Avant d'être des champions, ils sont passés par les Jeux Olympiques de la Jeunesse...
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Avant de monter sur les plus grands podiums internationaux, certains champions de l’Équipe de France ont d’abord vécu une première expérience olympique… aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.
Pour certains, les Jeux Olympiques de la Jeunesse ont été l’occasion de décrocher leur premier grand résultat international. Pour d’autres, ils ont surtout constitué une première immersion dans l’univers olympique : vivre en village avec des sportifs venus du monde entier, porter les couleurs de son pays, participer aux cérémonies d’ouverture et de clôture, découvrir la vie en délégation… Autant d’expériences qui donnent un premier aperçu de ce que seront, quelques années plus tard, les Jeux Olympiques.
À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, on revient sur plusieurs athlètes français passés par les Jeux Olympiques de la Jeunesse, avant de devenir des figures de l’Équipe de France Olympique.
Singapour 2010
Tony Yoka
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À 18 ans, Tony Yoka est encore un jeune espoir de la boxe française. Entraîné par son père depuis l’enfance et installé à l’INSEP depuis 2009, il arrive aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Singapour 2010 en tant que vice-champion du monde juniors.
Il repart des Jeux Olympiques de la Jeunesse avec l’or autour du cou. Une première expérience internationale qui précède de quelques années les plus grands succès de sa carrière : champion du monde en 2015, puis champion olympique des +91 kg aux Jeux de Rio 2016.
Mehdy Metella
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Originaire de Guyane, Mehdy Metella se révèle aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Singapour 2010 en remportant le titre sur 100 m nage libre. Une première médaille d’or sur la scène internationale qui lance une carrière rythmée par les podiums internationaux.
En 2015, il devient champion du monde du relais 4 x 100 m nage libre à Kazan. Un an plus tard, il décroche l’argent olympique dans cette même épreuve aux Jeux de Rio 2016. Il ajoutera ensuite un bronze mondial sur 100 m nage libre, à Budapest, en 2017 et un titre européen avec le relais 4 x 100 m quatre nages mixte, à Glasgow, en 2018.
Simon Gauzy
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Il tient sa première raquette à seulement 8 ans et fait déjà partie des grands espoirs du tennis de table français lorsqu’il rejoint la délégation française pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Singapour 2010. Cette même-année, il décroche également son premier podium européen chez les seniors avec le bronze par équipes, à Ostrava.
La suite confirme les promesses entrevues chez les jeunes : Simon devient vice-champion d’Europe en simple à Budapest en 2016, puis vice-champion du monde par équipes à Busan, en 2024. Une médaille historique pour le tennis de table français, avant une nouvelle récompense sur la scène olympique quelques mois plus tard avec le bronze par équipes aux Jeux de Paris 2024.
Nankin 2014
Camille Prigent
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Le kayak slalom, Camille Prigent le connaît depuis toujours. Ses parents ont eux-mêmes brillé dans la discipline et, à 17 ans, elle s’offre l’or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nankin 2014.
Elle devient championne du monde des moins de 23 ans en 2018, puis accumule les podiums européens par équipes. En 2023, à Lee Valley, elle décroche l’argent aux championnats du monde de kayak cross, avant de monter à nouveau sur un podium européen à Tacen en 2024.
Léa Labrousse
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Aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nankin 2014, Léa Labrousse termine au pied du podium, à la 4e place du concours de trampoline. Une première expérience olympique qui marque le début d’un parcours international particulièrement riche.
La même année, elle intègre l’équipe de France et participe à ses premiers championnats du monde. Elle devient championne d’Europe en synchronisé à Valladolid en 2016, remporte les Jeux Européens de Minsk en 2019, puis décroche l’argent européen à Sotchi en 2021 et l’argent mondial en synchronisé à Sofia en 2022.
Elle connaîtra ensuite les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, puis ceux de Paris 2024.
Pauline Mahieu
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À seulement 15 ans, Pauline Mahieu découvre l’univers olympique à Nankin 2014. La nageuse française est alors considérée comme l’un des grands espoirs de sa génération.
Quelques années plus tard, elle s’installe parmi les meilleures nageuses françaises du dos. En 2022, elle décroche l’argent mondial avec le relais 4 x 100 m quatre nages à Rome, avant de battre en 2023, lors des championnats du monde de Fukuoka, le record de France du 100 m dos détenu jusqu'alors par une certaine Laure Manaudou.
Après avoir participé à ses premiers Jeux Olympiques à Paris 2024, elle poursuit sa progression au plus haut niveau et devient vice-championne d’Europe lors des championnats organisés à Paris, en 2026.
Alexis Jandard
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Après neuf années de gymnastique, Alexis Jandard se tourne vers le plongeon en 2013. Un an plus tard, il intègre l’équipe de France et participe aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nankin 2014.
La suite de son parcours le mène rapidement vers les podiums internationaux. Médaillé de bronze aux Jeux Européens en 2015 puis en 2023 à Cracovie, il décroche également le bronze aux championnats du monde de Fukuoka en 2023 au tremplin de 3 m synchronisé, avec Jules Bouyer.
Il participera ensuite à deux éditions des Jeux Olympiques : Tokyo 2020 et Paris 2024.
Louise Cervera
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Originaire de Mandelieu, Louise Cervera grandit au bord de la Méditerranée et se spécialise dans l’ILCA 6, un dériveur particulièrement exigeant.
Après avoir manqué de peu sa qualification pour les Jeux de Tokyo 2020, elle poursuit son parcours avec détermination et décroche finalement sa place pour les Jeux de Paris 2024, à domicile. Une première participation olympique vécue sur ses eaux, avant de poursuivre son ascension jusqu’au titre de championne du monde.
De Singapour à Dakar
De Tony Yoka à Louise Cervera, chaque parcours est différent, mais le point de départ est le même : des jeunes athlètes encore en construction, qui ont découvert l’expérience olympique bien avant de s’installer parmi les meilleurs de leur discipline.
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont une première porte d’entrée vers le monde olympique. Une occasion de se confronter au haut niveau, de vivre une première expérience en délégation et, surtout, de commencer à écrire une histoire qui peut mener jusqu’aux plus grands rendez-vous.
Alors, à l'aube de Dakar 2026, une question se pose : parmi les jeunes athlètes qui vivront leurs première expérience olympique, qui écrira demain les prochaines grandes pages de l’Équipe de France ?