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L'argent du relais ski de fond, le bronze de Jacquelin et de la paire Casta-Bozzolo... le récap du jour 10 !

CNOSF/KMSP

Ski de fond : le relais masculin sur un plateau d’argent

Et de trois médailles d’argent pour le ski de fond masculin français dans ces Jeux de Milan-Cortina 2026 ! Comme annoncé par Mathis Desloges après ses deux médailles individuelles, lui et ses copains ont joué les premiers rôles sur le relais 4x7,5 km.

Au premier échange, Théo Schely était dans le bon rythme, suffisamment proche de la tête de course pour que Hugo Lapalus puisse revenir dessus et transformer ce quatuor initial en groupe de six destiné à se disputer les médailles. Si Martin Nyenget s’envolait et lançait la Norvège vers ce titre olympique dont Johannes Klaebo et les siens étaient les grands favoris, le troisième relais voyait un Mathis Desloges une nouvelle fois impressionnant prendre seul ses aises à la 2e place, repoussant son plus proche poursuivant finlandais à 37 secondes ! La médaille d’argent était à portée de skis. Victor Lovera n’avait plus qu’à terminer le travail, avec la manière puisque l’écart final n’évoluait guère.

Nos Bleus pouvaient s’étreindre sur la ligne d’arrivée:  “C'est la quatrième médaille de suite pour le ski de fond français aux Jeux Olympiques, une histoire qui continue... et ça nous tient à cœur de continuer à l'écrire, lâchait Hugo Lapalus, déjà de la partie lors du bronze de Pékin il y a quatre ans. Aujourd'hui, on a changé la couleur de la médaille et on va continuer à s'entraîner pour aller chercher le seul métal qui nous manque encore. On est de plus en plus proches des Norvégiens. On les aura un jour, c'est sûr !" Lire l'interview de nos Bleus.

Émilien Jacquelin et la médaille record du biathlon

C’est la médaille du record pour la famille du biathlon français. En montant sur la 3e marche du podium de la poursuite, Émilien Jacquelin lui a offert sa 8e médaille dans ces Jeux Olympiques. Le record de Pékin 2022 (7 à l’époque) est d’ores et déjà battu. Il est aussi le 6e biathlète français différent (hommes et femmes confondus) à s’octroyer une médaille dans ces Jeux Olympiques. Et sur un plan personnel, à 30 ans et pour ses troisièmes Jeux, il a réparé une anomalie en décrochant sa première médaille olympique individuelle, sur ce format de la poursuite qu’il affectionne tellement qu’il en a été champion du monde à deux reprises (2020 sur cette piste d’Anterselva, puis 2021).

Cette première médaille aux Jeux Olympiques a même failli être du plus beau métal. Aérien sur les skis, aussi précis que fulgurant sur ses trois premiers tirs (14/15), celui qui a pris la 4e place sur le sprint avait progressivement semé tout le monde, au point de se présenter sur l’ultime pas de tir nanti d’une demi-minute d’avance - environ un tour et demi de pénalité de marge. Mais une première partie de course quasi-parfaite, notre Français a raté à deux prises la cible sur le dernier tir debout, ouvrant grand la porte au Suédois Martin Ponsiluoma, qui s’envolait vers le titre.

Les jambes un instant coupées par ce scenario cruel, l’homme aux 33 podiums en Coupe du monde voyait même le Norvégien Sturla Lagreid le doubler dans la foulée, mais il a su se remobiliser pour résister dans les ultimes kilomètres au retour d’Eric Perrot (19/20 au tir aujourd’hui) et Vetle Christiansen pour sécuriser cette médaille de bronze qui vient rejoindre celles d’argent des relais de Pékin 2022. “C’est magique ! C’est un rêve d’enfant que je viens de réaliser, savourait-il. Après on peut toujours choisir de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, c’est vrai qu’il y avait moyen de jouer le titre aujourd’hui, mais je suis resté fidèle à moi-même, offensif sur les skis comme sur le pas de tir. L’or ou l’argent, ce sera pour la prochaine fois!” Lire son interview.

Parti en tête, Quentin Fillon Maillet a connu trop de soucis au tir (15/20) pour prétendre au podium et termine 7e. Fabien Claude est 24e, à 16/20 devant les cibles.

Le snowboard cross tricolore tient enfin sa médaille ! 

