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Alpes 2030 : le ski cross par équipes mixtes aux Jeux, une chance de médaille en plus pour les Bleus

C'est une nouvelle qui réjouit le clan tricolore. La récompense d'un long combat, aussi. Pour la première fois de l'histoire des Jeux Olympiques, l'épreuve de ski cross par équipes mixtes va intégrer le programme des prochains Jeux Olympiques d'hiver. Sur décision du comité exécutif du Comité International Olympique (CIO) en juillet dernier, cette nouvelle épreuve fera ses débuts sur la scène olympique dans quatre ans, pour les Alpes françaises 2030. Inédite, cette édition atteindra la parité femmes-hommes, avec un total de 3 046 athlètes attendus dans 126 épreuves.

Alors que le snowboard cross avait eu droit à son premier « team event » aux Jeux de Pékin en 2022, le ski cross, sport olympique depuis 2010, attendait d'être logé à la même enseigne. Pour Jade Grillet-Aubert, 6e de l'épreuve individuelle aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina en février 2026, c'est une juste récompense. « On avait envie d'être dans les mêmes conditions que le snowboard cross, ça a pris un peu plus de temps qu'eux. Ça donne l'impression que notre sport gagne en visibilité », témoigne la skieuse Haut-Savoyarde.

CNOSF / KMSP

 

Un format déjà existant aux Mondiaux

Depuis quelques années déjà, les athlètes internationaux, dont les tricolores, se sont battus pour obtenir ce changement. Cette fois, ils ont été entendus par les instances et ont notamment obtenu le feu vert de la Fédération Internationale de Ski (FIS). A Melvin Tchiknavorian, qui devrait disputer ses deuxièmes Jeux dans quatre ans, de poursuivre. « Toutes les nations attendaient ce format. C'est une suite logique pour l'évolution de notre discipline, ça veut dire que ce sont des épreuves qui intéressent ». D'autant plus que cette épreuve figure aux Championnats du monde de la FIS depuis 2023. Le duo Jade Grillet-Aubert et Melvin Tchiknavorian est même vice-champion du monde en titre de la discipline. 

En mars 2025 à Saint-Moritz (Suisse), le duo tricolore s'était paré d'argent derrière les indomptables Suisses, à domicile, Fanny Smith et Ryan Regez.

CNOSF / KMSP

 

Alors forcément, quand les Bleus performent aux mondiaux, ça donne de l'espoir et quelques certitudes pour la préparation de cette épreuve par équipes mixtes aux Jeux Olympiques. « On a gagné en expérience sur l'approche de la course et la manière dont ça se déroule », lâche rapidement Melvin Tchiknavorian avant d'être repris par sa coéquipière. « Cela nous montre que c'est possible de monter sur le podium. On doit faire la même chose, mais en mieux », dit celle qui avoue avoir lâché une larme avec l'argent autour du cou à Saint-Moritz.

Jusqu'ici, le ski cross aux Jeux, c'est quatre ans de préparation pour une seule course. Une seule chance de médaille, selon que l'on participe à l'épreuve masculine ou féminine. L'erreur n'est pas permise. Ce format par équipes mixtes va permettre aussi de savourer davantage l'olympiade. « Ça étale la pression plutôt que de tout miser sur une journée, analyse la skieuse, native d'Evian-les-Bains. Aux mondiaux en 2025, j'étais déçue de ma course individuelle et finalement, on s'est rattrapé le lendemain par équipes ». Mais aussi de mettre en place une stratégie particulière. 

 

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A Melvin Tchiknavorian d'en parler le mieux. « Le premier jour, on court pour nous, on tente le tout pour le tout. Sur l'épreuve collective, l'écart de temps compte. Le premier qui part ne doit pas saboter la course pour son coéquipier qui part deuxième ». Aux Championnats du monde, les hommes lancent la course, tandis que les femmes patientent dans les portiques en haut du parcours. Chaque skieuse part ensuite dans l'ordre du chrono effectué par son coéquipier. La course individuelle a aussi lieu la veille de l'épreuve par équipes mixtes. Une organisation qui sera probablement identique dans quatre ans, aux Alpes 2030.

 

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« La sensation de courir davantage pour la France qu'en épreuve individuelle »

Dans un sport plutôt individuel, sur le papier, l'aspect collectif de cette nouvelle épreuve olympique réjouit déjà Jade Grillet-Aubert. « J'aime le côté équipe de ce « team event ». On a la sensation de courir davantage pour la France qu'en épreuve individuelle. Si je me rate, on est deux à être déçus. Si on gagne, c'est une médaille d'équipe ». 

Quel que soit le scénario, les athlètes gagnent ou perdent ensemble. Et sportivement, c'est aussi une opportunité supplémentaire de garnir le tableau des médailles des Bleus. « On le voit comme un gros bonus. C'est une chance de plus de ramener une médaille en plus oui, c'est que du positif ! », conclut la skieuse tricolore. L'envie de revivre les mêmes émotions qu’aux mondiaux de 2025. Qui plus est à la maison, dans quatre ans.


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