Nos villes ont du talent

par So - Adel Bentaha, Jérémie Baron

Temps de lecture20 min

Mais qui est la capitale du sport français ?

Cet été le cœur du monde du sport battra à Paris. Et la France, à domicile peut compter sur l’apport de toutes ses régions pour la faire briller. Demeure une querelle de clochers : quel territoire apportera le plus de médailles à la délégation bleu-blanc-rouge ? Focus sur 10 des candidats les plus sérieux pour remporter la palme. Spoiler : nos villes ont du talent

 

Les ambassadeurs :

Audrey Pulvar (journaliste), Fort-de-France

Ugo Crousillat (water-polo), Marseille

Maxime Valet (escrime-fauteuil), Toulouse

Alexandre Lloveras (para cyclisme), Lyon

Didier Dinart (handball), Les Abymes

Dimitri Jozwicki (para athlétisme), Lille

Jamy Gourmaud (journaliste), Clamart

Fort-de-France, saut de génération

Fort-de-France et ses alentours sont une terre de hurdleurs. Dimitri Bascou, né à Schœlcher et qui avait pris le bronze aux JO de Rio, a trouvé de dignes héritiers dans la course de haies : Ludvy Vaillant (29 ans) et Wilfried Happio (25 ans, d’origine martiniquaise), respectivement 4e et 2e des Championnats d’Europe de Munich en 2022 sur 400 mètres, mais aussi Laeticia Bapté (25 ans), triple championne de France sur 60 mètres en salle.

“Les gens font plus de sport dans les territoires ultramarins, analyse Audrey Pulvar, pure Foyalaise pour justifier la candidature de sa ville. En Martinique, quand vous vous déplacez, vous croisez forcément plein de personnes en train de courir ou de faire toutes sortes de sports très cardio. On en fait depuis tout petit, il y a une habitude de l'activité sportive, les gens n’ont pas peur de la fatigue, de la résistance à l'effort physique. Ma mère, 86 ans, fait tous les matins plusieurs kilomètres, en marche rapide. Et elle n'est pas la seule dans son quartier, qui est très très pentu. Il y a plein de personnes âgées qui le font.”

En dehors des haies, on peut aussi citer les athlètes Gilles Biron (29 ans, originaire de Schoelcher), qui a pris l’argent aux Mondiaux l’an dernier avec le relais 4x400, Aymeric Priam (23 ans), qui a décroché son ticket pour les Jeux avec ses coéquipiers du 4x100 mètres, ou Mandy François-Elie (34 ans), déjà trois fois médaillée aux Jeux paralympiques (or à Londres, argent à Rio, bronze à Tokyo). La boxeuse Davina Michel (26 ans, médaille de bronze aux Mondiaux 2022 en -75 kg) et la gymnaste Mélanie de Jesus dos Santos (trois médailles continentales en individuel, dont deux au sol) attaquent elles Paris 2024 avec l’espoir de gonfler leur palmarès. 

