Aller au contenu principal

Joséphine Pagnier impatiente de trouver ses marques sur les tremplins de Predazzo

Joséphine Pagnier en action aux Jeux Olympiques de Pékin 2022

CNOSF / KMSP

L’arrivée à Predazzo s’est faite sans précipitation, mais avec une organisation déjà bien huilée. L’équipe de France féminine de saut à ski, composée d’Emma Chervet et de Joséphine Pagnier, a récemment posé ses valises en Italie, en provenance directe des compétitions de Coupe du monde. « On est bien installés, tout est optimal », résume Étienne Gouy, directeur des équipes de France de saut et de combiné nordique, évoquant des repères rapidement pris.

Le groupe féminin engagé sur ces Jeux se présente avec un profil jeune, mais déjà riche en expériences internationales. Aux côtés d’Emma Chervet, engagée dans ses premiers Jeux Olympiques, Joséphine Pagnier fait figure de repère. Native de Pontarlier, licenciée au club de Chaux-Neuve, la Française dispute à Predazzo ses deuxièmes Jeux, quatre ans après Pékin. Un statut qui change la lecture de l’événement.

« Ça fait du bien de revenir sur quelque chose de totalement différent de Pékin »

« Elle sait pourquoi elle est ici », insiste Étienne Gouy, soulignant le rôle de transmission qu’elle peut aussi jouer au sein du duo. Pour Joséphine Pagnier, il y aura un certain contraste avec l’édition qui s’est déroulée en Chine. « Ça fait du bien de revenir sur quelque chose de totalement différent de Pékin », confie-t-elle. En Chine, le contexte sanitaire avait pesé lourdement sur l’expérience olympique, entre restrictions, incertitudes et pression permanente liée au Covid.

À Predazzo, le décor est tout autre. La perspective de concourir devant du public européen change la donne. « Ce sera chouette, un bel événement », sourit-elle. Sportivement, la Française arrive avec un vécu dense. Une récente phase de reconstruction, après un léger passage à vide, semble aujourd’hui porter ses fruits. « Tous les curseurs sont au vert depuis un mois, un mois et demi », explique-t-elle, évoquant une montée en puissance progressive et un travail ciblé sur les aspects prioritaires de sa performance.

« Ce sont des tremplins très aériens, avec une vraie phase de vol »

Sur le site de Predazzo, les caractéristiques du tremplin correspondent à son profil. « Ce sont des tremplins très aériens, avec une vraie phase de vol », détaille-t-elle. Comme souvent en saut à ski, chaque installation impose une lecture spécifique. « Tous les tremplins sont différents », rappelle-t-elle, soulignant l’importance de l’adaptation et de la précision. 

Étienne Gouy replace cette trajectoire dans une logique plus globale. « Le sport de haut niveau n’est jamais une ligne droite », analyse-t-il. En saut à ski, discipline où le facteur mental pèse lourd, quelques microsecondes peuvent suffire à faire basculer une performance. « On peut gagner ou perdre dix mètres d’un saut à l’autre », rappelle-t-il, assumant pleinement l’incertitude inhérente à la discipline

À l’approche des compétitions, Joséphine Pagnier aborde ces Jeux avec une lecture apaisée de l’enjeu. « J’ai envie de les vivre pour moi, de kiffer au maximum », affirme-t-elle. Faire ses sauts comme elle les conçoit, profiter de l’expérience, et regarder en arrière sans regrets. Sur le plan sportif, l’objectif est clair et mesuré : viser le top 15, un seuil réaliste dans un contexte de niveau mondial très dense. « Je vais faire mon taff, et après on verra », résume-t-elle. À Predazzo, Joséphine Pagnier avance ainsi avec une ambition contenue, nourrie par l’expérience et une confiance retrouvée.


Partenaires mondiaux


Partenaire officiel

Retour en haut de la page