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Clément Noël et Chloé Trespeuch, deux leaders pour ouvrir la marche lors de la cérémonie d’ouverture

Visuels des porte-drapeaux de la délégation olympique à Millan-Cortina 2026

EquipeFRA

Ils n’ont ni la même discipline ni le même rapport au temps. Pourtant, ce vendredi 6 février, ils marcheront côte à côte, drapeau français en tête, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. En effet, Clément Noël et Chloé Trespeuch ont été désignés, la semaine dernière, porte-drapeaux de l’Équipe de France olympique. Un choix assumé, porté par leurs pairs, qui raconte leur importance au sein de la délégation tricolore.

Chez Clément Noël, l’émotion s’est mêlée à une forme de pudeur. « Je suis très fier d’avoir été élu par mes pairs », a confié le champion olympique de slalom, conscient du symbole et de la responsabilité. Le Vosgien n’a jamais cherché à s’imposer, préférant laisser parler la piste et la constance de ses résultats. « On m’a fait confiance pour emmener l’équipe derrière moi », a-t-il expliqué, évoquant cette fierté particulière de représenter un collectif riche de talents et d’histoires. Pour lui, ce rôle ne se vit pas seul. « Je suis très content de le partager avec Chloé », a-t-il souligné, saluant un palmarès et une expérience qui forcent le respect.

Originaire des Vosges, Clément Noël n’a jamais renié d’où il venait, même après avoir intégré très tôt les structures savoyardes du ski de haut niveau. Avant Val d’Isère, il s’est formé à l’US Ventron, loin des grandes stations alpines et de leurs projecteurs. Ce parcours l’a obligé à grandir vite, à s’adapter, à gagner en autonomie, sans brûler les étapes. Il a appris le haut niveau par le travail et la durée, bien plus que par l’exposition.

Clément Noël « vise plutôt la manière que le résultat »

Sur les skis, Clément Noël arrive sur ces Jeux Olympiques dans une dynamique solide. En neuf slaloms disputés cette saison, il n’est sorti du top 10 qu’à une seule reprise, avec une 12e place à Gurgl (Autriche). Vainqueur à Madonna di Campiglio (Italie), deuxième à Levi (Finlande) et Alta Badia (Italie), troisième à Schladming (Autriche), le Français occupe la troisième place du classement général de la Coupe du monde de slalom. Une régularité qui confirme son statut, sans pour autant changer son approche.

« Je vise plutôt la manière que le résultat », répète-t-il, fidèle à cette quête d’un ski juste, libéré de la frustration excessive. Champion olympique à Pékin en 2022, après deux quatrièmes places frustrantes à Pyeongchang, il aborde l’échéance italienne avec lucidité et sérénité. « Les Jeux, c’est une course tous les quatre ans, on ne peut pas se préparer uniquement sur ça », a rappelé le skieur français le plus victorieux de l’histoire en Coupe du monde de slalom (15 succès).

Celle qui l’accompagnera, la snowboardeuse Chloé Trespeuch, incarne une autre facette de l’excellence française. Figure du snowboard cross depuis plus de quinze ans, la Savoyarde a traversé les générations sans jamais quitter le sommet. Médaillée olympique à deux reprises, avec le bronze à Sotchi, alors qu’elle n’avait que 19 ans, et l’argent à Pékin, elle s’apprête à vivre ses quatrièmes Jeux avec un regard nourri par l’expérience et les épreuves.

« Je suis très fière que ce soient les athlètes qui m’aient choisie », a-t-elle confiée, attachée à cette reconnaissance venue de l’intérieur du groupe. Première snowboardeuse de l’histoire à porter le drapeau français, elle y voit un symbole fort pour une discipline moderne, mais profondément ancrée dans la réussite olympique tricolore.

« L’objectif, c’est de viser la médaille d’or » pour Chloé Trespeuch

La saison de Chloé Trespeuch a confirmé cette capacité à revenir, encore. 3e puis 2elors des deux manches de Coupe du monde à Dongbeiya (Chine) en janvier, elle a retrouvé les sensations et la confiance après un début d’hiver plus discret. Leader naturelle, membre de l’Armée des Champions, elle assume pleinement ses ambitions. « L’objectif, c’est de viser la médaille d’or », annonce-t-elle, portée par un retour à une forme complète, tant physique que mentale. Maman depuis 2024, elle a rééquilibré son rapport à la performance sans jamais renoncer à l’exigence du très haut niveau.

En dehors de la piste, Chloé Trespeuch s’est imposée au fil des années comme un repère de la délégation française. Présente depuis plus de quinze ans au plus haut niveau, elle occupe une place déterminante au sein de son collectif. Son parcours l’a naturellement conduite à s’investir dans la représentation des athlètes, la transmission des expériences et la valorisation du sport féminin. Être porte-drapeau s’inscrit dans cette continuité : celle d’une athlète identifiée, écoutée, capable de porter une parole collective.

« Oui, c’est énergivore, mais on sait gérer »

Dans leur discours, une même idée revient : l’énergie. Celle que demande le rôle de porte-drapeau, mais aussi celle qu’il procure. « Oui, c’est énergivore, mais on sait gérer, arriver en forme et quand même performer », explique Clément Noël, dont les épreuves sont suffisamment éloignées de la cérémonie pour ne pas perturber sa préparation. Chloé Trespeuch partage ce sentiment, convaincue que cette responsabilité sera un moteur supplémentaire. 

« Il y a un gain d’énergie énorme à vivre chaque parcours d’athlète au plus près, c’est une motivation supplémentaire », assure-t-elle. Dans quelques heures, ce vendredi 6 février, lorsqu’ils s’élanceront en tête de la délégation française, ils ne représenteront pas seulement leurs disciplines respectives, ils incarneront une vision collective du sport de haut niveau français, faite de constance, de résilience et de transmission. 

 


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