Marseille, plongée dans le Vieux-Port

Monstre de la natation hexagonale, mais aussi du water-polo avec son statut de quadruple champion de France en titre, le Cercle des nageurs de Marseille (3800 membres) est à l’image d’une ville qui aime l’eau : celle de la Méditerranée bien sûr, mais aussi celle – moins salée et plus chlorée – des bassins. “On a la chance d’avoir la piscine et la mer, je pense que tout est lié”, analyse le poloïste Ugo Crousillat (33 ans), capitaine du Cercle et de l’équipe de France, tout comme son père Marc l’avait été avant lui (avec une participation aux JO 1988). Deux autres purs produits marseillais, portant eux aussi le bonnet de bain du CNM, représenteront la cité phocéenne dans les rangs bleus cet été : le nouveau prodige du water-polo mondial Thomas Vernoux (22 piges), et son cousin Romain Marion-Vernoux (24 ans). “À Marseille, il y a l'OM qui prend beaucoup de place, mais il y a aussi le Cercle des nageurs de Marseille qui est un club immense, continue Ugo Crousillat. Que ce soit en water-polo ou en natation, c’est un vrai club qui ramène des titres chaque année sur les scènes nationale et internationale, et qui forme des athlètes.” Chez les autres talents locaux, la nageuse Béryl Gastaldello (29 ans), présente à Rio et Tokyo et plusieurs fois médaillée en Championnats du monde petit bassin (deux fois en argent sur 100 m quatre nages, une fois en or avec le relais 4x50 m nage libre mixte), est elle aussi passé par le club centenaire ; le numéro 1 tricolore du skate, Vincent Matheron (26 ans), a lui perfectionné son “Nose Dive” sur le bowl du Prado. Ce n’est pas pour rien que les Bouches-du-Rhône représentent le 7e département le plus prolifique depuis 1896, tous métaux confondus : on recense 36 breloques… dont 10 en natation.

Toulouse, ciel bleu sur la ville rose

Il y a évidemment Léon Marchand (21 ans), Toulousain pur souche, licencié aux Dauphins du TOEC et nouveau roi de la natation tricolore. Mais Toulouse compte de nombreux autres champions qui tenteront de la faire briller à Paname. À commencer par l’autre star locale, Antoine Dupont, qui a intégré l’équipe de France de rugby à VII pour les Jeux, en compagnie de deux de ses coéquipiers du Stade toulousain : Nelson Epée et Dimitri Delibes, eux aussi enfants de la Ville rose. Et ce n’est pas tout. Gamin du quartier de la Reynerie, au Mirail, Sofiane Oumiha (29 ans) a déjà rapporté à sa commune de nombreuses breloques, notamment une en argent aux JO 2016, catégorie poids légers (-60 kg).

Le cavalier Astier Nicolas (35 ans), lui, était revenu du Brésil avec une médaille d'or par équipe et une autre en argent en individuel. L’athlète Benjamin Robert (26 ans), spécialiste du 800 m et 2e des Championnats d'Europe en salle de 2022, et Valentine Fortin (25 ans), multi-médaillée en Champions du monde et d’Europe en cyclisme sur piste, suivront-t-il le même chemin ? “On est quand même en première division au foot, au rugby ou au volley. Il y a beaucoup de sports, individuels ou collectifs, dans lesquels Toulouse existe”, rappelle Maxime Valet (36 printemps), né à Toulouse, qui pratique l'escrime fauteuil au sein du Toulouse Université Club, et dont le palmarès depuis 2011 parle pour lui : trois médailles de bronze paralympiques (dont une en individuel), quatre médailles aux Mondiaux (dont une en or, par équipe) et onze aux Championnats d’Europe (dont deux en or, une par équipe et une en individuel).

La réussite des Toulousains passe aussi par le cadre de vie selon Valet, chauvin : “On a la chance d'avoir une grande ville sans que ce soit trop grand, on n’a pas besoin de partir de Toulouse pour s’entraîner car on a tout sur place, on a un chouette climat, une belle ambiance et une belle gastronomie toute l’année, appuie-t-il. On y vit quand même très bien, d’ailleurs quand mes coéquipiers de l’équipe de France viennent en stage à Toulouse, ils le reconnaissent bien.”

Béziers, en deux roues sous les anneaux

Le 16 juillet prochain, lors de son étape entre Gruissan et Nîmes, le peloton du Tour de France, comme souvent, traversera Béziers. Il faut dire que dans la sous-préfecture de l’Hérault, on aime le vélo, et sous toutes ses formes. Le BMX freestyle tout d’abord, car la ville de Robert Ménard a vu naître les deux monstres actuels de la discipline en France : Anthony Jeanjean et Laury Perez. Le premier a été quatre fois champion de France en cinq ans, compte trois médailles d’or et une médaille d’argent aux Jeux européens, ainsi qu’une en bronze en Championnats du monde.

