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Le record de médailles aux Jeux Olympiques pour Quentin Fillon Maillet, la 20e pour la France... le récap du jour 15 !

CNOSF/KMSP

Biathlon: Quentin Fillon Maillet, la 9e médaille de tous les records

Il lui restait cette médaille à aller chercher. Non pas que Quentin Fillon Maillet soit en manque de récompenses olympiques : 8 au total jusque-là, dont 3 aux Jeux de Milan-Cortina 2026 - toutes en or. Mais la 9e valait record absolu du nombre de médailles pour un sportif français aux Jeux Olympiques. Et puisqu’en 2030 il aura 37 ans, mieux valait ne pas remettre à dans quatre ans ce qu’il pouvait faire dès cette mass start de clôture à Anterselva…

Sans doute y a t-il pensé à l’heure de sortir de l’anneau de pénalité à l’issue du dernier passage au tir. Si Johannes Dale-Skjevdal (20/20 au tir) et Sturla Laegreid (19/20) étaient trop loin devant pour que le doublé norvégien soit contesté, Philipp Horn, 3e, avait une cible dans le dos du haut de ses 6 secondes d’avance sur notre Français, l’un des plus rapides en temps de ski depuis le début des Jeux italiens - le plus rapide sur chacun des cinq tours encore aujourd’hui !

Alors “QFM” a mis résolument le cap sur Horn et fondu sur l'Allemand : “Je savais que j’allais vite sur les skis, raconte t-il. Mon but était d’être dans les siens avant la grosse bosse du parcours, me mettre un instant dans ses skis pour récupérer un peu, et attaquer dans la bosse. J’étais assez sûr de moi.” Plan appliqué à la lettre, le TGV Fillon Maillet avalait l’Allemand dans ladite bosse et fonçait vers le bronze.

Alors bien sûr, quand on est quintuple champion olympique, une médaille de bronze “n’a pas tout à fait la même saveur, mais je la prends quand même, d’autant qu’elle est un peu inespérée avec un 16/20 au tir ! Mais je dirais que j'ai livré ma plus belle prestation en ski, où je finis premier en temps de ski avec 36 secondes d’avance sur Laegreid. Après, je m’en veux un peu des fautes au tir mais c’est quand même une 3e place. Ma 9e médaille olympique, la 4e sur ces Jeux, ma première aussi sur ce format de la mass start où je n’en avais pas encore... Cela reste une magnifique journée!”

Et comment : ce 20 février 2026 le voit devenir l'athlète français le plus médaillé aux Jeux Olympiques, été et hiver confondus, devant les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret (8 médailles). Martin Fourcade - on reste dans la famille du biathlon ! - conserve quant à lui le record de titres olympiques pour un sportif français (6 contre 5 à son cadet Quentin Fillon Maillet).

Un temps en tête avant d’être en échec sur le 3e passage au tir, Émilien Jacquelin a terminé 12e, à 14/20 au tir. Eric Perrot est 20e (13/20), Fabien Claude 27e (11/20).

©CNOSF/KMSP

Vincent Maharavo, pas de finale en halfpipe mais une expérience positive

Après le report des épreuves en raison des conditions météorologiques, les skieurs ont enfin pu s’exprimer sur le halfpipe de Livigno. Seul Français en lice, Vincent Maharavo a donné tout ce qu’il avait. Tombé sur le dernier saut de son premier passage, le Malgache d’origine s’est rattrapé sur son deuxième run. Rien n’était simple pourtant puisqu’il est passé quelques minutes derrière l’un des favoris, le néo-zélandais Finley Melville Ives, victime d’une lourde chute et évacué sur civière. 

Malgré une petite erreur, le tricolore a obtenu la note de 46.25, pas suffisante pour entrer dans le top 12, synonyme de qualification pour la finale. 21e de ses premiers Jeux Olympiques, le skieur de Font-Romeu a gardé le sourire. Il s’est surpris lui-même. “J’ai fait une petite erreur à la fin sur le dernier saut qui m’a coûté beaucoup de points. J’ai un peu joué au loto car je n’avais jamais tenté cette figure à l’entraînement mais j’ai tenté le tout pour le tout, a-t-il déclaré. Je n’aurais pas pensé être capable de skier comme ça. Malgré tout, je me suis fait plaisir. Ça me motive à m’entraîner encore plus fort. C’était une super expérience”. Déjà projeté vers les Alpes 2030, Vincent Maharavo espère faire mieux dans quatre ans. “Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en halfpipe (il a commencé il y a un an et demi, ndlr) mais je pense que je suis un bon skieur. Ça paiera un jour”. 

