Jeux Méditerranéens de Tarente 2026 : découvrez les porte-drapeaux de la délégation française !
Élus par la Commission des athlètes de haut niveau (CAHN) du CNOSF parmi une liste de candidats proposés par les fédérations sportives engagées, Eloïse Vanryssel (escrime) et Souleyman Alaphilippe (taekwondo) seront les deux porte-drapeaux de la délégation française aux Jeux Méditerranéens de Tarente 2026.
A 5 jours de la cérémonie d'ouverture ils partagent leur joie et l’honneur que cela représente.
Comment avez-vous appris que vous aviez été élus par la Commission des athlètes de haut niveau (CAHN) du CNOSF comme porte-drapeaux de la délégation française ?
E.V : Je suis actuellement en vacances au Japon où j’ai assisté au Festival d’Obon. Le 15 août, Arnaud Jean, le chef de mission a essayé de m’appeler plusieurs fois mais mon portable était coupé. En sortant des festivités, j’ai reçu un message de mon président de fédération (Rémy Delhomme) qui me disait de me rendre disponible. Je me suis dit « il doit y a quelque chose d’important ». J’ai vu le message d’Arnaud, missionné par la présidente du CNOSF, Amélie Oudéa-Castéra, pour annoncer ma sélection au poste de porte-drapeau.
S.A : J’ai aussi reçu un coup de téléphone d’Arnaud Jean. Ma première réaction a été un mélange de surprise et de fierté. Après avoir vécu mes premiers Jeux à Paris, représenter la France à nouveau, mais cette fois-ci avec le rôle de porte-drapeau, c’est quelque chose de très fort. C’est une responsabilité et un honneur incroyables.
Quelle a été votre première réaction ?
E.V : J’ai été très ému.e d’avoir été choisi.e par ma fédération qui a proposé ma candidature. Cela me donne l’impression de bien incarner les valeurs de mon sport et d’avoir leur confiance pour représenter celui-ci. Ce soir-là, je m’en souviendrai. Je sortais du feu d’artifice, je fêtais les 3 ans de relation avec ma conjointe qui est devenue ce soir-là ma fiancée, et j’ai reçu l’appel d’Arnaud qui s’est ajouté à cette belle journée.
Est-ce que vous connaissiez votre binôme de porte-drapeau avant cette annonce ?
E.V : Pour l’instant je ne connais Souleyman que de nom, j’ai hâte de le rencontrer. Il se trouve que pendant un moment j’ai eu une colocataire taekwondoïste à l’INSEP (Kanélya Carabin). Ça m’a permis de m’intéresser à ce sport. Aux derniers Jeux Méditerranéens à Oran en 2022, j’ai eu l’occasion d’aller voir des combats et j’ai hâte d’en revoir cette année. De plus, j’ai vu qu’il faisait également partie de l’Armée de Terre, ça nous fait un point commun.
S.A : Je ne connaissais pas non plus Eloïse avant cette annonce mais le fait de partager ce rôle de porte-drapeau, ce sera l’occasion d’échanger et de faire connaissance durant cette édition des Jeux Méditerranéens.
Que représentent les Jeux Méditerranéens pour vous ?
E.V : C’est une vraie opportunité de montrer qui on est, d’obtenir des médailles et des médailles de valeur, car autour de la Méditerranée, il y a de grandes nations qui sont représentées. Ce n’est pas une compétition facile. Mais c’est aussi, au même titre que les Universiades et les Jeux Olympiques, une compétition avec plein de sports et de cultures différentes, donc une belle opportunité de rencontrer d’autres athlètes, de parler, d’échanger des moments, des souvenirs et des pin’s aussi. Je remercie ma fédération pour cette sélection et l’opportunité de représenter la France et mon sport.
S.A : C’est une compétition très importante, mais aussi une expérience humaine et sportive avec le côté olympique d’avoir un village. C’est une première expérience dans le monde olympique. J’ai fait mes premiers Jeux Méditerranéens à Oran en 2022, et c’était une expérience incroyable avec l’ambiance du village et tous les sports présents. C’est une belle occasion de représenter la France à haut niveau avec tous les pays du bassin méditerranéen.
Avec quelles ambitions abordez-vous cette édition 2026 ?