La seconde est quadruple championne de France en titre et possède deux médailles de bronze au niveau continental. Ces deux cracks ont été formés dans la pépinière de Sérignan, commune de 7000 âmes – où a d’ailleurs grandi Perez – située dans l’agglomération biterroise et devenue au fil des années une vraie terre de BMX. La preuve : des riders étrangers viendront s’y entraîner avant les Jeux. Le vététiste Victor Koretzky (29 ans), lui, est également venu au monde à Béziers, et a longtemps été licencié non loin de là, à Narbonne. Spécialiste du cross-country, il a à son actif deux participations aux Jeux et une troisième place aux Mondiaux de Val di Sole en 2021.

En dehors de la bicyclette, la nageuse locale Océane Cassignol (23 ans, triplée médaillée de bronze en Championnats d’Europe et d’or par équipes aux Mondiaux) disputera elle la compétition olympique pour la première fois.

A Clermont-Ferrand, on franchit des montagnes

La préfecture du Puy-de-Dôme possède avec Renaud Lavillenie (37 ans), Clermontois d’adoption, l’un des plus grands champions de l’histoire du sport français, qui a même créé dans la ville le prestigieux “All Star Perche”. Vraie terre d’athlé, la capitale des volcans a également pour ambassadeurs le lanceur de marteau Yann Chaussinand (26 ans, deux fois bronzé en Championnats d’Europe), le sauteur de haies Sasha Zhoya (21 ans, champion de France en 2022 et 2023) et le spécialiste du 3000m steeple Alexis Phelut (26 ans), qui sont d’ailleurs tous estampillés Clermont Athlétisme Auvergne.

Laëtitia Guapo va aussi devoir faire parler sa détente à Paris : sur proposition de la Fédération française de basket, la basketteuse formée à La Roche-Blanche et au Stade Clermontois a mis entre parenthèses sa carrière professionnelle en club pour se consacrer à l'équipe de France 3x3, discipline dont elle est l’une des meilleures joueuses du globe. Multi-titrée, que ce soit en 5x5 avec Bourges ou en 3x3 avec les Bleues, “la Guêpe” (28 berges) vise maintenant plus haut que la cruelle 4e place accrochée au Japon il y a trois ans.

Trois fois médaillée d’or sur la scène continentale (deux fois en Championnats, une fois lors des Jeux européens) et deux fois médaillée d’argent aux Mondiaux, la trampoliniste Léa Labrousse tentera, de son côté, de faire mieux que son élimination en qualifications à Tokyo.

Lyon, jeux de Rhône

À Lyon, troisième ville de France, le football trône au sommet de la hiérarchie. Logique, quand le club local s’appelle l’Olympique lyonnais et qu’il a dominé l’Hexagone en début de siècle, raflant le titre de champion national sept fois d’affilée. Pour autant, réduire Lyon au simple statut d’ambassadeur du ballon rond serait une erreur. Car entre Rhône et Saône, c’est tout le sport qui prend vie, et à l’approche des Jeux olympiques, la Capitale des Gaules compte bien jouer son rôle de locomotive.

« En terme de zones de pratique, la région lyonnaise est vraiment l’une des mieux situées de France, pose Alexandre Lloveras, cycliste handisport, triple médaillé aux paralympiques de Tokyo aux côtés de Corentin Ermenault (médaille d’or en contre-la-montre, médaille de bronze en course en ligne et poursuite). Entre les terrains plats, les montages et les points d’eau, chaque sportif peut trouver son compte. Cela facilite beaucoup de choses pour nos entraînements et donc pour nos chances de médailles, évidemment. » Ce cadre diversifié, les athlètes lyonnais peuvent ainsi en profiter sous toutes les coutures. Des terrains plats de l’Ain, aux vallées du Monts-d’Or et des Monts du Lyonnais, en passant par les hauteurs du Beaujolais, des Alpes ou du Pilat voisins, il y en a pour tous les goûts.

