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« Je veux être meilleure partout » : Romane Dicko lance sa route vers Los Angeles 2028

Deux ans après avoir décroché le bronze à Paris 2024, Romane Dicko entame un nouveau cycle olympique avec Los Angeles 2028 en ligne de mire. À 27 ans, la Française aborde cette nouvelle aventure avec davantage d'expérience, mais une ambition intacte : continuer à progresser pour arriver aux prochains Jeux dans la meilleure version d'elle-même. Alors que les championnats du monde de Bakou (Azerbaïdjan) approchent, la judoka se confie sur son état d'esprit, les enseignements de Paris 2024 et les prochaines étapes de cette nouvelle préparation olympique.

 

Deux ans déjà. Pour Romane Dicko, le temps semble être passé à toute vitesse : « Ça fait bizarre de me dire que Los Angeles 2028 c’est déjà dans deux ans. J'ai l'impression que Paris 2024, c'était hier. » Pourtant, une nouvelle Olympiade a déjà commencé. La course aux points est lancée et chaque compétition compte désormais dans la construction du parcours vers Los Angeles 2028.

 

CNOSF / KMSP

Une nouvelle aventure que la Française aborde avec enthousiasme, mais dans un contexte bien différent de celui de Paris 2024. « Forcément, là, on n'est pas à domicile », rappelle-t-elle. Une différence qui lui permet aussi d'aborder cette préparation avec un peu plus de sérénité : « Je stresse un petit peu moins dans le sens où il y a moins de pression au quotidien. »

 

Après Paris 2024, apprendre à mieux se préparer

Pendant des années, Paris 2024 a occupé une place centrale dans le quotidien des athlètes français. Pour Romane Dicko, cette longue attente avait installé une forme de pression permanente : « Avant même les Jeux de Tokyo 2020, on nous parlait déjà des Jeux de Paris 2024. Donc on avait cette atmosphère olympique au-dessus de la tête pendant beaucoup de temps. »

À l'inverse, le chemin vers Los Angeles 2028 se construit aujourd'hui de manière plus progressive. « Là, c'est un peu moins ça. Donc ça fait du bien. C'est un peu plus chill, un peu moins pressant, urgent, et la préparation est un petit peu plus tranquille. »

Mais cette apparente tranquillité ne signifie pas que les exigences ont diminué. Au contraire. Deux ans après Paris 2024, Romane sait précisément les domaines dans lesquels elle peut encore progresser.

« Il y a beaucoup de travail, je pense qu'on n'en a jamais assez. Techniquement, j'ai envie d'être meilleure. Mentalement aussi. »

 

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Une volonté de progression qui trouve une motivation particulière dans son expérience olympique à domicile : « Je pense que c’est peut-être ce qui m'a manqué à Paris pour avoir cette médaille d'or. Peut-être pas assez prête à cette compétition à domicile. »

Pas question pour autant de réécrire l'histoire. Paris 2024 appartient désormais au passé et sert surtout de point d'appui pour construire la suite.

 

Chercher la meilleure version de soi-même

Pour Los Angeles 2028, Romane Dicko ne veut donc pas seulement reproduire ce qu'elle sait déjà faire. Elle veut arriver différente, plus mature et plus complète.

« J'ai envie d'être meilleure partout. Je pourrais essayer plein de choses, mais en plus je serai plus mature. J'aurai 28 ans. »

 

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Une maturité supplémentaire qu'elle veut mettre au service de sa préparation, notamment sur le plan mental. Car si la performance se joue sur les tatamis, elle se construit aussi bien en dehors.

 

Bakou, premier grand rendez-vous

Avant de penser à Los Angeles 2028, une première échéance se profile déjà : les championnats du monde de judo à Bakou (Azerbaïdjan). À quelques jours du grand rendez-vous, la Française sait ce qu'elle veut aller chercher.

Championne du monde en 2022, Romane Dicko veut retrouver le sommet mondial : « J'ai gagné les mondiaux une fois, c'était il y a longtemps déjà, en 2022. Donc là, j'ai vraiment l’objectif de regagner encore. »

 

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Un objectif d'autant plus important que les championnats du monde s'inscrivent dans cette course olympique. Chaque compétition compte, mais celle de Bakou doit aussi permettre à la Française de poser les premières pierres de son nouveau cycle.

Dans une catégorie où la concurrence française est particulièrement forte, l'enjeu sera également de s'imposer comme la numéro 1 tricolore : « On est plusieurs, on a beaucoup de concurrence. Donc vraiment, j'ai envie que j'enfonce le clou pour que ce soit moi la numéro 1 française dans ma catégorie.»

 

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De Paris à Los Angeles, une marche supplémentaire

Si Paris 2024 a représenté une expérience unique, Los Angeles 2028 doit désormais être l'occasion de transformer cette expérience en force. Deux années pour progresser, gagner en maturité et travailler autant sur le judo que sur le mental.

Avec une idée qui résume finalement toute son ambition pour cette nouvelle Olympiade : « Il y a une meilleure version de moi que je suis déjà aujourd'hui, même si je suis déjà une très bonne version. » (rires)

 

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Une version plus expérimentée, plus préparée et plus sereine, qui aura un objectif en tête au moment de monter sur le tatami à Los Angeles : franchir la marche supplémentaire.


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