« Je me sens porté par cette Équipe de France » : Mathis Desloges et sa deuxième médaille d'argent !
CNOSF/KMSP
Cinq jours après sa médaille d'argent sur le skiathlon, Mathis Desloges a récidivé sur le 10 km libre individuel, seulement devancé par Johannes Klaebo. Interview d'un double vice-champion olympique toujours pas rassasié et déjà tourné vers le relais avec ses copains de l’équipe de France.
« Deux courses, deux médailles d'argent pour vos premiers Jeux Olympiques. Est-ce que vous êtes surpris ?
Surpris, je ne sais pas. Je vous avais dit que j'étais au niveau (rires) ! J'ai préparé ces Jeux de la meilleure des façons, préparé les trois formats que je fais en individuel, préparé aussi le relais... J'ai pris le temps de préparer ces Jeux, j'ai travaillé dur, fait des sacrifices sur d'autres rendez-vous de la saison pour me donner toutes les chances. Je sais que je tiens une très bonne forme en ce moment, j'ai confiance en ce que je fais, confiance en l'équipe autour de moi, mes coéquipiers, le staff... et j'espère surfer encore sur cette vague-là !
Vous êtes tout de même, derrière Johannes Klaebo, le meilleur skieur du plateau sur ces premières épreuves, devant même les autres Norvégiens... Vous vous imaginiez si fort en arrivant ?
En tout cas j'en ai rêvé jour et nuit ! Et que ça se concrétise avec deux médailles d'argent autour du cou, c'est juste dingue. Me rendre compte qu'aujourd'hui je ne termine qu'à cinq secondes du meilleur skieur de tous les temps, c'est fou. Je suis fier de ça. Cela me donne de l'espoir pour être un jour devant lui. En tout cas, je m'entraîne dur comme fer pour être un jour à mon tour le meilleur skieur du monde. Je ne sais pas si j'y arriverai, mais je ferai tout pour.
Aujourd'hui encore, vous êtes trois Français dans le Top 10. Cela doit forcément vous donner des idées pour le relais...
Oui, aujourd'hui encore nous étions très forts collectivement. Je pense même que l'on n'a jamais été aussi forts collectivement, c'est-à-dire les athlètes mais aussi les coachs, les techniciens... Je me sens porté par toute cette équipe de France et ça me donne des ailes. Aujourd'hui, on a deux médailles : ce ne sont pas seulement les miennes, ce sont celles de toute l'équipe. On vit 200 jours par an tous ensemble, et tellement d'heures d'entraînement, de peines... Je sais que quand on va se retourner sur ces Jeux une fois qu'ils seront terminés, ce sera beaucoup d'émotion. Mais pour le moment je suis juste focus sur les courses. Dimanche soyez devant vos télés parce qu'on compte bien se battre pour l'or ! »