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Les Bleus du badminton veulent confirmer leur nouveau statut

CNOSF/KMSP

À quelques jours du début des championnats du monde à New Delhi, Toma Junior Popov, Christo Popov et Alex Lanier abordent ce nouveau grand rendez-vous avec une ambition nouvelle. Après une année riche en résultats historiques pour le badminton français, les trois représentants tricolores veulent désormais confirmer cette dynamique au plus haut niveau.

Avant de s’envoler pour l’Inde, Toma Junior Popov, Christo Popov et Alex Lanier sont prêts à en découdre. Pour les trois Français, une chose est sûre : la préparation est désormais derrière eux. Place désormais à la compétition.

« Je me sens serein, confiant au vu des derniers résultats réalisés. Surtout très motivé et hâte d'en découdre sur le terrain à New Delhi », résume Toma Junior Popov. Une confiance qui ne doit rien au hasard. Après plusieurs années d’apprentissage au plus haut niveau et une expérience olympique à Paris 2024, le Français estime que chaque grande compétition a permis de progresser dans sa manière d’aborder les rendez-vous majeurs.

Avec son frère cadet Christo, il a notamment participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 avant de décrocher ensemble, en 2025, le titre européen en double hommes. Une expérience qui sert aujourd’hui une préparation toujours plus précise. « Au vu des expériences qu'on a eues sur les précédentes années avec les Jeux Olympiques de 2024 et les mondiaux à Paris l'année dernière, on a su en tirer des leçons. », explique-t-il.

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Une préparation optimisée dans les moindres détails

Pour préparer les mondiaux de New Delhi, les frères Popov ont notamment travaillé dans leur club à Fos-sur-Mer, où ils ont organisé un camp international réunissant plusieurs délégations. Une semaine intense, mais aussi l’occasion de retrouver cette émulation qui caractérise leur quotidien.

Alex Lanier a lui aussi abordé cette préparation en plusieurs temps. Après un important bloc physique avant l’Open du Japon 2026 (Super 750), le Français a progressivement réduit la charge pour arriver avec davantage de fraîcheur. « On a essayé de retrouver de la fraîcheur, de se concentrer davantage sur le badminton et sur les sensations », explique-t-il.

À l’approche de la compétition, les entraînements sont donc plus courts, mais plus intenses. Le travail de fond, lui, a été réalisé en amont. « Tout le travail a été fait en amont. Maintenant, c'est juste essayer de peaufiner et de trouver les bons repères », poursuit le joueur de 21 ans.

Une approche qui traduit aussi une certaine maturité. Alex Lanier le reconnaît : impossible de savoir avant le premier match si tous les choix auront été les bons. Mais la confiance est là. « Je n'ai aucun doute sur ce qu'on a fait. »

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Des ambitions qui ont changé de dimension

Cette confiance s’explique aussi par les résultats accumulés ces derniers mois. En mai 2026, Alex s’est offert l’Open de Singapour, son deuxième titre en Super 750. En juillet dernier, Christo s’est imposé sur l’Open du Japon (Super 750) tandis que Toma Junior est lui, finaliste de l’Open de Chine (Super 1 000), une performance encore inédite pour un Français.

On vise minimum la médaille, quoi qu'il arrive.

Pour Christo, l’objectif est désormais de s’inscrire dans la continuité de cette dynamique : « On va essayer d'aller chercher des médailles mondiales maintenant. »

L’aîné de la fratrie, Toma Junior, affiche lui aussi une ambition claire : « On vise minimum la médaille, quoi qu'il arrive. » Une ambition qu’il estime légitime après les performances réalisées par la nouvelle génération française.

Mais pas question pour autant de se projeter trop vite. « Il faut y aller match après match », rappelle-t-il. Même logique pour Alex Lanier, qui préfère se concentrer sur chaque rencontre plutôt que sur une éventuelle médaille. « Tous les matchs sont durs en simple. Tous les matchs vont être accrochés. C'est important aussi de se concentrer sur chaque match, un par un. »

Une façon de gérer la pression qui permet aussi de ne pas perdre de vue le chemin parcouru.

Se pousser, se challenger… et se dépasser

Car derrière les résultats individuels se cache une véritable dynamique collective. Les trois Français évoluent dans le même écosystème, se connaissent, s’entraînent ensemble et partagent les mêmes ambitions. Mais cette proximité crée aussi une concurrence qui, loin de les diviser, les pousse vers le haut.

« On se tire les uns les autres. Si quelqu'un fait un résultat, les autres suivent derrière », raconte Toma Junior. Une forme de jeu du chat et de la souris, où chaque performance française devient une nouvelle référence à dépasser.

Christo partage cette vision : « On est tirés vers le haut par les résultats, mais également tout ce qui se passe aussi en extra sportif. C'est-à-dire, quand il y en a un qui fait un résultat, il y a aussi pas mal d'émulations sur les entraînements, il faut aller chercher aussi beaucoup de qualité à l’entraînement pour progresser chacun de son côté. »

La relation entre les trois hommes résume finalement assez bien la dynamique actuelle du badminton français : un collectif soudé, mais composé de compétiteurs qui veulent être les meilleurs.

« Chacun d'entre nous veut être numéro 1 », reconnaît Christo.

Et cette concurrence ne s’arrête d’ailleurs pas aux frontières de l’équipe de France. Pour Alex Lanier, voir un joueur performer, qu’il soit français ou non, nourrit naturellement l’envie de faire mieux. « Quand on voit quelqu'un gagner, ça nourrit forcément quelque chose en nous. On a aussi envie d'être à la place de la personne qui gagne. » 

Une rivalité saine, devenue donc moteur de progression.

Los Angeles déjà dans un coin de la tête

À deux ans des Jeux de Los Angeles 2028, cette dynamique ouvre naturellement de nouvelles perspectives. La qualification olympique débutera en mai 2027 et les performances réalisées d’ici là auront leur importance. 

« La qualification au badminton est très longue. Elle dure un an. Elle commence en mai 2027. C'est presque demain. », sourit Toma Junior, qui ambitionne d’ici là de se rapprocher du top 10 mondial.

Christo, lui, assume déjà la perspective olympique : « Toutes les étapes jusqu'à Los Angeles vont être très importantes pour se préparer. » Et l’objectif, une fois qualifié, est à la hauteur de l’ambition affichée depuis plusieurs mois : « Aller chercher une médaille olympique, peut-être la première médaille olympique de la France en badminton. »

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Après plusieurs saisons marquées par des performances inédites, les trois badistes français ont désormais une nouvelle occasion de confirmer cette dynamique à New Delhi. Et peut-être ajouter un nouveau chapitre à l’histoire de leur sport qui, depuis quelques années, s’écrit en lettres majuscules.


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