Première médaille d'or... Le récap du jour 2
Para snowboard : deux parents, deux histoires
Première médaille d'or pour la France grâce à la victoire de Cécile Hernandez en snowboardcross. A 51 ans, la championne paralympique conserve son titre. Pleine d'audace, elle tente un moove risqué sur une porte intérieure, prend le lead et ne lâche plus cette première place. Quelques secondes plus tard, elle franchit la ligne d'arrivée devant les yeux de sa fille à qui elle dédie cette médaille. "Les sacrifices et la discipline ont fini par payer, et aujourd’hui, je l’ai fait. Depuis que ma fille est toute petite, je lui ai promis qu’elle viendrait me voir gagner un titre aux Jeux Paralympiques. Cette médaille représente tout le travail accompli, tout mon investissement personnel et professionnel. J’ai encore du mal à y croire, mais quand je regarde ma fille, je comprends que c’est réel. "
De son côté, Maxime Montaggioni réalise un quart de finale monstrueux. Comme il y a quatre ans, il se retrouve face au Chinois Wang Pengyao et au Japonais Masataka Oiwane. Revanche sur Pékin 2022, après avoir battu le Chinois qui avait réalisé le meilleur temps des qualifications hier, il passe enfin le cap de la demi-finale. Mais celle-ci tourne à la frustration. Bien dans ses mouvements et avec une excellente glisse aujourd’hui, il se retrouve bloqué par ses concurrents et ne peut repasser devant. Engagé en petite finale, le jeune papa chute et termine à la 6ᵉ place. "Je suis outré. J’avais les armes aujourd’hui pour aller chercher une médaille, mais on me coupe l’herbe sous le pied."
Para biathlon : une course exigeante
Côté Tesero se dispute l’individuel 12,5 km, un format long et exigeant disputé sur une piste toujours aussi sélective.
Champion paralympique en titre, Benjamin Daviet prend la 8e place avec deux fautes au tir. Le Français est resté au contact sur les premiers tours avant de céder un peu dans le final sur une piste très exigeante physiquement. « Sur le tir, je fais des fautes de débutant. Sur les skis je mets tout, mais cette piste fait vraiment mal. Sur la fin, je commence à piocher et je compense beaucoup avec le haut du corps », confie-t-il à l’arrivée.
©CPSF/KMSP
Dans la catégorie « déficients visuels », Anthony Chalençon, guidé par Florian Michelon, termine 9e. Le duo tricolore laisse filer du temps sur le pas de tir avec six fautes, malgré de bonnes sensations sur les skis « Je suis en forme, sur les skis ça va bien ! Au tir, il y a eu quelques petites balles avec de faux engagements, parfois un manque de confiance : ça hésite et ça sort. Mais comme hier, j’ai essayé jusqu’au bout de corriger ».
Son guide Florian Michelon retient lui aussi l’engagement mis jusqu’au bout : « C’était une course longue et très exigeante, avec cette fameuse montée qui casse bien les pattes. J’ai pris beaucoup de plaisir à guider aujourd’hui. Hier il y avait un peu de tension pour la première course, mais une fois passée, ça allait mieux. Il manque encore un petit peu au tir, mais on a continué à travailler jusqu’à la fin. Il reste trois belles courses où l’on peut jouer devant, donc on garde la tête haute et on repart au combat. »