E.V : L’objectif est clair : prendre du plaisir, engranger de la confiance et débuter la saison ainsi que les deux années à venir sur de bonnes bases. Les Jeux Méditerranéens sont la première compétition d’une longue série qui m’amènera, je l’espère, jusqu’aux Jeux Olympiques, l’objectif final. Après, comme dans toutes les compétitions auxquelles je participe, j’ai envie de gagner. J’y vais avec cette ambition de mordre l’or sur le podium.
S.A : Sur le plan sportif, j’aborde cette édition avec beaucoup d’ambition, concrètement celle d’aller chercher la médaille d’or. Depuis les derniers Jeux Méditerranéens d’Oran 2022, j’ai beaucoup progressé. Il y a eu les Jeux Olympiques de Paris 2024, donc l’ambition est clairement d’aller chercher la médaille d’or. Après la compétition, je souhaite profiter de chaque moment au village et avec la délégation française.
Que représente ce rôle de porte-drapeau ?
E.V : Ce rôle est vraiment symbolique. Lors de l’ouverture, être devant pour porter le drapeau de la France, suivi.e de tous les athlètes, rien qu’en y pensant, ça me donne la chair de poule. C’est une responsabilité que je porte avec une immense fierté. Ça me rappelle aussi d’où je viens. Avant, je n’aurais peut-être pas été sélectionné.e pour ça, et c’est normal. Le changement qui a eu lieu entre-temps est fou et il représente beaucoup pour moi. Ça permet aussi de représenter les athlètes, de leur donner de l’énergie, de montrer que chaque athlète de cette délégation a sa place, peu importe qui l'on est et d’où l'on vient.
S.A : Pour moi, cela représente énormément. C’est bien plus que porter le drapeau de la France lors de la cérémonie d’ouverture : c’est aussi représenter l’ensemble des athlètes français et toutes les valeurs qui nous rassemblent. J’ai la chance et l’honneur d’avoir ce rôle pour cette édition, et c’est une responsabilité que je prends à cœur et que j’espère honorer.
Être porte-drapeau, c’est aussi fédérer toute une délégation. Comment comptez-vous créer cette dynamique collective ?
E.V : La dynamique collective se crée avec de la présence. Tous les athlètes doivent aller voir les autres disciplines dès que leur calendrier le permet. Mon objectif, c’est d’être au premier rang dès que possible pour donner de la voix, donner du cœur et soutenir au mieux. J’espère aussi que le coin France sera un vrai lieu d’échanges et de rencontres. Je compte bien découvrir tous les athlètes que je ne connais pas encore, créer du lien avec eux, inclure tout le monde et faire en sorte que l’inclusion soit au centre de tout lors de ces Jeux Méditerranéens, notamment au camp France. En un mot, j’espère que je vais découvrir de belles personnes et montrer que j’en suis une.
S.A : La meilleure façon de fédérer la délégation sera d’être accessible et de créer du lien avec les autres athlètes français. On vient tous de fédérations différentes, de disciplines différentes, mais on partage tous la même chose : le fait de représenter la France au plus haut niveau. Essayer de profiter au maximum de cette expérience, d’échanger et de s’encourager les uns les autres, cela va créer une vraie énergie collective. Une compétition comme celle-ci, c’est beaucoup plus.
Quel message souhaitez-vous transmettre à votre binôme de porte-drapeau ainsi qu’à l’ensemble de la délégation française avant le départ pour Tarente ?
E.V : Souleyman, prépare tes bras : on va porter haut les couleurs de la France !
S.A : Je suis très heureux de partager cette aventure avec Eloïse. On va vivre quelque chose d’exceptionnel, et il faudra le vivre à 100 %.
E.V : À toute la délégation : donnez tout, profitez de chaque seconde de ces Jeux Méditerranéens, ne vous fixez aucune limite. Tarente est à nous. On va faire du bruit !
S.A : Pour tous les athlètes, profitez de chaque moment, de chaque instant. Soyez fiers de représenter la France au plus haut niveau, n’oubliez pas tout ce que vous avez dû donner pour en arriver là. Donc donnez-vous à 100 %, sans stress, vous savez ce que vous avez à faire.