Ski de fond : à Val di Fiemme, une équipe de France portée par l’élan collectif
CNOSF / KMSP
Val di Fiemme n’est pas une découverte, mais le décor olympique change la perspective. « Tout est au vert », rassure Olivier Michaud, le directeur des équipes de France de ski de fond en rappelant que la connaissance du site constitue un atout, sans jamais garantir quoi que ce soit. L’essentiel est ailleurs : arriver au départ dans les meilleures dispositions, physiquement comme mentalement, dans un environnement qui ne déstabilisera pas les athlètes.
Au cœur de cette dynamique, une donnée chiffrée est déjà la preuve que le groupe est performant. « On n’a jamais eu autant de filles aux Jeux Olympiques », souligne Olivier Michaud, en évoquant un groupe féminin élargi et rajeuni. Plus qu’un symbole, cette densité traduit un travail de fond et une progression collective. Sans entrer dans des projections lointaines, le message est clair : la France ne vient plus en observatrice. La variété des profils, la capacité à performer sur plusieurs formats et l’émulation interne donnent au groupe une solidité nouvelle à l’approche de ces Jeux.
« C’est une chance de pouvoir être plus sereine »
Cette évolution, Delphine Claudel la vit de l’intérieur. À l’aube de ses troisièmes Jeux, la Française mesure ce que l’expérience apporte, sans éteindre l’envie. « C’est une chance de pouvoir être plus sereine, tout en étant toujours aussi émerveillée des choses. Et je vois aussi les jeunes qui sont émerveillées », a-t-elle expliqué, tout en décrivant un contexte radicalement différent de Pékin. La proximité géographique, la présence du public et des proches, mais aussi son rôle au sein d’un groupe plus jeune modifient son regard. « Ça change la donne », a-t-elle insisté, convaincue que cette génération montante pousse l’ensemble vers le haut.
« L’or ou l’argent serait forcément le bienvenu »
Mélissa Gal assume, elle aussi, pleinement ses ambitions. Forte d’une expérience olympique déjà vécue à Pékin, en 2022, où elle a pris la 10e place du sprint classique par équipes et la 12e du relais 4x5 km, elle arrive avec des repères clairs et une envie affirmée. « J’aimerais bien rivaliser ou faire mieux que mon record personnel », a-t-elle lancé, en référence à sa meilleure performance en Coupe du monde, une 8e place à Davos en 2024. Portée par un public attendu en nombre et par la présence de sa famille, elle sait que ce contexte pourra faire basculer une course. « Partager ça, ça va vraiment m’apporter une force en plus », a-t-elle ajouté, consciente que ces Jeux n’ont rien de comparable avec les précédents.
« L’objectif, c’est une médaille »
Côté masculin, l’ambition sera la même que lors de l’Olympiade précédente. Hugo Lapalus ne cache pas ses attentes, nourries par son vécu olympique. « L’or ou l’argent serait forcément la bienvenue », a-t-il glissé, en évoquant aussi le potentiel du relais. « On peut aller chercher une deuxième place », a-t-il poursuivi, convaincu que la forme actuelle du groupe autorise de grandes choses. Dans un stade qu’il aimerait acquis à la cause de l’équipe de France, grâce aux nombreux fans clubs, il entrevoit un supplément d’énergie capable de faire la différence.
Même franchise chez Richard Jouve, qui résume l’état d’esprit sans détour. « L’objectif, c’est une médaille », a-t-il posé, avant d’assumer qu’il vivait encore plus haut. « L’or, ça serait plus sympa », a-t-il ajouté, tout en rappelant ce qui fait la force de ce groupe. « On a une force du collectif », a expliqué le sprinteur, décrivant une équipe soudée, capable de se soutenir dans l’effort comme dans l’attente. À Val di Fiemme, les Bleus avancent sans effet d’annonce inutile. Le site est connu, les ambitions sont claires et les leaders assument.