Mélina Robert-Michon, Aurélien Giraud, Manon Brunet (médaille d’argent en sabre par équipes et de bronze en individuel féminin à Tokyo) ou Hugo Boucheron (médaillé d’or et de bronze en aviron hommes, à Tokyo), tous habitués des JO, auront donc l’occasion de rendre la pareille à leur ville cet été. Alexandre Lloveras, lui, a déjà tout prévu : « Quand je roule en quête de médaille, je le fais en premier lieu pour la France, car c’est un prestige national, mais je garde toujours dans un coin de ma tête que je représente ma ville de Lyon. » Le fameux  cœur de Lyon.

Les Abymes, lumière sur la Guadeloupe

En Guadeloupe, le poids de l’histoire marque les générations. Et cette tradition, la région de Pointe-à-Pitre et des Abymes la perpétue certainement plus que les autres. Demandez-donc à Didier Dinart, double champion olympique de handball (2008 et 2012) et accessoirement grande figure du sport français : « Il y a un héritage sportif en Guadeloupe, notamment Pointe-à-Pitre et Les Abymes. C’est une recette irrationnelle qui se transmet de génération en génération. Vous avez un athlète qui réussit, ce qui donne envie à une jeune d’également réussir, et ainsi de suite. »

Cette succession de talents, l’axe Pointe-à-Pitre-Les Abymes a pu la voir s’étoffer année après année, discipline par discipline. Cette pluralité de sport - entre escrime, judo ou athlétisme - doit en grande partie sa prospérité au CREPS Antilles-Guyane, chargé de former ces talents insulaires et d’en faire de potentiels athlètes olympiques.  À travers le temps, Claude Issorat, Christine Arron, Laura Flessel, Teddy Riner, ou Yannick Borel ont ainsi fièrement balisé le chemin des médailles guadeloupéennes.

Un hymne à la volonté pour Didier Dinart : « Nos athlètes ont une rage de vaincre forgée depuis l’adolescence, quand la plupart a été obligée de quitter son île pour tenter de vivre de sa passion en métropole. C’est de là que tout est parti. » Et la figure du handball de conclure par un message d’encouragement : « Il y aura des médailles guadeloupéennes à Paris, c’est une certitude. » Pointe-à-Pitre va encore danser.

Lille, Bienvenue chez les Chtis

Si le Nord est l’une des régions les plus attachantes de France ce n’est pas un hasard. Et si Lille en est l’une des plus belles villes, ce n’est pas non plus anodin. « Que l’on soit Lillois d’origine ou non, on se sent tout de suite à l’aise ici. Comme -ci le regard des gens n’existait pas. » Dimitri Jozwicki, sprinteur handisport, sait de quoi il parle. Né à Nancy, celui qui a décroché une quatrième place aux Paralympiques de Tokyo, est licencié à Lille depuis bientôt plus de cinq ans et a vu la métropole devenir une terre sportive. Aux JO de Paris, ils seront ainsi 24 Lillois en lice pour représenter la France.

De même, le stade Pierre-Mauroy sera l’une des places fortes de ces Jeux, où se disputeront 52 rencontres de handball et de basket-ball (masculin et féminin), dont deux matchs comptant pour une médaille d’or en handball. Suffisant pour faire de Lille un lieu de convergence estival. Dimitri Jozwicki acquiesce avec enthousiasme : « En tant que sportif individuel, je sais que dans ce domaine, Lille sera particulièrement bien représentée. C’est aussi le signe du bon accompagnement dont nous disposons de la part de la MEL (Métropole européenne de Lille), tant du point de vue économique que des infrastructures. Quand le suivi est sérieux et bien réalisé, il est important de le souligner. »

Parmi les têtes d’affiche, on peut ainsi citer Clément Berthier, en tennis de table handisport, ou Romain Mahieu, en BMX, tous deux en quête d’or. La liste de noms est encore longue, celle des médailles devrait suivre.

