L’argent de Romane Miradoli, Aidan Chollet au pied du podium… le récap du jour 7 !
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Romane Miradoli, la course d’une vie !
Le ski de bosses a le 11 février, le ski alpin a le 12 février. En 2002, c’est à cette date que Carole Montillet devenait championne olympique de descente. 24 ans plus tard, jour pour jour, Romane Miradoli monte à son tour sur le podium aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, cette fois en Super-G, avec une magnifique médaille d’argent autour du cou.
La Française de 31 ans a su dompter un parcours rendu tellement piégeux qu’il a poussé à la faute 17 des 43 concurrentes au départ - et parmi elles des favorites : Sofia Goggia, Ester Ledecka ou encore Breezy Johnson ! A l'aise sur cette piste, où elle a déjà terminé 5e et 3e en Coupe du monde, Romane, elle, ne s’est pas fait surprendre. D’emblée, l’impression visuelle laissée était bonne, la Française manifestement moins en bagarre avec le tracé que les concurrentes passées avant elle.
Les pointages intermédiaires venaient le confirmer : 11 centièmes seulement de retard sur Federica Brignone sur cette première partie de tracé fatale à tant de favorites. En bas, une demi-seconde la sépare de l’Italienne (1’23’’41 contre 1’23’’82)… et de l'or. Pour son premier Top 10 aux Jeux Olympiques (elle n’en compte aucun non plus aux Mondiaux), la gagnante du Super-G de Lenzerheide 2022 a fait les choses en grand en ramenant au ski alpin français sa première médaille dans ces Jeux : « C'est un rêve qui se réalise. C’est fantastique. On aimerait que le temps s'arrête un petit peu, là, le temps de surfer sur un petit nuage. C'est magique. Cette semaine était très, très mal partie, et finalement elle se termine en beauté. » Lire son interview complète.
Nos trois Françaises ont d'ailleurs toutes tiré leur épingle du jeu dans cette course puisque Camille Cerutti s’offre un Top 10 (8e, à 1’’03 de Brignone) tandis que Laura Gauché prend la 12e place (1’25’’02).
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Seul français en skeleton, Lucas Defayet a lancé ses Jeux
Il rêvait de devenir footballeur, et pourtant, c’est bel et bien sur la piste Eugeno Monti à Cortina d’Ampezzo que Lucas Defayet avait rendez-vous aujourd’hui. Seul Français engagé sur les épreuves de skeleton, l’athlète de 28 ans s’est classé 20e à l’issue des deux premières manches sur les quatre prévues. Les 3e et 4e manches auront lieu demain, vendredi. Sur la piste olympique, le tricolore peut aller jusqu’à 140 km/h. Lire ici son interview sur les risques et dangers de sa pratique.
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Rêve de médaille envolé pour Benjamin Cavet et Thibaud Mouille sur les bosses
Nos tricolores auraient voulu réitérer l’exploit de Perrine Laffont accompli la veille. Mais le rêve d’une médaille olympique s’est envolé très vite pour Benjamin Cavet et Thibaud Mouille en ski de bosses. 4e et 8e de la qualification il y a deux jours, nos tricolores n’ont pas réussi à se hisser parmi les 8 meilleurs aujourd’hui. 10e de la finale 1, le leader de l’équipe de France a manqué la super-finale pour un petit point. « Je suis dégouté car je ne me suis pas donné les chances d’y arriver. Pour le moment, je ne ressens pas grand-chose. On prépare quelque chose pendant quatre ans et d’un coup, tout disparaît », a réagi Benjamin Cavet.
Au pied du top 8, synonyme de qualification pour la super-finale, Thibaud Mouille n’avait pas les mots en bas du mur de bosses à Livigno. Malgré un run très bien exécuté, le pensionnaire du club de Megève est resté dans l’incompréhension totale. « J’ai skié comme je voulais. J’estime qu’il y a des mecs devant moi qui ne devraient pas l’être. Ça ne se joue à rien mais on n’était pas loin de faire quelque chose de bien ».
Bien qu'ayant amélioré leurs marques ce matin lors de la deuxième manche de qualification, Arthur de Villaucourt et Paul-Andréa Gay n’ont pas réussi à se hisser en finale. Les tricolores ont respectivement terminé 25e et 26e au classement général.
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Ski de fond : Léonie Perry dans le Top 10 en individuel
A 21 ans, Léonie Perry a été chercher un Top 10 olympique qui en appellera d'autres sur l’épreuve du 10 km individuel. La Vosgienne prend la 10e place en 24’11’’2, à seulement 32’’ de la troisième marche du podium occupée par l’Américaine Jessie Diggins - la Suédoise Frida Karlsson, en revanche, était seule au monde, près d’une minute encore devant !
Pour notre Française, déjà 6e d’une épreuve de Coupe du monde cet hiver, « le Top 10 était mon objectif donc je suis trop contente. J’ai fait une super course, j’ai tout donné. D’habitude je cours plutôt en “negative split” pour finir fort mais là, je voulais être sûre de n’avoir aucun regret donc je suis partie fort et j’ai essayé de tenir jusqu’au bout. Forcément j’ai un peu décéléré à la fin, surtout que la dernière bosse fait mal, mais je suis satisfaite de ma perf. » Delphine Claudel est 22e (24’53’’8), Julie Pierrel 36e (25’29’’3) et Mélissa Gal 51e (26’08’’0).
