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Quentin Fillon Maillet légendaire, le doublé de Mathis Desloges… le récap du jour 8 !

CNOSF/KMSP

Mathis Desloges à nouveau vice-champion olympique !

Toute l'équipe de France s'est précipitée vers Mathis Desloges pour l'étreindre en criant « Qui ne saute pas n'est pas Français » dans l'aire d'arrivée. Car cette fois, au bout de deux épreuves, la hiérarchie est claire : en cette première semaine des Jeux, Mathis Desloges est bien le deuxième meilleur skieur du plateau, derrière la légende Johannes Klaebo... mais devant tous les autres représentants de l’armada norvégienne. Comme sur le skiathlon dimanche, notre Français de 23 ans n’a été devancé que par Klaebo ce vendredi sur l'individuel 10 km libre, prenant le meilleur sur Einar Hedegart, Harald Amundsen et Martin Nyenget, trio norvégien qui le suit dans cet ordre à l’arrivée de la course.

En tête au premier intermédiaire, Mathis Desloges a ensuite pâti de l’accélération de Klaebo (parti prudemment pour ses standards, 12e au premier pointage) mais a gardé le rythme pour terminer avec seulement cinq secondes de retard sur le Scandinave au bout de 21’41’’1 minutes d’effort… contrairement à l'autre favori de l'épreuve, Einar Hedegart, qui avait pris la tête à mi-course mais a explosé dans le dernier tiers du parcours, passant de cinq secondes d’avance à 14 secondes de retard à l’arrivée !

Deuxième médaille d’argent à Tesero pour notre Français qui découvre les Jeux… et nouvelle belle prestation collective puisque Hugo Lapalus (8e) et Victor Lovera (10e) terminent également dans le top 10. Jules Lapierre quant à lui est 16e. Le ton est donné : « Dimanche soyez devant vos télés parce qu'on compte bien se battre pour l'or ! » prévient d'ores et déjà Mathis dans son interview d'après-course du jour.

©CNOSF/KMSP

Deuxième titre olympique pour Quentin Fillon Maillet

Une fois de plus, les spectateurs nichés à Anterselva ont eu droit à une belle bataille entre Français et Norvégiens sur le sprint 10km. A l'arrivée, c'est Quentin Fillon Maillet qui l’emporte. Après l’or sur le relais mixte, le quintuple médaillé à Pékin 2022 a récidivé sur le sprint. Premier favori à s’élancer, notre tricolore a survolé la course, en étant le plus rapide sur les skis et irréprochable au tir, pour décrocher la médaille d'or devant les Norvégiens Vetle Sjaastad Christiansen et Sturla Holm Laegreid. Une course parfaite pour ajouter une nouvelle médaille à son palmarès de géant. Le biathlète de 33 ans s'est offert son quatrième titre olympique et son septième podium olympique en carrière. Bras levés sur le podium, le Jurassien a partagé sa joie démesurée. « Depuis 3-4 ans, ça a été compliqué pour revenir à mon meilleur niveau. Il y avait beaucoup de doutes au niveau du tir. J’ai beaucoup gambergé. Mais aujourd’hui, j’ai réussi à construire ce que je voulais, c’est incroyable ! Me dire que j’ai quatre médailles olympiques, c’est dingue. C’est aussi le deuxième titre sur cette olympiade, c’est fabuleux... »

D’une rapidité insolente sur le tir, Emilien Jacquelin a aussi réalisé une course d’une autre planète face aux cibles mais le Grenoblois a terminé au pied du podium, à deux dixièmes seulement. En larmes à la fin de la course, le biathlète français a laissé parler son émotion. « Il manquait un peu de jus et de carburant. Passer si proche du podium, ça pique, mais ça me rendra plus coriace pour dimanche (pour la poursuite, ndlr). Peu importe ce qu’il se passera, je veux aller plus loin et donner mon maximum », a confié le double vice-champion olympique en 2022. Eric Perrot et Fabien Claude ont respectivement terminé 9e et 39e.

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Timothy Loubineaud était si près…

Conquis, le Milano Speed Staking Stadium a porté Timothy Loubineaud dans son ultime effort. Notre Français venait de prendre le dessus sur Sander Eitrem dans le mano a mano haletant qui les opposait couloir contre couloir et, le champion olympique du 5 000 m distancé, Timothy luttait à présent à distance pour la médaille de bronze dans cette finale du 10 000 m. Aux 8400 m, il pointait toujours dans le même dixième que Jorrit Bergsma (10’39’’08 contre 10’39’’15). Mais le Néerlandais avait fini très fort et le dernier kilomètre a été fatal pour notre tricolore, qui termine pour quatre petites secondes au pied du podium (12’40’’48 à 12’44’’20). 

