Aller au contenu principal

Entre favoris et néo-olympiens, le ski de bosses français veut briller à Livigno

CNOSF/KMSP

A la veille de l’entrée des Bleus en ski de bosses, Albert Bedouet, l’entraîneur de l’équipe de France s’avance plutôt confiant. Après avoir participé à la cérémonie d’ouverture à Livigno, ses protégés ont enchaîné trois séances d’entraînement sous le soleil éclatant d’Italie, et sur une piste de qualité. « C’est une piste technique et spectaculaire, raide et longue, avec de grosses bosses, analyse le chef d’équipe. Je suis content de ce que j’ai vu. Les filles et les garçons sont en forme, tous les feux sont au vert ». 

Cette piste olympique semble parfaitement convenir à Perrine Laffont, la boss des bosses. « C’est une piste un peu plus technique que sur les deux dernières olympiades mais c’est cool, c’est challengeant. La qualité de neige est super agréable », se réjouit la championne olympique de Pyeonchang 2018. Ce profil de piste lui plaît, d'autant plus qu'elle est similaire à la piste sur laquelle elle s’est entraînée il y a quelques semaines à Tignes, en stage pré-olympique. 

Leader masculin de l’équipe de France de ski de bosses, Benjamin Cavet va lui aussi pouvoir se produire sur une piste à son avantage. « Elle correspond à mes forces. Il y a une belle section du milieu où l’on peut produire du beau ski. Les sauts sont gros, je vais pouvoir mettre de l’amplitude », explique le double vice-champion du monde (en 2017 et 2021). 

Perrine Laffont, un statut de favorite assumé

Sept tricolores vont prendre part aux épreuves de ski de bosses et bosses parallèles. Côté féminin, en plus de Perrine Laffont, les Bleus vont pouvoir compter sur Camille Cabrol, qui prend part à ses troisièmes Jeux Olympiques et Marie Duaux, néo-olympienne. Sextuple championne du monde, “Pepette” représente l’une des grandes chances de médailles de cette équipe de France. Un statut qu’elle a appris à gérer. « Il faut accepter qui je suis, les résultats que j'ai eus et ne pas voir ça comme un poids mais plutôt comme une énergie ». Son entraîneur Albert Bedouet se veut plutôt rassurant à l’approche de cette nouvelle olympiade. « Perrine est une skieuse d’expérience qui a l'habitude d’appréhender ce genre d’événements », glisse-t-il alors que la leader de l’équipe de France s’apprête à prendre le départ de ses quatrièmes Jeux.

22e à Pyeongchang en 2018 et 18e à Pékin en 2022, son amie Camille Cabrol a aussi l’expérience de ces grands rendez-vous. Jusqu’ici, la Savoyarde n’a jamais fait de podium. « La médaille traîne dans un coin de ma tête mais je n’ai pas envie de me fixer un objectif précis. J’ai juste envie de donner mon maximum », explique celle qui a fait un top 5 aux mondiaux l’année dernière. Pour la benjamine de ce groupe France, Marie Duaux, ces premiers Jeux seront une découverte.

C’est aussi une grande première pour Paul-Andréa Gay (19 ans), Thibaud Mouille (26 ans) et Arthur de Villaucourt (22 ans), qui a eu la surprise d'être sélectionné à la suite d'une réallocation de quota. Les deux premiers s’avancent sans complexe. Ils veulent juste profiter de cette aventure olympique. 
« Si j’arrive à me faire plaisir sur la piste des Jeux, ça serait déjà super cool. Le plus important, c’est de ne pas me perdre avec la pression et faire ce que je fais le reste de la saison », glisse le benjamin. « C’est une course qui peut changer ma vie mais j’essaie de ne pas trop y penser ». « Je fais de l’acrobatie depuis que j’ai 8 ans. C’est pour vivre des Jeux olympiques que je suis tombé amoureux de ce sport. Je veux montrer tout mon potentiel et essayer d’aller titiller les meilleurs », ambitionne Thibaud, à la veille de sauter dans le grand bain devant ses proches.  

Benjamin Cavet rêve d'un podium

Benjamin Cavet lui est dans une autre dimension. Avec trois victoires en Coupe du monde, 34 podiums mondiaux et trois participations aux Jeux Olympiques (4e à Sotchi en 2014, 25e à Pyeongchang en 2018 et 4e à Pékin en 2022), le pensionnaire du club de la Vallée d’Abondance ne vient pas à Livigno pour faire de la figuration. « Être qualifié aux Jeux n’est plus suffisant. J’ai des attentes désormais. L’objectif, c’est la médaille ». 

Pour l’atteindre, il faudra d’abord passer les qualifications demain, mardi 10 février, dès 11h15. Pour le clan féminin, le rendez-vous est donné à 14h15. 


Partenaires mondiaux


Partenaire officiel

Retour en haut de la page