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Médaille en chocolat pour Aidan Chollet
Il était arrivé en tête de la manche de qualification puis avait survolé l'ensemble du concours, des huitièmes de finale jusqu'à la finale. Mais le scénario ne pouvait pas être plus cruel pour Aidan Chollet. Alors qu'il contrôlait de main de maître la big finale du snowboard cross, notre tricolore a été doublé par les trois autres concurrents à quelques mètres de l'arrivée. Il manque de peu sa première médaille olympique et termine 4e. Bien que déçu d’être passé si près du but, le snowboarder des 2 Alpes retient du positif de cette première aventure olympique. « Toute la course, je pensais monter sur la boîte. Je préfère faire 4e que 32e. C’est énorme d’être ici. Je gagne ma première qualification, je fais un run avec mon frère aux Jeux, c’était trop bien ! »
Juste derrière lui, Loan Bozzolo et Jonas Chollet, ont survolé la petite finale. Au classement final, les trois premiers Français terminent donc 4e, 5e et 6e. Le cadet de la fratrie, qui disputait ses premiers Jeux à seulement 17 ans, a pris bien du plaisir. « Je suis très heureux de ce que j’ai fait. Vivre les Jeux, ça reste complètement fou. Je ne réalise même pas », dit-il à quelques mètres du “Chollet Crew”, réunissant une quinzaine de membres de sa famille.
5e des Jeux de Pékin en 2022, Merlin Surget est aussi passé près de la demi-finale. Tout s’est joué à la photo-finish face à son coéquipier Aidan Chollet. Après un joli huitième de finale, le Haut-Savoyard est sorti frustré du dénouement de sa compétition. « Ça s’est joué à rien, sur la ligne d’arrivée comme beaucoup de runs aujourd’hui. Je suis assez déçu ».
Venu pour décrocher une médaille, Loan Bozzolo n’a pas réussi son pari mais ne compte pas s’arrêter là. « C’est rude comme sport. Se faire doubler sur une ligne d’arrivée, c’est une chose qu'on n’a pas envie de voir. Je suis très fier de faire partie de cette équipe monstrueuse. Il n’y a pas grand monde qui arrive à rivaliser techniquement avec nous. On a manqué un peu de réussite mais un jour, on aura notre triplé ! » Les snowboardeurs français ont encore l’occasion de monter sur le podium sur l’épreuve par équipes. « C’est un méga bonus l’épreuve par équipe mais je n’arrêterai pas ma carrière tant que je n’aurai pas eu la médaille individuelle ! », a ajouté l’athlète de Saint-Gervais. A 25 ans, Loan Bozzolo n’est donc pas prêt de prendre sa retraite.
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Hockey sur glace : les Bleus cueillis à froid par les vice-champions du monde
Pour son grand retour aux Jeux Olympiques, 24 ans après Salt Lake City, l’équipe de France masculine de hockey avait fort à faire face à la Suisse, double vice-championne du monde en titre. Et nos Bleus se sont montrés à la hauteur du rendez-vous... mais ont traîné comme un lest dans leurs crosses une entame de match manquée, sanctionnée de deux buts encaissés dans les trois premières minutes. Derrière, ils ont eu des occasions, notamment dans un deuxième tiers-temps très abouti, mais ne sont jamais parvenus à tromper le gardien suisse. Et c’est en toute fin de match que les Helvètes ont alourdi le score pour lui donner une ampleur un brin en trompe-l’œil (0-4).
« On connaît l’importance du premier but dans les matchs de hockey, jugeait le coach Yorick Treille. On a ensuite eu une bonne réaction, avec de l’engagement, de l’impact physique… On a eu des occasions, c’est passé près quelques fois, mais “près” ça ne suffit pas. Il faut qu’on garde ce qui a été dans l’implication, et à côté trouver les ressources pour transformer les “près” en buts. » Dès demain ? On les retrouvera en effet sur le pont dès ce vendredi : ce sera contre un autre gros morceau, la Tchéquie, championne du monde en 2024.
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Bérénice Comby et Quentin Fercoq s'arrêtent aux portes des demi-finales
Le public de Milan aura assisté à une vague de chutes lors des quarts de finale de short-track. Bérénice Comby n'y aura malheureusement pas échappé. Au contact de l'Italienne Arianna Fontana et la Néerlandaise Xandra Velzeboer sur 500 m, notre jeune tricolore a été déséquilibrée par la Chinoise Xinran Wang et a fini sa course sur la glace. Sans cette mésaventure, l'athlète de 19 ans était dans la course pour se qualifier au temps pour les demi-finales. « C'est dommage, je suis frustrée parce que ça aurait dû être une excellente course. J'aurais sans doute fait le record de France, j'aurais peut-être pu aller en dessous de 42 secondes. C'est les Jeux. J'essaie de tirer le positif ».
Fer de lance de l'équipe de France de short-track, Quentin Fercoq s'alignait lui sur le 1000 m. Eliminé après une disqualification suite à un accrochage avec le Letton Roberts Kruzbergs, le Havrais a vu ses espoirs de médaille s'envoler. Notre tricolore a encore l'occasion de rebondir sur le 1500 mètres, dès samedi 14 février (20h15).
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