5 choses à savoir sur Benjamin Cavet, leader masculin du ski de bosses français
CNOSF/KMSP
Remis d’une blessure à la hanche en début de saison, Benjamin Cavet est arrivé aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina en pleine forme. « Je suis à 100% de mes capacités. La piste est vraiment belle, elle me correspond bien », avance confiant le skieur de 32 ans, après trois séances d’entraînement sur le site de Livigno, où ont les lieux épreuves de freestyle. Leader masculin de l’équipe de France de ski de bosses, le pensionnaire du ski club de la Vallée d’Abondance va vivre ses quatrièmes Jeux après Sotchi en 2014 (8e), Pyeonchang en 2018 (25e) et Pékin en 2022 (4e). Voici cinq choses à savoir sur le skieur tricolore avant son entrée en compétition mardi 10 février.
Né en Angleterre
A entendre son accent, on comprend vite le côté cosmopolite de notre skieur tricolore. Benjamin Cavet a la particularité d’avoir la double nationalité franco-britannique. Né de l’autre côté de la Manche à Maidstone dans le Kent, il a déménagé dans les Alpes avec ses parents à l’âge de 10 ans. Dans la station de Châtel, il s’est pris de passion pour le ski et le freestyle. Il a opté pour la nationalité française en 2012, lorsqu’il avait 18 ans. Fils d’Andrew, moniteur de ski et de Carole, professeure d’anglais, le Français a aussi une grande sœur, Rachel, de deux ans son aînée. Son côté international ne s’arrête pas là. Français, Anglais, Italien… le skieur de 32 ans est trilingue. Au point d’avoir comme livre de chevet actuel… un livre écrit en italien ! Hasard ou non, cela pourrait lui porter chance aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026.
Des talons abîmés par les bosses
Si le ski de bosses est une discipline exigeante dans la technique et l’artistique, il met surtout le corps du sportif à rude épreuve. Souvent, le dos ou les genoux sont touchés. Pour Benjamin Cavet, c’est au niveau des talons que la pratique devient douloureuse. « En station, la neige est molle sur les pistes de bosses. Nous, en compétition, les bosses sont tassées à la dameuse et on skie tous au même endroit. Au fond de la bosse, c’est terrible pour les talons », explique-t-il. Imaginez alors que dans une descente, il y a une soixantaine de bosses, soit une soixantaine d’impacts pour le Français. Pour ménager un maximum son corps, il n’a pas le choix que de trouver des solutions. « J’ai de bons matériaux d’absorption dans les chaussures. J’ai adapté ma technique cette année pour avoir moins de douleurs. Je gère aussi mes volumes d’entraînement ».
Du trampoline pour parfaire sa technique
Pour arriver dans les meilleures conditions dans sa quatrième olympiade, Benjamin Cavet a mis l’accent sur le travail des figures. Car dans cette discipline, le style acrobatique compte pour beaucoup dans la notation des juges. L’été dernier, il a participé avec l’équipe de France de trampoline à un stage à Antibes pour améliorer ses sauts. Il avoue avoir passé un cap. « J’ai vraiment progressé. J’ai fait un super stage à Ushuaïa aussi sur les figures. J’avais vraiment à cœur de mettre la “double full” en place cet hiver bien que tout ne se soit pas passé comme prévu ». Trop risqué de mettre cette nouvelle figure en place, le tricolore va rester sur des valeurs sûres lors de sa descente aux Jeux.
Il a échangé deux pin’s avec Shaun White
Aux Jeux Olympiques, la tradition veut depuis 1896 que les athlètes échangent des pin’s reçus par leur délégation avec des sportifs d’autres nations ou des bénévoles. Sur le tour de cou accroché à son accréditation d’athlète olympique, Benjamin Cavet en compte déjà une dizaine, après seulement trois jours d'acclimatation sur site à Livigno. « Les Etats-Unis ont des pin’s spéciaux par discipline. J’ai celui des US Moguls (ski de bosses, en anglais) et des US snowboard ». L’un a attiré notre curiosité. De couleur rose avec la lettre “G” en son cœur, il fait partie des rares. « C’est celui d’Olivia Giacco, une Américaine en ski de bosses qui a fait ses propres pin’s. Ça fait de bons souvenirs à la maison ». Depuis ses premiers Jeux en 2014, le Français compte une collection d’une petite centaine de pin’s. « C’est sympa, c’est un moyen d’approcher les autres et de lancer une conversation. Pour l’anecdote, j’en ai échangé deux avec Shaun White », la légende du snowboard, lors des Jeux Olympiques de Sotchi 2014 et Pyeongchang 2018.
Passionné de golf
Passionné de foot et de cricket lorsqu’il vivait en Angleterre, celui que l'on surnomme “Ben” a accroché très jeune avec le ski freestyle. A ses heures perdues, il pratique aussi le golf, une de ses autres passions. Sur ses réseaux sociaux, on peut le voir maîtriser le swing à la façon de Tiger Woods. Benjamin Cavet aime aussi la photographie. S’il n’était pas skieur, il serait architecte. Sa reconversion est déjà toute trouvée. Mais avant de penser à l’avenir, il veut se concentrer sur les médailles olympiques qui manquent à son palmarès, en ski de bosses et bosses parallèles aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026.