Ski alpin : les « bolides » français impatients de dompter la piste de Bormio
CNOSF / KMSP
Sans détour par le territoire français entre la dernière étape de Coupe du monde à Crans-Montana et l'Italie, pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina, l'équipe de France de ski alpin (vitesse) a posé ses valises à Bormio lundi 2 février. Cinq jours plus tard, samedi 7 février, les Bleus s'élanceront en descente sur la piste iconique du Stelvio, considérée comme l'une des plus difficiles du circuit Coupe du Monde.
« Les bolides français » sont prêts à dompter cette mythique piste, préparée pour l'ensemble du programme alpin masculin. « C'est une piste exigeante, comme d'habitude, mais moins glacée et avec plus de lumière », explique Nils Allègre, 26e aux Jeux Olympiques de Pékin en 2022. « Le départ est très engagé. Les cinq virages avant le dévers sont très difficiles », ajoute Nils Alphand, après deux séances de mise en bouche.
Stelvio, une piste mythique
La délégation tricolore est un mélange de jeunesse et d'expérience, composée de Nils Alphand, Nils Allègre, Maxence Muzaton et Alban Elezi Cannaferina. Malgré un coup de frayeur pour le premier, blessé à la main droite lors du premier entraînement, les Français ont hâte d'entrer dans le grand bain en descente et en Super-G. « On est impatients que ça commence » avoue Frédéric Perrin, responsable de l'équipe de France de ski alpin.
Dans cette équipe, Nils Alphand et Alban Elezi Cannaferina, sélectionné de justesse grâce à un dernier quota olympique, disputent leurs premiers Jeux. Ce dernier a d'ailleurs du mal à réaliser. « Ce qui m'a marqué en arrivant, c'est que l'on regarde les tenues officielles des autres pays, ça change le cadre. Tout le monde est content d'être là » dit le benjamin du groupe. Le doyen, Maxence Muzaton, déjà deux participations aux Jeux Olympiques à son actif (Pyeongchang 2018 et Pékin 2022), met son expérience au service du collectif. « J'ai ce rôle d'ancien auprès des plus jeunes. L'idée, c'est de leur faire gagner du temps pour progresser plus vite ».
« Prêts à livrer une bataille pour une médaille »
Ces quatre descendeurs, en excellente forme avant le coup d'envoi des Jeux, pourraient donner du fil à retordre à leurs concurrents. Passé tout près du podium en Coupe du monde, Nils Allègre aborde ses deuxièmes Jeux dans une autre dynamique qu'à Pékin. « En 2022, j'étais blessé et dans le doute. Là, ma forme me donne beaucoup de confiance et de plaisir. Je sais que je suis capable de monter sur un podium ».
Troisième en Coupe du monde à Kitzbühel le 24 janvier dernier, Maxence Muzaton aborde lui aussi cette échéance avec le plein de confiance. « Ca m'a libéré d'un poids, car ça faisait longtemps que je courrais après ce podium. Je sais que je suis capable de monter sur la boîte aux Jeux olympiques ».
Dans les montagnes italiennes, cette équipe de France ne veut rien laisser au hasard, que ce soit en descente ou en Super-G. « On a des athlètes prêt à livrer une bataille pour une médaille. On n'aura pas la maîtrise de tout mais l'énergie des athlètes est très bonne ». Quoi qu'il arrive, les Bleus donneront leur maximum, pour ne pas nourrir de regrets. Après la descente, les Français ont rendez-vous le mercredi 11 février, pour le Super-G.