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Hockey sur glace (H) : une équipe de France lucide, ambitieuse et soudée face au défi olympique

CNOSF/KMSP

Plus de vingt ans après sa dernière participation olympique, lors des Jeux Olympiques de Salt Lake City, en 2002, l’équipe de France masculine de hockey sur glace retrouve la scène des Jeux avec une émotion particulière. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce lundi 9 février, les joueurs et le staff ont livré  un discours à la fois lucide et marqué par la fierté du chemin parcouru, mais également l’envie assumée de se mesurer aux meilleures nations mondiales. D’entrée, Antoine François, directeur technique national, a rappelé le caractère exceptionnel de ce rendez-vous. 

« Toute l’équipe est absolument ravie d’être ici à Milan. C’est quelque chose d’assez exceptionnel de rejoindre ce tournoi plus de vingt ans après Salt Lake City », a-t-il expliqué, en évoquant une préparation rendue particulière par l’attente de l’officialisation de la qualification. « On a vécu une préparation à la fois courte et intense », a-t-il poursuivi, soulignant le travail mené à la fois sur l’organisation et sur le suivi individuel des joueurs pour arriver « dans la meilleure forme possible ».

«Être à la hauteur de l’événement»

L’objectif est clair, il est « d'être à la hauteur de l’événement », avec « une certaine ambition et une détermination », en s’appuyant sur « un groupe extrêmement bien construit ». Dans la continuité de ce propos, Yorick Treille, entraîneur principal de l’équipe masculine, a décrit un groupe progressivement entré dans sa bulle. « Depuis l’annonce de notre participation, il y a énormément d’excitation », a-t-il confié, expliquant le choix d’une arrivée anticipée sur site afin de gérer à la fois la logistique et l’aspect émotionnel.

« On a pu absorber le côté un peu Disneyland des Jeux Olympiques », a-t-il raconté, avant d’insister sur la montée en intensité de la préparation. « Aujourd’hui, on rentre tout doucement dans notre bulle », a-t-il précisé, évoquant des entraînements « très intenses », des temps de repos maîtrisés et une équipe désormais au complet.  « La famille est réunie, tout le monde est en forme, dans le bon état d’esprit », a-t-il résumé, avant d’affirmer la ligne de conduite : « jouer selon notre ADN, jouer avec nos forces et gagner du respect à travers nos matchs ». Interrogé sur les adversaires, la Suisse, la Tchéquie et le Canada, Yorick Treille n’a éludé aucune difficulté. « La Suisse n’est peut-être pas favorite, mais elle fait partie de la cour des grands », a-t-il analysé, rappelant ses récentes médailles mondiales et sa capacité à mettre de la pression grâce à sa vitesse.

«C’est un peu la dream team du dernier quart de siècle»

Sur la Tchéquie, il a évoqué « une grande nation de hockey », forte de nombreux joueurs évoluant en NHL. Quant au Canada, il a assumé l’ampleur du défi. « C’est un peu la dream team du dernier quart de siècle », a-t-il déclaré, voyant dans ces confrontations « un honneur » et « un plaisir » pour ses joueurs. Concernant Alexandre Texier, légèrement touché avant la pause olympique, le staff s’est voulu rassurant. « Il a pu s’entraîner et c’est très positif », a expliqué Treille, confirmant que tout était mis en œuvre pour compter sur lui dès le premier match. Capitaine emblématique, Pierre-Édouard Bellemare a essayé de mettre des mots sur ce que représente cette aventure. « Je n’ai pas assez de vocabulaire pour expliquer exactement ce qu’on ressent au village », a-t-il confié, évoquant un mélange « surréaliste » entre cérémonie, village olympique et partage avec les autres athlètes.

Face aux trois adversaires futurs adversaires des Bleus, il a préféré y voir « un privilège » et « une chance d’une vie », notamment pour les plus jeunes. « Le plus grand respect que je peux donner à ces joueurs, c’est de donner 120% », a-t-il expliqué, refusant le principe que l’adversaire serait naturellement plus fort. Sur la force du collectif, Pierre-Édouard Bellemare a rappelé l’ADN historique de l’équipe. « Notre force, ça a toujours été un groupe avec une mentalité de chiens galeux », a-t-il raconté, évoquant un état d’esprit fait de sacrifice, de travail et de respect gagné sur la glace. « On va jouer contre des équipes plus talentueuses, mais elles ne peuvent pas avoir plus de cœur que nous », a-t-il affirmé, déterminé à montrer « que le maillot passe en premier ».

Revenu en sélection pour ces Jeux, Alexandre Texier, seul joueur français évoluant en NHL, a exprimé sa fierté. « Je me sens bien physiquement, excité d’être ici », a-t-il déclaré, décrivant les Jeux comme « un objectif » et une occasion unique de représenter la France. Même émotion chez Stéphane Da Costa, qui a rappelé combien ce rêve était désormais une réalité. « On va jouer match par match, pierre par pierre, et on verra le résultat à la fin », a déclaré le Français. À Milan, l’équipe de France masculine de hockey sur glace s’avance donc sans naïveté mais avec une conviction profonde. Face à des géants, les Bleus veulent imposer leur identité, leur solidarité et leur combativité.


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