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Marie Oteiza : "Les Jeux, un rêve qui a grandi progressivement en moi"

CNOSF/KMSP

Née à Hagetmau dans les Landes il y a 26 ans, Marie Oteiza fait partie du carré d’as du pentathlon moderne français avec Elodie Clouvel et les deux Valentin : Belaud et Prades. Même si elle n’a pas beaucoup rêvé dans sa jeunesse, elle va tout donner pour ses premiers Jeux Olympiques, à Tokyo 2020.

 

 

Comment es-tu devenue une championne de pentathlon moderne ?

C’est un peu du hasard et de la chance. Je faisais de la natation comme ma grande sœur qui était aussi très douée en course à pied. Elle s’est fait détecter pour le pentathlon et c’est comme ça que j’ai découvert cette discipline. Et je m’y suis mise l’année suivante. Je me suis un peu laissé porter et j’ai vu mes performances s’améliorer d’année en année. A 17 ans, on m’a proposé d’intégrer l’INSEP et j’y suis depuis neuf ans.

Et ta soeur?

En fait, elle ne s’est même pas lancée dans le pentathlon. Elle m’a juste fait découvrir ce sport. Elle a décidé de rester dans la natation qu’elle a pratiquée à un haut niveau jusqu’au bac et ensuite, elle a privilégié les études.

Tu es originaire des Landes, je crois ?

Oui, je suis d’Hagetmau, une ville qui est plus connue pour le rugby que pour le pentathlon.

Et as-tu essayé d’autres sports, le rugby peut-être ?

Non, mes cinq disciplines me suffisent et je n’ai pas vraiment le physique d’une joueuse de rugby (1,67 m pour 52 kg).

La France est plutôt en pointe dans cette discipline…

Oui, on a la chance d’être une nation qui a la prétention de revenir avec des médailles de Tokyo 2020 avec quatre athlètes engagés (1).

Tu es pensionnaire de l’INSEP depuis déjà neuf ans. C’est déjà un sacré bail?

Oui, c’est vrai. J’en connais tous les coins et les recoins. Les stades, les gradins, la cantine, tout…

 

Un rêve qui se concrétise sur le tard

 

Tu ne t’en lasses pas ?

Ah non. L’INSEP, j’adore. J’ai pas mal voyagé dans le monde et franchement, l’INSEP, c’est un des plus beaux centres d’entraînement national que j’ai pu voir. Ces murs en brique rouge, je crois que je ne m’en lasserai jamais. C’est magnifique.

Et que représentent ces premiers Jeux Olympiques pour toi ?

Forcément, c’est l’aboutissement de tant et tant d’heures de travail. De tellement d’acharnement. C’est aussi un rêve qui se concrétise sur le tard. C’est un rêve qui a grandi progressivement en moi et j’y vais avec plein de paillettes dans les yeux. Je ne pensais pas forcément aux Jeux quand j’étais plus jeune.

 

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CNOSF/KMSP

 

Ton parcours aussi été marqué par une sérieuse blessure à un genou, je crois ?  

Ce n’est pas une blessure très sérieuse. Mais c’est vrai que ça m’a perturbé un long moment. C’est une blessure d’usure au genou qui s’appelle le syndrome de l’essuie-glace. Ca m’a accompagné pendant à peu près quatre ans et je devais adapter mes entraînements en fonction de la douleur. Un jour la douleur a continué à grandir et elle est devenue tellement insupportable que je ne pouvais pas courir plus de dix minutes. Sur toutes les autres épreuves, ça allait mais la course, c’était impossible. Il s’en est suivi beaucoup de kiné, de renforcement musculaire. On a tout mis en place : des infiltrations, des semelles orthopédiques. Et ça n’a strictement rien fait. On a décidé de finalement m’opérer le genou droit en 2017, ce qui fait que cette année-là a été une année blanche.

Tu peux expliquer ce qu’est le syndrome de l’essuie-glace et en quoi consiste l’opération ?

En fait, cela vient d’un muscle que l’on a au niveau de la hanche et qui vient s’insérer avec une sorte de bandelette sur l’extérieur du genou. Lors de la course, cette bandelette effectue un mouvement d’essuie-glace sur l’os. La répétition provoque une inflammation et au bout d’un moment, la bandelette s’épaissit et plus ça s’épaissit plus ça frotte et plus ça frotte plus c’est douloureux.

Et maintenant plus aucune douleur ?

Non, je touche du bois. Il n’y a plus rien. Quand le médecin de l’INSEP (Romain Rousseau) a ouvert, mon genou était en piteux état et il a fallu tout nettoyer. Et depuis, que tout est propre, je n’ai pas eu de récidive.

Ton sport n’est pas très connu, ni très médiatisé. Est-ce-que cela t’est égal ou aimerais-tu contribuer à le rendre plus connu ?  

Forcément, j’aimerais qu’il soit plus connu. J’ai la chance de pouvoir être professionnelle grâce à mes différents contrats, notamment avec l’Armée. C’est un confort énorme pour un sport aussi intimiste comme le nôtre d’avoir quand même de gros partenaires comme ceux qui m’accompagnent.

 

Tu es professionnelle dans ton sport mais as-tu un autre projet en parallèle ?

Je suis inscrite depuis l’an passé dans une école d’immobilier à Levallois qui s’appelle l’ESPI. L’idée était que je prenne un an après les Jeux pour m’y consacrer et valider mon année mais avec le retard dans le calendrier, je ne sais pas si je vais m’y mettre avant 2024. En tous cas, j’ai très hâte de commencer. C’est un domaine qui m’a toujours plu. Je m’étais un peu fermé des portes. J’avais déjà une licence STAPS en poche. Mais je voulais vraiment trouver un domaine qui m’attire après ma carrière et cette école a accepté de m’accompagner jusque-là.

Pour finir, je voulais savoir quelles étaient les origines de ton nom Oteiza ?

C’est un nom qui est basque espagnol. Ce sont mes origines paternelles. Ce sont en fait mes grands-parents qui se sont installés en France et qui ont eu mon papa et ma tati en France…

 

 

  1. Valentin Belaud, Valentin Prades, Elodie Clouvel et Marie.
  2. Le pacte de performance a été signé par le groupe BPCE avec plus de 80 athlètes afin de leur faciliter le double projet sportif et professionnel afin de leur permettre de préparer sereinement les Jeux de Paris 2024. Le groupe BPCE regroupe de grandes banques comme la Banque Populaire, les Caisses d’Epargne, Natixis, le Crédit Coopératif, la CASDEN, le Crédit Coopératif et la banque Palatine.

 

 

 

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