Et voilà la 15e médaille, celle qui vaut à l'Équipe de France d'égaler ses records de Sotchi 2014 et Pyeonchang 2018 alors qu'il reste encore une semaine de compétition ! Seul duo à s'être hissé en finale du snowboard cross, Loan Bozzolo et Léa Casta ont décroché le bronze à Livigno, derrière la Grande-Bretagne et l'Italie. Le tandem sauve l'honneur de l'Équipe de France qui s'adjuge son premier podium olympique sur ces Jeux de Milan-Cortina. Cette troisième place reste la meilleure performance en trois participations aux Jeux pour Loan Bozzolo. “C’est une juste récompense de tout le travail accompli ces dernières années. C’était une journée de folie. On a enfin vécu la magie des Jeux Olympiques”, s’est réjouit l’athlète de 26 ans. A seulement 20 ans, Léa Casta tient la première médaille olympique de sa jeune carrière. Elle y a vécu beaucoup d’émotions. “Le fait de voir beaucoup d’athlètes sur les podiums sur d’autres disciplines, ça m’a tellement donné envie. Je n’ai pas réussi sur l’individuel, mais là, je suis aux anges. Avoir décroché cette médaille avec Loan, je n’aurais pas pu rêver mieux”. Leur interview ici.

Le tandem composé d’Aidan Chollet et Julia Nirani Pereira a quant à lui remporté la petite finale, synonyme d’une 5e place au général. Celle qui disputait ses troisièmes Jeux garde un sentiment mitigé de cette nouvelle expérience olympienne. “J’avais de grandes ambitions, j’espérais repartir avec des médailles. On va se remettre en question et trouver des solutions. La médaille de Loan et Léa redonne du baume au cœur. Ça fait du bien à l’équipe” a confié Julia. Alors qu’il découvrait les Jeux, l’aîné des frères Chollet a, au contraire, vécu un ascenseur émotionnel. 4e en individuel et 5e par équipe, Aidan ressort heureux de ses performances. “J’ai passé une semaine de fou, peut-être frustrant le jour J mais trop cool avec du recul. Je suis refait, j’ai fait une finale olympique pour mes premiers Jeux. Je me suis régalé”. 

Quant à la paire Jonas Chollet et Chloé Trespeuch, le plus jeune avec la “maman” de l’équipe, l’aventure s’est terminée aux portes des demi-finales. Si la performance n’est pas à la hauteur de leurs espérances, la porte-drapeau préfère retenir la belle collaboration par équipe. “Il y a tous les âges, tous les profils et toutes les individualités, c’est ce qui fait la force de notre équipe”, a confié Chloé. Quant à Jonas, de 14 ans son cadet, ces premiers Jeux Olympiques resteront gravés. “C’était fou. Cela n’a rien à voir avec ce que j’ai pu connaître sur les Coupes du monde”.  

Bobsleigh : Margot Boch, 11e à mi-parcours 

Chez les Boch, le bobsleigh est une histoire de famille. Fille et petite-fille de bobeurs, Margot Boch faisait son entrée en lice en monobob aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 ce matin. Après une première manche très correcte, la Française a perdu quelques places après le deuxième run. Elle se place désormais 11e à la moitié du parcours. Les manches 3 et 4 sont prévues lundi soir. 11e des Jeux de Pékin 2022, l’athlète de 26 ans espère faire mieux pour ces deuxièmes Jeux Olympiques. 

Federica Brignone héroïque, 22e place pour Doriane Escane 

Rien ne pouvait arrêter Federica Brignone. Victime d’une fracture du tibia péroné il y a dix mois, l’athlète de 35 ans a réalisé un doublé historique. Chez elle, à la maison, l’Italienne s’est offert sa deuxième médaille d’or en slalom géant, après avoir été titrée sur le Super-G il y a trois jours. Une performance jamais réalisée chez les femmes aux Jeux. De son côté, la France n’a pas réussi à atteindre le top 10. Seule française classée, Doriane Escané a terminé à la 22e position. Déçue de son classement final, notre tricolore a livré sa frustration après la course à Cortina d’Ampezzo. “Je sais qu’après les blessures que j’ai traversées, je dois voir le positif mais là, je suis dégoutée du résultat final. Pourtant, j’avais réussi à me libérer sur la première manche mais sur la deuxième, la technique n’était pas bonne” dit celle qui sera au départ du slalom mercredi prochain. Camille Cerutti et Clara Direz ont quant à elles abandonné. 