Clamart, c'est pas sorcier !

Pas vraiment besoin d’épiloguer : le bassin parisien est la plus grande vitrine sportive de France. En son sein, l’Île-de-France peut ainsi compter sur une ville de 54 000 habitants, particulièrement attachée à ces valeurs de succès : Clamart. Entre Meudon et Bagneux, la commune des Hauts-de-Seine s’est affirmée comme le bastion de nombreux champions olympiques. Une curiosité ? Pas vraiment, à en croire Jamy Gourmaud, journaliste et animateur emblématique de l’émission « C’est pas sorcier ! », Clamartois d’adoption depuis 1996 : « À Clamart, le sport est sacrément bien imprégné. Beaucoup de clubs sportifs des Hauts-de-Seine sont issus de la ville et avec le grand complexe sportif dont elle dispose, c’est un apport conséquent. »

Le complexe sportif Hunebelle et son gymnase  Emilie Le Pennec constituent ainsi l’une des infrastructures majeures du sport clamartois, accompagnant les athlètes dans les meilleures conditions. Pas vraiment étonnant, donc, de voir Clamart trôner en tête des villes françaises les plus médaillées des JO (en dehors de Paris).

Six médailles, dont trois en or, une d’argent et deux de bronze. Figure principale de ce joli bilan, Romane Dicko a décroché l’or lors des épreuves mixtes - aux côtés de Kilian le Blouch, lui aussi de Clamart - et le bronze lors des individuelles. « Clamart a une tradition de ville ouvrière. Elle a longtemps abrité les ouvriers en automobile de la région parisienne. Donc cette identité d’abnégation et de dévouement physique est ancrée » conclut Jamy Gourmand. Clamart sera bien la ville qui fera briller la France aux Jeux : c’est pas sorcier.

Montpellier, tennis deux tables

Depuis quelques années, Montpellier à la chance de voir double. Forts de leur talent ainsi que d’une réussite insolente, les frères Alexis et Félix Lebrun ont en effet placé leur ville au centre de la carte du tennis de table mondial. Pas une surprise quand on occupe le podium au classement français et le top 20 mondial.

Dans le sillage de ces deux champions, pas étonnant donc de voir la ville se mettre au rythme des Jeux Olympiques, tant au niveau de ses athlètes que de ses infrastructures. Concernant ces dernières, plusieurs complexes sportifs montpelliérains ont ainsi été désignés comme centres d’entraînements officiels pour 25 disciplines au total (dont le handball, le basketball, le volley-ball, le beach-volley, le football, le tennis de table, la natation olympique et artistique, le water-polo, le rugby à 7, le BMX, le skateboard, l’athlétisme, l’escrime, le breaking et le judo). Et pour ce qui est du potentiel de médailles, on ne chôme pas.

Entre les frères Lebrun, Kévin Mayer pour le décathlon, Anthony Jeanjean (né à Béziers) en BMX, ainsi que le trio collectif composé de Marion Torrent (football), Valentin Porte (handball), et Nicolas Le Goff (volleyball). Recordman du monde décathlonien depuis 2018 et porteur de la flamme chez lui, Mayer fera donc son possible pour chercher l’or aux JO, après avoir décroché l’argent à Rio et Tokyo. Valentin Porte et Nicolas Le Goff, quant à eux, tenteront de réaliser le doublé après avoir été sacrés au Japon. A Montpellier, on participe et on gagne. 

On aurait pu citer encore tellement de villes pour illustrer le fait que le talent de nos athlètes prend ses racines aux quatre coins de l'hexagone et bien au-delà ! D'ailleurs, tu peux découvrir la ville d'origine de tous les athlètes de délégation française sur notre site avec la data visualisation que nous avons créée : data.equipedefrance.com

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