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Slalom géant (F) : une forte envie de surprendre les favorites chez les Bleues

Camille Cerutti lors de l'épreuve du super-G aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026

CNOSF / KMSP

La conférence de presse de l’équipe de France féminine de ski alpin dédiée au slalom géant a permis de poser un cadre clair avant l’épreuve qui se tiendra ce dimanche. Trois Françaises sont engagées : Doriane Escané, Clara Direz et Camille Cerutti, cette dernière n’étant pas présente devant les médias, mais bien intégrée au groupe.

Le directeur technique de l’équipe de France féminine de ski alpin, Lionel Pelissier, a d’abord présenté un collectif construit sur des profils complémentaires. Concernant Doriane Escané, il a rappelé son parcours qui est en nette progression. « Doriane a déjà fait quelques grands événements, sur les championnats du monde, elle a fait le parallèle, elle a aussi fait du géant », a-t-il expliqué, avant de souligner sa dynamique actuelle. « Elle fait de très bons résultats en Coupe d’Europe. Elle a du mal à passer le cap en Coupe du monde, mais c’est en train de se passer », a-t-il analysé, justifiant sa sélection par « du bon ski » et l’envie de la voir « se libérer à ce niveau-là ».

« Elle a un gros niveau à l’entraînement »

Sur Clara Direz, Lionel Pelissier a insisté sur le fait que son potentiel est déjà connu. « C’est une fille qui a déjà pas mal de vécu sur la Coupe du monde », a-t-il rappelé, citant sa 5e place à Mont-Tremblant cette saison. « Elle a un gros niveau à l’entraînement », a-t-il poursuivi, tout en reconnaissant un axe de travail précis. « On sait qu’elle a parfois du mal à gérer son stress en course », a-t-il expliqué, évoquant un travail ciblé pour lui permettre « de skier à son vrai niveau ».

Enfin, Camille Cerutti, absente de la conférence de presse, complète ce trio avec un profil polyvalent. Lionel Pelissier l’a présentée comme « la plus polyvalente du groupe », capable d’évoluer en descente, super-G et géant. S’il a évoqué « quelques problèmes de dos » ayant freiné son programme, la dynamique actuelle est positive. Camille Cerutti arrive en confiance après une 8e place en super-G, une 12e place dans le combiné par équipes et une 23e place en descente, confirmant un état de forme solide à l’approche du géant.

Sur les ambitions, le message du staff est volontairement lucide. « On n’est pas la discipline la plus forte cette année », a reconnu Lionel Pelissier, avant d’assumer une approche opportuniste. « Les Jeux Olympiques, on sait ce qui peut se passer », a-t-il glissé, précisant que l’objectif est clair : « si une porte s’ouvre, il faudra s’y engouffrer ». Sans pression de médaille imposée, le mot d’ordre reste l’expression totale. « Il va falloir qu’elles s’expriment à 100 % pour aller chercher quelque chose d’improbable », a-t-il résumé.

« Ça va nous enlever un peu de pression pour le reste »

La médaille remportée par Romane Miradoli en super-G a naturellement été évoquée. « Ça va nous enlever un peu de pression pour le reste », a reconnu Lionel Pelissier, tout en rappelant que « dans les disciplines qui arrivent, la France n’est pas favorite ». Sur la piste de Cortina, le directeur technique s’est montré précis. « Les trois quarts du parcours, ce sont des pentes moyennes », a-t-il décrit, expliquant que ce profil « convient très bien aux qualités de Clara Direz », capable de « pousser les virages » et de créer de la vitesse dans les mouvements de terrain.

Face aux journalistes, Doriane Escané a livré un discours d’une grande franchise. « Je n’ai pas d’attente spécifique », a-t-elle confié, rappelant qu’elle ne s’imaginait pas forcément aux Jeux au départ. « J’ai vraiment envie de prendre cette chance », a-t-elle affirmé, portée par une volonté claire : donner 100% de ce qu’elle peut donner. Sur l’approche tactique, elle n’a laissé place à aucun calcul. « Je vais donner 100% de ce que je peux donner, quitte à sortir », a-t-elle annoncé, assumant une tactique de course «pour ne rien regretter».

« J’ai juste envie de faire le ski simple, qui marche »

Même état d’esprit chez Clara Direz, inspirée mais lucide après la médaille de Romane Miradoli. « Ça inspire », a-t-elle reconnu, ajoutant que cela permet de se dire « pourquoi pas moi ». Si la pression reste présente, l’expérience olympique de Pékin lui offre un cadre plus stable. « Je pense que je serai moins éparpillée », a-t-elle expliqué. Sur la stratégie, elle a été claire. « J’ai juste envie de faire le ski simple, qui marche », a-t-elle insisté, convaincue que ce choix peut « rivaliser avec les meilleures » sur une course d’un jour.

À quelques heures du géant, l’équipe de France féminine veut s'y présenter avec la conviction suivante : accepter le risque pour saisir toutes les opportunités qu’un rendez-vous olympique peut offrir.


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