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Antholz en Bleu-Blanc-Rouge !

150 fous dans la nuit

Samedi 7 février, 23h40, Lyon. Deux bus attendent sur le quai. L’un peut accueillir 80 personnes, l’autre 70. À l’intérieur, des sacs à dos, des drapeaux soigneusement pliés, des grosses têtes des athlètes et surtout une excitation palpable. Les 150 supporters présents n’ont pas été tirés au sort. Ils ont dû envoyer une vidéo de motivation. Se présenter, convaincre, promettre qu’ils seraient prêts à traverser l’Europe pour pousser derrière les biathlètes français.

Dans un bar lyonnais, avant le départ, les chants montent déjà. Les anciens de Paris 2024 retrouvent leurs repères. Les leaders du programme, toujours engagés, orchestrent les premières clameurs. Autour d’eux, des familles, des couples, des amis, des supporters venus seuls, et même un athlète Romain Wolniewicz, paralympien d’été présent à Paris 2024. Cette fois, il n’est pas en compétition. Il est dans le bus, pour soutenir nos Bleus. L’Équipe de France ne s’arrête pas aux disciplines.

Des parcours différents, des âges différents, une même énergie.

 

Treize heures pour quelques minutes qui comptent

À 23h40, les moteurs démarrent. Treize heures de route à l’aller, treize heures au retour. La nuit s’étire entre discussions passionnées, silences, fatigue et éclats de voix. Les Dolomites apparaissent au petit matin. La vallée d’Antholz-Anterselva s’ouvre.

L’Anterselva Biathlon Arena est un stade posé au cœur des montagnes. Un décor brut. Un théâtre idéal pour les grandes émotions.

 

D'une seule voix

La répartition est simple : 100 supporters en bord de piste, 50 en tribunes.

Les 100 au pied de la piste donnent le ton. Les drapeaux, les chants répétés jusqu’à l’enrouement, les tambours improvisés avec des hampes en guise de baguette et des gourdes en guise de caisse, les grosses têtes... Très vite, d’autres Français présents sur le site se rapprochent. L’énergie attire. La ferveur rassemble.

En tribunes, les 50 sont visibles. Les drapeaux tricolores découpent le paysage. Les chants répondent à ceux du bord de piste. La vallée résonne français. Ce n’est plus un groupe. C’est un bloc.

Le souffle coupé avant chaque tir des Bleus, un cri à chaque cible touchée, puis une joie explosive au 5/5 de Julia Simon. Les Bleus vont tout droit vers la première médaille d'Or de la France lors de ces Jeux de Milan-Cortina 2026. Et nos supporters exultent, joie partagée avec tous les spectateurs qui souhaitaient faire la fête. Les Allez les Bleus prennent parfois un accent danois, parfois un accent italien. C'est ça, être supporter aux Jeux !

CNOSF / Sam Rouan

La course passe. Le collectif reste.

Au fil des épreuves, les liens se créent. Des inconnus deviennent solidaires. On partage un café, une écharpe, un cri au moment d’un tir décisif. Les galères logistiques deviennent des anecdotes que l’on racontera plus tard.

Dans le froid italien, 150 personnes aux profils radicalement différents se retrouvent autour d’un même amour : le sport et l’Équipe de France.

Les leaders présents depuis Paris 2024 sont toujours là. Les nouveaux comprennent ce que signifie faire 26 heures de bus pour soutenir les siens. Il ne reste plus que ça : le drapeau, les chants, la fierté.

Voici le contenu des deux frères Strohl (LTDG),qui nous ont accompagné lors de ce périple, qui résume en l'espace de quelques minutes cette expérience folle que 150 supporters du programme Allez les Bleus ont pu vivre : https://www.instagram.com/p/DUjBQNiDelp/?hl=fr


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