Romain Allemand qualifié pour les finales du slopestyle 

En raison des mauvaises prévisions météorologiques prévues à Livigno, les qualifications du slopestyle masculin ont été avancées à ce dimanche matin. Il fallait faire partie des douze premiers pour accéder à la finale. Vainqueur d’une Coupe du monde à Laax en janvier 2026, Romain Allemand s’est classé 7e des qualifications et a obtenu son ticket pour la finale prévue mercredi 18 février. 

Enzo Valax n’aura pas passé les manches de qualification. “J’ai fait au mieux. On a eu un moment inconfortable quand on a su que la compétition était avancée mais on est habitué. Il va falloir que je me ressaisisse pour supporter Romain qui est en finale, a-t-il déclaré à chaud. Ces dernières années, il n’y a pas beaucoup de jours où le snowboard et les Jeux n’ont pas été ma priorité. Je n’ai aucun regret sur ce que j’ai fait”. 

Ben Cavet sorti dès le premier tour 

Sous un soleil de plomb à Livigno, les Français avaient l’occasion de briller sur la nouvelle épreuve de ces Jeux que sont les bosses parallèles. Très attendu, Benjamin Cavet n'a malheureusement pas été au rendez-vous, sorti dès le premier tour. Notre tricolore a perdu sa trajectoire sur une bosse tout en restant dans le circuit, mais cette faute technique lui a été fatale. 10e en individuel en début de semaine, le Français explique un “craquage” mental. “Il y a forcément des erreurs dans une piste de bosses mais je n’ai pas le mental pour accepter l’erreur et continuer d’avancer. Je glisse sur une bosse et ça me fait paniquer. Je me sens fragile. J’ai envie de bien faire, je me regarde un peu skier. C’est difficile”. 

Trois autres français étaient au départ de ce mur de bosses. Thibaud Mouille, éliminé aussi dès les huitièmes de finale, ainsi qu’Arthur de Villaucourt. Pour ses premiers Jeux, ce dernier garde néanmoins le sourire. “Je ne suis pas déçu de moi. Il me manque quelques petits détails, je sais ce que je dois travailler pour les quatre années à venir, glisse l’invité de dernière minute à ces Jeux. J’ai vécu ces Jeux à fond. Je retiens l’ambiance et la qualité de ski. Je sais que je suis capable de beaucoup mieux. J’espère que ça le fera pour 2030”. Le Vendéen de 22 ans projette déjà sa participation aux Alpes 2030. 

Meilleur Français du jour, Paul-Andréa Gay a réussi à passer le premier tour dans un duel franco-français face à Thibaud Mouille pour finalement sortir en quarts de finale contre le koréen Daeyoon Jung. Dans le Top 10, il réalise la meilleure performance de sa carrière. “J’étais bien mieux que sur l’individuel, ça ne fait pas de doute. C’est plutôt bien de finir les Jeux sur une bonne note”, glisse le benjamin de cette équipe de France de bosses. 

Biathlon : Lou Jeanmonnot et Océane Michelon au pied du podium

La chose est assez rare pour être soulignée : pour une fois, pour la première fois même dans ces Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, la France n’a placé aucun(e) représentant(e) tricolore sur le podium d’une course de biathlon. Mais il s’en est fallu de peu, puisque Lou Jeanmonnot termine 4e de cette poursuite, et Océane Michelon 5e (Julia Simon, malade, n’avait pas pris le départ).

Nos deux représentantes médaillées en sprint ont été faillibles devant les cibles ce dimanche : 17/20 pour Lou, 16/20 pour Océane. Une feuille de tir suffisante pour rester aux avant-postes, mais pas assez pour empêcher Lisa Vitozzi et Suvi Minkkinen, toutes deux créditées d’un 20/20, de les doubler. L’Italienne est championne olympique, la Finnoise est en bronze. Entre les deux, seule la gagnante du sprint, Maren Kirkeide, aura été en mesure de monter une seconde fois sur le podium en deux jours.

