Marc-Antoine Olivier : "Nous sommes 6 ou 7 à jouer vraiment le podium"

Franck Faugeres/PresseSports

Depuis sa médaille de bronze à Rio 2016, Marc-Antoine Olivier a enchaîné les bons résultats avec un titre de champion du monde du 5 km en 2017, une médaille d'argent mondiale sur la distance olympique (10 km) en 2019, et plusieurs succès en Coupe du monde. Les conditions particulières à Tokyo, avec une eau chaude, lui conviennent parfaitement. Il est prêt à jouer sa chance à fond.

 

Remontons aux origines : comment as-tu plongé dans ce sport, et dans la spécialité de l'eau libre en particulier ?

 

J'ai commencé la natation à l'âge de sept ans à Denain, au sein du club où j'ai passé quatorze années. C'est grâce à mon grand frère, parce que tout simplement, mon père l'emmenait aux entraînements. Quand j'étais petit, je les suivais, et j'ai pris goût de cette manière, je voyais qu'il prenait plaisir à aller nager et qu'il avait plein de copains. J'ai voulu faire la même chose dès que possible.

 

Et l’eau libre ?

 

L'eau libre, c'est venu quand j'avais quinze ans. J'ai intégré le pôle espoirs à Rouen. À cette époque-là, c'était Eric Boissière qui entraînait dans cette spécialité et il était également entraîneur national en eau libre. Il me l'a fait découvrir au fur et à mesure. Puis, les premières Coupes de France en eau libre sont apparues. Comme j'étais bon en demi-fond, il m'a demandé si je voulais participer à une course. Nous sommes partis à Montargis pour disputer un 5 km et j'ai fini parmi les meilleurs Français de ma génération. On a enchaîné par les championnats de France qui m'ont qualifié pour mes premiers championnats d'Europe juniors, toujours sur 5 km, et j'ai gagné mon premier titre continental sur la distance.

 

C'est ainsi que tu as lancé ta carrière au plus haut niveau ?

 

Oui, l'eau libre m'a énormément plu dès le départ, dès ma première course, et j'ai été performant tout de suite. J'ai pris beaucoup d'expérience en juniors, puis j'ai enchaîné les podiums internationaux chez les séniors. C'est une belle aventure

 

Quand ton frère s'est-il arrêté ?

 

Quand je suis parti au pôle espoirs de Rouen. Nous étions dans le même groupe à 13-14 ans, puis quand j'ai intégré le pôle, il a continué ses études. Il était aussi en nage libre et demi-fond, et il a atteint le niveau national.

 

Lors des grosses préparations on peut monter jusqu'à 95 kilomètres par semaine

 

Comment t’entraînes-tu aujourd’hui ?

 

Je suis basé à Montpellier. Je m'entraîne avec Philippe Lucas. Je fais de la musculation, de la course à pied, et en moyenne entre 80 et 90 kilomètres dans l'eau par semaine. Lors des grosses préparations comme pour les Jeux, on peut monter jusqu'à 95 kilomètres par semaine.

 

Quelles sont les conditions de ton épreuve, ici à Tokyo ?

 

Nous nous préparons depuis plusieurs années, en connaissant les conditions que nous allons avoir. L'eau et la température extérieure sont très chaudes. La baie est assez calme, c'est un peu comme une grande piscine. Ce sont des conditions que j'aime. Ce qu'il fallait préparer le plus, c'est cette eau chaude, mais nous avons bien pris cela en compte pour ne pas être surpris le jour de la course.

 

Marc-Antoine Olivier lors de son podium à Rio 2016

Gettyimages 590091230

Ezra Shaw/Getty Images

 

Pourquoi aimes-tu ces conditions ?

 

J'ai un physique vraiment très fin, je mesure 1,83 m et je pèse 62 kg. Quand l'eau est assez froide, je me frigorifie rapidement, je n'ai pas assez de graisse. Une eau chaude m'avantage. J'ai toujours plus su m'adapter dans ces conditions que dans l'eau froide. Nous avons fait beaucoup de courses en eau chaude ces dernières années, comme cette étape de la Coupe du monde aux Seychelles en 2019 que j'ai gagnée. Ce sont des conditions qui me conviennent.

 

La course se joue vraiment dans les quinze dernières minutes

 

Le grand public ne se rend sans doute pas bien compte que la course dure très très longtemps, mais que la victoire se joue souvent dans les derniers 100, voir 20 derniers mètres…

 

Il faut savoir que maintenant, il y a énormément de nageurs de "bassin" qui viennent vers l'eau libre. Nous sommes tous à peu du même niveau parmi les dix meilleurs. C'est difficile de créer tôt la différence, sachant que l'on peut prendre l'aspiration, soit dans les pieds, soit dans la vague, c’est-à-dire être à côté du nageur au niveau de la hanche. C'est un peu comme au Tour de France, il y a des effets d'aspiration des effets de groupe et c'est dur en nageant de créer un écart. Il est plutôt fait en fin d'épreuve, pour une course qui dure un peu moins de deux heures. On va dire que la course se joue vraiment dans les quinze dernières minutes.

 

On exagère en parlant des 20 derniers mètres ?

 

Je pense que le résultat final se dessine de plus en plus. Nous sommes six ou sept à pouvoir jouer vraiment le podium. Il prend forme dans les 15 ou 10 dernières minutes avant de toucher la plaque.

 

 

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