Aller au contenu principal

Ski-alpinisme : une équipe de France ambitieuse pour écrire sa première histoire olympique

Illustration ski-alpinisme

PRESSESPORTS

Le ski-alpinisme s’apprête à vivre un moment historique avec sa première apparition au programme olympique. À Bormio, l’équipe de France aborde ce rendez-vous avec beaucoup d’ambition, portée par une génération talentueuse et un collectif solide, prêt à s’exprimer sur les formats sprint, le 19 février, et relais mixte, le 21 février.

Le directeur technique national de la Fédération française de montagne et d’escalade, Laurent Lagarrigue, a d’abord insisté sur la continuité du travail engagé. « Le gros du collectif est arrivé hier. L’installation se passe plutôt bien. Tout le monde est dans la continuité de la préparation », a-t-il expliqué, évoquant une approche construite sur « l’ADN » du ski-alpinisme français. « C’est une approche qui consiste à essayer de tutoyer les sommets, mais aussi à considérer la redescente, pour pouvoir se projeter vers de nouvelles aventures », a-t-il ajouté, soulignant un groupe « relativement serein ». Cette sérénité repose sur une dynamique collective forte. « C’est une alchimie qui a pris », a résumé le DTN, mettant en avant « la force du collectif, l’envie de bien faire et une approche méthodique » comme piliers de la réussite française.

« J’ai hâte d’y être »

Parmi les figures majeures de cette équipe, Emily Harrop, triple championne du monde, aborde ces Jeux avec une certaine lucidité, mais également beaucoup de détermination. « Les deux dernières semaines de préparation se sont bien déroulées. J’ai levé le pied lors des derniers jours, donc je commence à avoir un peu de fraîcheur dans les jambes. J’ai hâte d’y être », a confié la Française, consciente de l’importance du moment sans en faire une finalité. « On va faire notre maximum, mais en soi, on vit déjà des choses incroyables. C’est un peu la cerise sur le gâteau », a-t-elle souligné.

Pour elle, la réussite de l’équipe de France de ski-alpinisme s’inscrit dans une histoire et un environnement favorable. « La France est historiquement une nation de ski-alpinisme », a rappelé Emily Harrop. « On a toujours eu de grands athlètes chez nous et aujourd’hui, on a aussi un staff qui s’est considérablement étoffé, avec des compétences qui sont nécessaires pour performer au haut niveau. Tout ça nous porte dans les meilleures conditions », a ajouté la triple championne du monde.

« Aucun détail n’est mis de côté »

Chez les hommes, Thibault Anselmet partage cette confiance. « Je suis content d’être ici, ça me met dans l’ambiance et ça m’aide à me sentir bien », a-t-il confié, évoquant une pression naturelle mais qu’il essaye de maîtriser. « La pression fait partie des ingrédients pour performer au mieux », a-t-il affirmé. Le Français a également mis en avant la qualité de l’encadrement. « On a accès à tout dans notre staff. On a de la préparation mentale, on a aussi les kinés qui sont avec nous. On a même un technicien qui s’occupe de nos skis pour trouver la meilleure glisse possible. Aucun détail n’est mis de côté », a-t-il expliqué.

Ce cadre permet aux Français d’aborder les épreuves avec ambition, sans perdre de vue l’essentiel. Le jeune, mais expérimenté, Pablo Giner Dalmasso a ainsi évoqué « beaucoup d’excitation » à l’approche de ses premières courses olympiques. « Le travail est fait, l’entraînement est fait. Aujourd’hui, il me reste à donner tout ce que j’ai et prendre du plaisir », a-t-il déclaré.

« J'espère que ça va me booster »

Chez les femmes, Margot Ravinel arrive également dans de bonnes dispositions. «Je ne suis pas blessée et pas malade, donc déjà, c’est bien. Tous les voyants sont au vert », a-t-elle assuré, prête à découvrir l’intensité du sprint et du relais mixte. « Je pense que le jour de la course, j’aurai plus de pression et j’espère que ça va me booster », a-t-elle anticipé.

Au-delà des ambitions individuelles, le collectif français nourrit de réelles perspectives sur le relais mixte, épreuve qui conclura le programme. La complémentarité des profils et la densité de l’équipe constituent des atouts importants pour viser les premières places. Pour Thibault Anselmet, cette force collective reste l’un des éléments déterminants. « Le fait d’avoir une équipe forte à l’entraînement permet de progresser. Ça tire tout le monde vers le haut », a-t-il conclu.


Partenaires mondiaux


Partenaire officiel

Retour en haut de la page