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Marielle Berger Sabbatel, 4e de ses derniers Jeux 

Elle n’aura pas vécu le finish rêvé. Il y avait des larmes et beaucoup d’émotions après cette finale de ski cross. Leader de l’équipe de France de ski cross, Marielle Berger Sabbatel a vu la médaille olympique se dérober sous ses doigts. La tricolore a terminé au pied du podium pour les derniers Jeux Olympiques de sa carrière, après une 19e place à Sotchi en 2014 et une 10e à PyeongChang en 2018. “Finir 4e, c’est triste. Je suis forcément déçue, a déclaré à chaud la Savoyarde, avant de prendre un peu plus de recul. Aujourd’hui, j’ai 36 ans et j’ai joué une finale olympique, ce n’est pas rien”. Ces Jeux marquent la fin de sa carrière, bien qu’il reste quelques manches à jouer en Coupe du monde. Il est l’heure de tourner la page d’une carrière longue comme son bras, auréolée de 34 podiums en Coupe du monde. “J’ai le droit à une retraite bien méritée. Ça fait quinze ans que je fais du ski cross, mon corps a besoin de souffler. Le livre doit se refermer à un moment”.

Dans le reste du clan tricolore, Jade Grillet-Aubert n’a pas réussi à se hisser en finale, mais a très vite rebondi, terminant à la 2e place de la petite finale. Elle termine donc 6e de ses deuxièmes Jeux. “Je venais ici pour une médaille. En demi-finale, j’ai fait des erreurs qui coûtent méga cher. Je suis déçue mais je vais essayer de construire la suite sur ce que j’ai fait de bien, a déclaré la native d’Évian. Ça fait quatre ans que je ne pense qu’à ça. J’ai tout construit pour une médaille aujourd’hui. J’étais en forme, j’avais tout pour y arriver, je me suis ratée comme une grande”. 

Les néo-olympiennes du groupe, Anouck Errard et Mylène Ballet-Baz, se sont arrêtées aux portes de la demi-finale. Malgré la déception, nos tricolores essaient d’en tirer du positif, à l’image de Mylène, qui se projette déjà sur les Jeux de 2030. “La niaque était là, le physique quasiment à 100%. C’est une première expérience aux Jeux”. Touchée au genou depuis la Coupe du monde à San Pellegrino, quelques semaines avant les Jeux, Anouck Errard a “serré les dents”.Je suis contente d’avoir vécu mes premiers Jeux. Ça donne envie pour la suite. Je serai plus en forme dans quatre ans !”. Les garçons ont rendez-vous demain avec l’ambition de décrocher une médaille olympique. 

CNOSF/KMSP

Bob à deux : Margot Boch et Carla Sénéchal rêvent encore du top 10

Visages phares du bobsleigh français, Margot Boch et Carla Sénéchal entraient en compétition pour le bob à deux ce soir. Après la 10e place en monobob de Margot Boch, le duo tricolore vise là aussi un top 10. La première des quatre manches (les deux dernières auront lieu demain, samedi) ne s'est pas passée comme prévu, avec plusieurs fautes au pilotage. Avec plus d’une minute de retard du tandem américain en tête, les Françaises avaient une deuxième chance de s’exprimer. Leur deuxième round a été bien plus réussi, avec de belles trajectoires et une fin de piste bien maîtrisée par Margot Boch, la pilote à l’avant de l’engin. Plus rapides, les Françaises ont amélioré de 13 centièmes de secondes leur temps de la première manche. Elles ont réussi à reprendre deux places, en passant de la 19e à la 17e place. Si le top 10 risque d’être compliqué à atteindre, le top 15 est plus que jamais en ligne de mire. 

CNOSF/GettyImages

Short-track : Aurélie Lévêque termine sur une demie… et du spectacle

A-t-on assisté à la course de short-track la plus folle de ces Jeux Olympiques ? Que de rebondissements dans la deuxième demi-finale du 1 500 m, dans laquelle concourait notre dernière représentante, Aurélie Lévêque ! Une chute, deux chutes, trois chutes (Aurélie, justement), quatre chutes, cinq chutes et même six chutes, le plus souvent sans contact direct entre les concurrentes, pour un dénouement privant notamment les Néerlandaises de finale A… tout comme notre Française, qui coupe la ligne en 5e position.

L’autre Française engagée, Cloé Ollivier, s’était arrêtée en quarts de finale. La tricolore avait franchi la ligne en troisième position, dernière qualifiée pour les demies à ce moment, mais l’arbitre après vérification vidéo a jugé litigieuse sa résistance à l’Italienne Arianna Sighel et elle a écopé d’une pénalité. Les Jeux des Bleu(e)s du short-track se terminent ici, marqués notamment par deux prometteuses 7e places dans les relais.

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