça va être une grosse équipe. L'idée, c'est d'essayer de rentrer un petit peu dans ce jeu-là et de le tirer à notre avantage. »

Gagner, désormais la seule ambition

Cette évolution du statut s'accompagne d'une ambition clairement assumée : aller chercher les titres. Le collectif français a déjà connu les podiums et les grandes émotions depuis Paris 2024, mais il lui manque encore une médaille d'or olympique.

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« Quand on arrive sur les compétitions, on y va pour aller le plus loin possible et gagner », affirme Thomas Chirault. Et s'il fallait résumer ce qui anime aujourd'hui les trois hommes, il retient un objectif commun : « Ce qui nous manque à tous les trois, c'est un point commun : gagner, aller au bout. »

Baptiste Addis mesure lui aussi la différence entre une médaille et un titre. Depuis ses débuts, son rapport à la compétition a profondément évolué : « On vient surtout pour gagner maintenant. » Après avoir découvert les médailles et les titres européens, l'archer de 19 ans veut désormais franchir une nouvelle étape sur la scène mondiale.

Les championnats du monde (20 au 26 septembre 2027) auront d'ailleurs une importance particulière dans cette construction. « Il y aura les championnats du monde pour aller les chercher les quotas. Ça va être peut-être l'occasion d'aller chercher cette belle médaille d'or. »

2027, première grande échéance sur la route de Los Angeles 2028

À Paris 2024, les archers français avaient bénéficié d'une qualification automatique en tant que pays hôte. Pour Los Angeles 2028, le chemin sera différent. Le collectif, composé de six athlètes féminines et six athlètes masculins, devra aller décrocher les quotas olympiques.

Une nouvelle configuration pour Baptiste Addis, qui compte justement sur l'expérience de ses deux coéquipiers pour l'accompagner dans cette étape : « La course au quota, moi j'attends que mes coéquipiers qui ont plus d'expérience sur ce sujet m'aident et m'accompagnent parce que pour moi c'est une vraie nouveauté. »

Mais pas question pour autant de considérer cette course comme une finalité. Pour Jean-Charles Valladont, obtenir les quotas doit simplement être la première étape d'une ambition plus large : « Si on a l'ambition d'aller récolter une médaille olympique, récupérer les quotas doit normalement être un point de passage. »

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Les Français savent aussi que, dans leur discipline, tout peut se jouer à quelques détails. « Le tir à l'arc, ça peut se jouer parfois à quelques millimètres, à une flèche », rappelle Jean-Charles Valladont. La préparation devra donc être pensée pour arriver prêts au moment où chaque détail comptera.

Un collectif qui veut écrire la suite ensemble

Au-delà des résultats individuels, les trois hommes partagent une histoire commune qui dépasse désormais Paris 2024. Leur médaille d'argent olympique a marqué un tournant, mais elle a aussi renforcé l'envie d'aller chercher ce qui leur manque encore.

Deux ans après avoir vécu une finale olympique à domicile, le trio a le regard tourné vers cette nouvelle aventure. Avec un statut différent, davantage d'expérience et une ambition clairement affichée.

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Et lorsqu'on leur demande ce qu'ils aimeraient ramener de cette aventure à Los Angeles 2028, Baptiste Addis affirme pleinement son ambition : « En 2028, on va récupérer la médaille d'or et on n'en parle plus, on monte sur le podium et on rentre à la maison. C'est annoncé. »

Jean-Charles Valladont acquiesce, avec le sourire : « Là, il n'y a plus le choix. »


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