Les trois collectifs engagés, une médaille d'or de plus pour la France... Le récap du jour 7
Para snowboard : banked slalom
Deuxième et dernière épreuve de para snowboard à Cortina.
Déjà 6e du snowboard cross, Maxime Montaggioni termine 6e place au banked slalom. 4e après le premier run, le champion paralympique à Pékin 2022 a tout donné pour sa dernière course "Je n'ai pas trop de regrets, j'ai tout donné". Content pour son ami l'Italien Jacopo Luchini, sacré champion paralympique. Les riders de la catégorie UL ont offert une belle course. Les écarts sont restés très serrés : Maxime boucle sa course en 57.26, contre 56.28 pour l’Italien. Cette épreuve marque la fin de sa carrière aux Jeux Paralympiques "Ça a été une belle aventure. Ça fait 11 ans que je vis de mon sport, que j'ai la chance de rencontrer des gens de fous et de vivres des expériences uniques, les plus grandes joies mais aussi les désillusions, les dépressions. J'aspire aujourd'hui à autre chose.".
Journée plus compliquée pour Cécile Hernandez, perturbée par l'avancement de l'épreuve d'un jour. Elle réalise un excellent premier run, qui la place 3e en 1:04.50, avant de terminer 4e au classement final. La championne paralympique de snowboard cross LL2 QUI n'avait pas pu s'entrainer cette saison dans cette discipline, offre un beau snowboard. "C'est quand même une belle quatrième place. Ce qui me fait plaisir, c'est que le classement soit hyper serré, ça se joue aux dixièmes. Ça montre qu'il y a de l'adversité dans notre sport, qu'il grandit et je suis fière de ça.".
©Baptiste Lorinquer/CPSF
Para biathlon : poursuite
A Tesero, dernière épreuve de para biathlon. Malheureusement, n’a pas souri aux Français, malgré des courses engagées et disputées jusqu’au bout.
Dans les tribunes du stade Italien, une cinquantaine de supporters tricolores avaient fait le déplacement pour encourager les Bleus !
Benjamin Daviet se classe 6e de cette poursuite. Le Haut-Savoyard s’est battu jusqu’au bout pour tenter de rester au contact des leaders. Malgré deux fautes au tir, le Français a tout donné sur les skis pour limiter l’écart avec les meilleurs. "Zéro regret sur ce que j’ai fait parce que je me suis battu jusqu’au bout, j’y ai cru jusqu’à la ligne d’arrivée."
Conscient des écarts creusés lors du sprint, le Français a tenté de jouer sa chance en accélérant sur le pas de tir. "l faut skier très vite et tirer vite et bien. J’ai essayé d’accélérer le tir pour revenir devant, mais on joue forcément avec la limite."
De son côté, Karl Tabouret termine 11e de la poursuite. Le jeune Français a montré de bonnes choses sur les skis mais a été pénalisé par quatre fautes au tir. "Je suis vraiment très déçu. Sur les skis ça allait très bien, mais le deuxième tir m’a coûté cher."
©CPSF/KMSP
Avec son guide Florian Michelon, Anthony Chalençon prend la 9e place de la poursuite. Le duo Français a laissé filer du temps sur le pas de tir avec quatre fautes, dans une course où la précision a fait la différence. "Les sensations sur les skis étaient plutôt bonnes, mais avec quatre fautes au tir c’est compliqué de rester dans la bagarre devant."
Le Français retient malgré tout l’engagement jusqu’au bout de cette dernière épreuve de para biathlon. "On s’est battus jusqu’à la fin. Maintenant on tourne la page du biathlon et on se concentre sur la suite."
Para ski alpin : slalom géant hommes
La piste de Tofane s’est montrée particulièrement piégeuse aujourd’hui. Une neige changeante entre le haut et le bas du tracé a rendu les conditions difficiles sur la première manche.
Dans la catégorie déficients visuels, Hyacinthe Deleplace chute. Légèrement en retard à l’entrée d’une porte, il n’a pas de marge pour la suivante. Déterminé, il attaque mais son ski déchausse, comme il y a quatre ans, à Pékin 2022. "Frustrant que ça ait duré aussi peu pour une si bonne journée ! On a quand même pris du plaisir à skier jusqu'à la chute." Premiers à s'élancer avec sa guide Perrine Clair, ils en profitent pour transmettre des informations aux autres Français.
Dans la catégorie debout, Jordan Broisin ouvre la piste. Une belle opportunité pour lui sur ce tracé compliqué, mais la première manche le secoue. "Je me suis fait surprendre, j'ai pas pu attaquer comme j'ai l'habitude de le faire". Le porte-drapeau de la délégation termine à la 6e place. "Bien content de terminer mon dernier slalom géant international de cette manière."
Il est suivi par Oscar Burnham, 7e au classement. Il ne parvient pas à rentrer dedans lors de la première manche, mais se fait davantage plaisir lors de la seconde. "Voir tous les Français dans le top 10, c'est très beau à voir."
©CPSF/KMSP
A l'issue de la première manche, Jules Segers occupe la 6e place, à seulement 0''91 du podium. Il se remobilise en deuxième manche, réalise un meilleur ski, mais cela ne suffit pas. Il prend la 5e place. "Le géant, c'est ma discipline de cœur, celle que j'affectionne le plus. J'avais à cœur de faire un résultat sur cette discipline."
De son côté, Arthur Bauchet domine. A l'arrivée de la première manche, il se montre surpris de son chrono et secoue la tête "Je ne m'attendais pas à être devant". Une manche très physique. 0''29 seulement le sépare du Suisse Robin Cuche. Il survole le tracé de la deuxième manche, relègue tous ses concurrents à distance et signe un nouveau titre paralympique.
Dans la catégorie assis, les deux Français ne parviennent à aller au bout de la course.
Lou Braz-Dagand coince son stabilisateur dans son fauteuil et chute à quelques portes du départ. Habitué des podiums en Coupe du monde, il est très déçu "C'est vraiment dur à accepter."
Enfin, Victor Pierrel prend le premier départ paralympique de sa carrière. Blessé pendant les entraînements des Jeux de Pékin 2022 puis malade en début de compétition à Milan-Cortina 2026, il savoure ce moment "Ca fait super plaisir de participer aux Jeux pour la première fois". Avec le dossard 64, la première manche est compliquée. Mais dans le bas du tracé, il aperçoit et entend une quinzaine de supporters venus spécialement pour lui, qui lui donne vrai boost à l'arrivée. Malheureusement, il chute sur la deuxième manche.
©CPSF/KMSP