Slalom : une équipe de France féminine tournée vers l’engagement
CNOSF/KMSP
Avant même d’entrer dans le vif de leur propre compétition, les slalomeuses françaises ont déjà plongé dans l’atmosphère olympique. Installées dans leur hôtel, elles ont suivi collectivement le combiné par équipes masculin, conclu par une 5e place pour la France avec Clément Noël et Nils Allègre. Une première immersion partagée, révélatrice de l’état d’esprit positif du groupe tricolore.
Pour Vincent Blum, entraîneur des slalomeuses de l’équipe de France, cette olympiade marque avant tout une découverte collective. « C’est une première expérience pour tout le côté slalom », a-t-il expliqué, en rappelant la rareté des venues des compétitions internationales sur le site de Cortina d'Ampezzo pour du slalom. Le staff a donc anticipé cette nouveauté. « On a mis en place une stratégie en amont, avec un stage de préparation physique cet été, pour que les filles soient le moins spectatrices possible », a-t-il détaillé, fixant une attente claire, « qu’elles soient capables de produire leur meilleur ski possible, avec de l’engagement et du cœur ».
« Donner 100 % »
Parmi elles, Marie Lamure aborde ses premiers Jeux après avoir progressé tout au long de l’hiver. Après une 23e place à Gurgl (Autriche) et une 21e à Courchevel en début d’hiver, la Française a franchi un cap en janvier avec une 20e place à Kranjska Gora (Slovénie) puis deux 12e places à Flachau (Autriche) et à Špindlerův Mlýn (Tchéquie). Interrogée sur ses objectifs, Marie Lamure a livré ses réponses aux médias, sans prendre de pincettes. « Je vise simplement de produire un ski engagé comme j’ai pu le faire récemment », a-t-elle expliqué, assumant l’idée d’une course d’un jour où « l’objectif est simple, donner 100 % ».
Face à l’ampleur de l’événement, Marie Lamure revendique une approche personnelle. « Les Jeux, pour moi, c’est un rêve d’enfant », a-t-elle confié, admettant ne pas encore totalement réaliser. Elle a volontairement choisi de ne pas solliciter les conseils des anciennes. « J’avais envie de me faire ma propre idée de ce que c’était les Jeux », a-t-elle expliqué, avant de savourer ses premiers pas au village. « Voir les athlètes de toutes les disciplines, c’est magique », a-t-elle ajouté. La slalomeuse a également évoqué son rapport à l’entraînement et à l’intersaison. « Je suis une amoureuse de sport », a-t-elle raconté, décrivant une continuité entre vélo, musculation et ski, ponctuée de quelques moments de coupure en famille avant de replonger dans une préparation exigeante.
« Je n’ai pas de place spécifique en tête »
Pour Caitlin McFarlane, qui a marqué des points lors de quatre slaloms cette saison, ces Jeux doivent rester un terrain de jeu. « Je n’ai pas de place spécifique en tête », a-t-elle affirmé, préférant « s'amuser, skier le plus vite possible et voir où ça emmène ». Dans cette première expérience olympique, Caitlin McFarlane souhaite profiter sans se disperser. « J’ai envie de prendre l’énergie de cet événement énorme et de m’amuser », a-t-elle ajouté.
Même sérénité du côté de Marion Chevrier, solide tout au long de l’hiver avec notamment deux top 10 à Levi (Finlande) et Courchevel. Arrivée après plusieurs jours d’entraînement à Dobbiaco, proche du site de Cortina, elle a décrit une entrée progressive dans l’événement. « On met tous les pieds dans l’événement pour l’instant », a-t-elle expliqué, évoquant le village et la cérémonie d’ouverture comme premiers marqueurs de cette expérience olympique.
Sa préparation n’a pas fondamentalement changé. « J’aborde ces Jeux calmement, avec l’idée que ça reste le même concept que toute la saison », a-t-elle assuré, tout en reconnaissant un travail en amont pour mieux gérer l’environnement spécifique des Jeux. Marion Chevrier a enfin détaillé son intersaison, faite d’alternance entre repos, préparation physique et ski sur glaciers européens avant un long stage en Argentine. À Cortina, l’équipe de France de slalom féminin avance ainsi avec une grande lucidité et beaucoup de détermination.