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« Depuis 3-4 ans, ça a été compliqué pour revenir à mon meilleur niveau » : Quentin Fillon Maillet, sacré champion olympique du sprint

CNOSF/KMSP

Cinq jours après l'or sur le relais mixte, le biathlète Quentin Fillon Maillet a récidivé sur le sprint ce vendredi 13 février. Auteur d'une course parfaite, le tricolore s'est offert un deuxième titre olympique aux Jeux de Milan-Cortina 2026, le quatrième de sa carrière. Interview. 

« Quentin, vous venez de décrocher votre quatrième titre olympique, est-ce que vous réalisez cet exploit ? 

Je ne sais pas quoi dire, c’est tellement fort. C’est plus grand que moi tout ça. Cette course, je la dédie à ma compagne parce qu’on attend un enfant tous les deux. Je le sais depuis quatre mois et demi, mais je voulais attendre le titre olympique pour en parler publiquement. Ma compagne Lydie m’accompagne depuis longtemps. Elle m’a aidé à franchir toutes ces étapes et d’aller chercher tout ça. Devenir papa, c’est une émotion très forte.

Vous avez réalisé la course parfaite, sur les skis et derrière la carabine. On imagine que c’était magique… 

Depuis 3-4 ans, ça a été compliqué pour revenir à mon meilleur niveau. Il y avait beaucoup de doutes au niveau du tir. J’ai beaucoup gambergé. Mais aujourd’hui, j’ai réussi à construire ce que je voulais, c’est incroyable ! Me dire que j’ai quatre médailles olympiques, c’est dingue. C’est aussi le deuxième titre sur cette olympiade, c’est fabuleux. Certains ont dit qu’à 33 ans, je devenais trop vieux pour le circuit, je prouve le contraire aujourd’hui. Je suis ici, je me fais plaisir. 

Le faire sous les yeux de la famille, ça offre une saveur particulière ? 

C’est sûr. A Pékin, on s’est retrouvé dans une atmosphère étrange sans public, loin de tout le monde. Là, on se retrouve dans une ambiance dingue. Ma compagne Lydie, ma famille et mes amis me regardent, c’est une journée parfaite. 

A quoi avez-vous pensé sur le podium en chantant La Marseillaise ? 

Plein de choses. C’est incroyable. Je représente la France, c’est une certaine pression. On a le drapeau sur nous, on est ici pour performer, beaucoup de monde nous attend, on a une responsabilité, mais je le fais avant tout pour moi. Le plaisir que je prends pendant la course, je l’ai transféré à tout le public. On regarde le sport pour les émotions, j’espère en avoir donné beaucoup aujourd’hui. 

Au vu de votre chemin depuis quatre ans, est-ce que vous savourez d’autant plus ? 

Je réalise la puissance de cette médaille avec les personnes que je peux voir, le staff et mes amis. Le petit jurassien qui rêvait de devenir champion il y a quelques années, il n’imaginait pas faire tout ça et avoir autant de succès. C’est bien plus que mon rêve d’enfant. Je suis tout simplement heureux et je profite de chaque moment. 

Vous porterez le dossard n°1 dimanche sur la poursuite. On imagine que l’ambition reste intacte… 

Oui, je vais peaufiner ma stratégie d’ici là. Il n’y aura pas de secret, il faudra skier vite, tirer bien et essayer de reproduire une course comme celle-ci. 


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