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Avant d'entrer dans la légende... ils sont passés par les Jeux Méditerranéens

CNOSF/DPPI

Pour certains, les Jeux Méditerranéens ont marqué leurs premiers pas sur la scène internationale. Pour d'autres, ils ont constitué une étape de plus dans une carrière déjà bien lancée. Mais pour beaucoup, ils ont surtout représenté une répétition générale avant les Jeux Olympiques : contrairement aux championnats du monde de leur discipline, les Jeux Méditerranéens offrent en effet le format si particulier d'une compétition multisports, avec une délégation tricolore, une tenue commune, des cérémonies d'ouverture et de clôture, un village des athlètes... Autant de rituels qui préfigurent, à plus petite échelle, l'expérience olympique. 

Une chose est sûre : plusieurs légendes du sport français ont participé à cette compétition avant d'écrire les plus belles pages de l’Équipe de France. Retour sur ces grands noms qui, avant d'entrer dans l'histoire, ont eux aussi fait un détour par les Jeux Méditerranéens.

 

Zinedine Zidane 

Agence TempSport

Il n'a encore jamais porté le maillot de l'équipe de France A. À 20 ans, le futur Ballon d'Or évolue avec les Bleuets, aux côtés notamment de Christophe Dugarry et Lilian Thuram, lorsqu'il dispute les Jeux Méditerranéens de Languedoc-Roussillon 1993. Zinedine Zidane y inscrit un but face à la Croatie, et le collectif français décroche une médaille de bronze. Un an plus tard, il fêtera sa première sélection chez les Bleus. La suite, elle, appartient à l'histoire.
 

Stéphane Diagana 

CNOSF/PRESSESPORTS

Une participation olympique à Barcelone 1992 déjà en poche, mais l'apogée de sa carrière encore devant lui : c'est dans cette configuration que Stéphane Diagana aborde l'été 1993. Aux Jeux Méditerranéens de Languedoc-Roussillon 1993, il remporte l'or avec le relais 4 × 400 m et décroche ainsi son premier grand titre international. Quatre ans plus tard, à Athènes, il écrira une des plus belles pages de l'histoire de l'athlétisme français en décrochant l'or mondial en 400 m haies. 

Je me rappelle d'une super ambiance, d’une super atmosphère dans une compétition avec des jeunes pour lesquels c’était une première, mélangés avec des athlètes plus expérimentés. 


Émilie Le Pennec

CNOSF/DPPI

Un an plus tôt, à Athènes 2004, elle faisait basculer la gymnastique française dans une nouvelle dimension en devenant la première championne olympique tricolore de l'histoire. Aux Jeux Méditerranéens d'Almería 2005, Émilie Le Pennec est déjà une star... et elle n'a que 17 ans. Elle repart avec trois médailles et confirme que son exploit d'Athènes n'avait rien d'un coup d'éclat.

 

Laure Manaudou

CNOSF/DPPI

Quand Laure Manaudou arrive aux Jeux Méditerranéens d’Almería 2005, elle est déjà devenue l'une des nageuses les plus célèbres de la planète grâce à ses trois médailles olympiques remportées à Athènes, un an plus tôt. Loin de ralentir le rythme, elle ajoute deux titres méditerranéens à son palmarès. À seulement 18 ans, la machine est lancée et les records du monde ne vont pas tarder à tomber.

 

Mélina Robert-Michon 

CNOSF/DPPI

Trois olympiades déjà au compteur quand elle s'impose comme l'une des valeurs sûres de l'athlétisme français. Entre Almería 2005 et Pescara 2009, Mélina Robert-Michon décroche l'or en Italie pour sa deuxième participation aux Jeux Méditerranéens. La suite ? Une carrière hors normes qui la mènera à l'argent olympique à Rio 2016, à deux podiums mondiaux, et à sept participations aux Jeux Olympiques. Et l'histoire n'est peut-être pas terminée…

« Ce sont des minis Jeux Olympiques donc c’est l’occasion pour ceux qui n’y ont pas encore participé de découvrir notamment un village partagé avec d’autres disciplines, c’est une bonne répétition pour les athlètes qui préparent les Jeux ! »

 

Camille Muffat 

CNOSF/PRESSESPORTS

Une jeune nageuse prometteuse, tout juste révélée aux Jeux Olympiques de Pékin : voilà ce qu'est Camille Muffat en 2009. À Pescara, elle décroche l'or sur le 200 m quatre nages. À cette époque, elle nage encore toutes les disciplines. Quelques mois plus tard, elle fait un choix décisif : se consacrer à la nage libre. Trois ans après, elle deviendra triple médaillée olympique à Londres 2012, dont un titre de championne olympique sur le 400 m nage libre.

 

Teddy Riner 

CNOSF/DPPI

Déjà double champion du monde, mais qu'importe : Teddy Riner n'en est encore qu'aux prémices de sa dynastie. Aux Jeux Méditerranéens de Pescara 2009, il poursuit tranquillement sa moisson de victoires, sans que le monde entier imagine que la décennie suivante fera de lui le plus grand judoka de l'histoire : trois titres olympiques en individuel, deux sacres olympiques par équipes, et une collection de onze titres mondiaux.

 

Romain Cannone 

CNOSF/KMSP

Médaillé d'argent aux Jeux Méditerranéens de Tarragone en 2018, Romain Cannone évolue alors encore dans l'ombre des têtes d'affiche de l'épée française. Trois ans plus tard, aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, il déjoue tous les pronostics en devenant champion olympique et offre à l'Équipe de France sa toute première médaille d'or de ces Jeux.

De Zidane à Cannone, ces trajectoires racontent la même histoire, à quelques décennies d'écart : celle d'athlètes encore en construction, venus chercher sur les rives de la Méditerranée les premiers galons d'une carrière qui allait, plus tard, s'écrire en lettres d'or. Autant de preuves que les prochains Jeux Méditerranéens de Tarente 2026 abritent peut-être, sans le savoir encore, les champions de demain.


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