“La médaille aujourd’hui était complètement envisageable et je me sabote, pestait Lou, qui partait 3e ce dimanche. Je suis déçue. Sur le pas de tir, je suis un peu en-dehors de mon corps, je tirais sans vraiment y réfléchir, sans avoir de plan, et à la fin loin du 20/20 qui me tenait à cœur. Pareil sur les skis, ça s’est dégradé au fil des tours. 4e aux Jeux, c’est la pire place. L’instant est désagréable mais je garde le moral car jusque-là ces Jeux étaient très beaux et il reste deux belles courses à aller chercher.” Rendez-vous dans un premier temps mardi, pour le relais.

Patinage de vitesse : pas de demies pour la poursuite par équipes

Germain Deschamps, Timothy Loubineaud et Valentin Thiébault ont été stoppés en quarts de finale de l’épreuve de poursuite par équipes de patinage de vitesse. Terminant avec le 5e chrono du jour, ils sont malheureusement les premiers non qualifiés pour les demies, pour 85 centièmes au profit des inévitables Pays-Bas. Nos Bleus affronteront la Norvège en finale C mardi après-midi (15h20).

Hockey sur glace : pas de miracle pour les Bleus

Opposés au favori canadien et ses stars venues de la NHL, nos Bleus ont tenu le choc un tiers-temps et demi (il n’y avait encore que 1-3 au bout de 30 minutes de jeu), avant de baisser d’intensité et de voir le score enfler finalement jusqu’à 2-10 à la fin de la partie. Place maintenant à un barrage pour tenter de rallier les quarts de finale de la compétition. Ce sera mardi, face à un adversaire encore à définir… mais probablement - un peu - moins redoutable que les trois auxquels ils viennent de se frotter en poules (Suisse, République Tchèque et Canada). "Je l'ai dit dans le vestiaire, le Canada, c'était le match d'une vie, a insisté le capitaine Pierre-Edouard Bellemare. Maintenant on est venu ici en sachant qu'il y avait quatre matchs, et que le quatrième sera le plus important de nos carrières."

Joséphine Pagnier, si près de la finale en saut à ski 

Depuis la première édition des Jeux d’hiver en 1948, jamais le grand tremplin n’avait été ouvert aux femmes. La présence des Françaises Emma Chervet et Joséphine Pagnier à Predazzo était donc déjà historique. Si elles ont tout donné, les Françaises n’ont pas réussi à accrocher le Top 30, synonyme de finale. Joséphine Pagnier n’était pourtant pas loin. La tricolore a réalisé un saut à 118m, pour s’offrir une 34e place. Emma Chervet, sœur de Jules, a réalisé un saut à 104m. La tricolore s’est classée 46e de ce concours. 

Brillants, Timothé Sivignon et Matias Roche ont rendez-vous mardi pour la finale du big air 

Au lendemain de Kim Dumont-Zanella, deux Francais étaient au départ de la structure impressionnante du big air de Livigno. Matias Roche et Timothé Sivignon ont assuré le spectacle et donné du plaisir aux Français de leurs magnifiques acrobaties. Leurs runs ont séduit le jury qui les a placés respectivement 6e et 7e au classement général. Comme il fallait figurer parmi les 12 premiers pour accéder à la finale, nos tricolores se donnent rendez-vous mardi soir (19h30) pour tenter d'aller chercher une médaille.

Être en finale avec mon pote, devant ma famille, c'est juste incroyable. Ça fait deux ans que je m'entraîne pour ça, j'ai juste trop hâte. J'ai de nouvelles choses à montrer. Ça va être que du fun et du bonheur. Je vais essayer de prendre un maximum de plaisir” savourait Timothé après avoir glissé des figures qu'il n'avait jamais tenté en compétition. Très heureux au pied du big air, Matias a pris beaucoup de plaisir. "J'ai envie de pleurer, c'est incroyable d'être 6e et d'aller en finale aux Jeux. Le niveau de cette qualification était incroyable. En finale, ça va être encore plus fou, on va tout donner pour aller chercher une médaille”. 

Patinage artistique : Camille et Pavel Kovalev seront de la fête lundi

Rendez-vous sur le libre ! Camille et Pavel Kovalev entraient en lice ce soir en danse de couple. Leur programme, chorégraphié sur “Une vie d’amour” de Charles Aznavour, leur a valu la note de 64.65, soit le 16e meilleur total des engagés. Et puisqu’il fallait figurer parmi les 16 premiers pour revenir à l’affiche du programme libre lundi soir, nos Bleus seront donc de la partie.


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