« Sur la fin, je n'ai pas eu les jambes, déplorait-il. J'étais fort, mais pas assez. J’ai été régulier toute la saison, je suis monté sur les podiums tous les week-ends… Je suis du mauvais côté du "truc" aujourd’hui, mais j’ai donné tout de ce j’avais. Ils sont trois à avoir été plus forts que moi, c’est comme ça. » Reste qu’être déçu de réaliser de ces 4e et 5e places aux Jeux Olympiques (5e sur 5000 m, 4e sur 10 000) en dit long sur la dimension nouvelle prise par le tricolore ces derniers mois. En outre, ses Jeux ne sont pas finis, avec la mass-start et l’épreuve par équipes encore au programme : « Je n’ai pas le droit d’être déçu trop longtemps, il y a des mecs qui comptent sur moi. » 

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Hockey sur glace : les Bleus ont (un temps) fait douter les Tchèques

Un deuxième tiers-temps complètement fou ! Jusque-là menés 0-2 par la Tchéquie, les tricolores ont soudain débloqué spectaculairement leur compteur de buts dans ces Jeux Olympiques par Louis Boudon (deux fois) et Hugo Gallet, le tout en l’espace de cinq minutes, entre la 21e et la 26e ! Avantage 3-2 pour les hommes de Yorick Treille, mais le chemin restait long : les champions du monde 2024 ont recollé au score sept minutes plus tard, avant de reprendre les commandes juste avant la pause. Leurs esprits repris après cette séquence de “furia francese”, les Tchèques ont fait parler la hiérarchie mondiale pour ajouter deux derniers buts et l’emporter par 6-3.

« On a mal commencé avec ces deux buts encaissés très tôt, rembobinait le double buteur Louis Boudon, puis on arrive à avoir un power play, on met un but, un momentum s’installe, on en met un deuxième, puis un troisième… Mais on n’a pas réussi à le garder jusqu’à la fin du tiers pour se donner une chance dans le troisième. Le but du 3-4 juste avant la fin du deuxième tiers nous coupe un peu les jambes. On a essayé dans le dernier mais c’était trop compliqué. »

Ce dimanche, un match de gala attend nos Français face à l’épouvantail canadien et ses stars de la NHL. Rappelons que le format de la compétition assure ensuite quoi qu’il arrive aux Français de disputer a minima un match supplémentaire en barrages.

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Soupe à la grimace pour le snowboard cross féminin 

Le vendredi 13 n’aura pas porté chance à nos Françaises en snowboard cross. Au lendemain des 4e, 5e et 6e place de ses homologues masculins, le quatuor tricolore n’a pas réussi à obtenir de médaille olympique. « Je suis déçu pour les athlètes parce qu’ils méritent tellement. C’est dur. Est-ce que le fait de dire qu’ils étaient potentiellement tous médaillables, ça leur a mis la pression ? Je ne sais pas, il faudra en discuter tous ensemble » analysait à chaud Kévin Strucl, l’entraîneur des Bleus. Le snowboard cross français est assurément l’une des meilleures nations au monde. Mais cette fois, cela n’a pas tourné en sa faveur. « C’est la dure loi du sport. Je suis tombée sur plus forte que moi aujourd’hui. C’est la course d’un jour et aux Jeux, il faut être meilleure partout quel que soit le parcours », a déclaré Julia Nirani-Pereira déçue, 6e. Au bord des larmes, Chloé Trespeuch a encore du mal à avaler sa 9e place, elle qui participait à ses quatrièmes Jeux Olympiques. « Je ne suis pas revenue de grossesse pour ça. J’ai beaucoup donné pour cette journée. J’étais dans un bon état d’esprit mais parfois, ça ne suffit pas » a-t-elle confié un peu plus d’un an après avoir donné naissance à son fils, Marlo.  

Pour les plus jeunes, c’était l’heure de la découverte. Léa Casta, vainqueur du globe de cristal l’an dernier, disputait ses premiers Jeux Olympiques. Si elle avait en tête de faire un podium avec son duo de choc, Julia Nirani-Pereira, sa 8e place lui laisse un goût amer. « Je suis un peu déçue de ne pas avoir ramené de médaille mais j’ai donné le maximum de ce que j’avais. Je pouvais difficilement faire mieux, glissait notre jeune athlète de 20 ans, avant de tourner la page. Je me suis trop régalée ici, c’était une belle découverte. C’est une ambiance à laquelle je ne suis pas habituée. Je suis quand même fière de moi ». Une fierté partagée pour Maja-li Iafrate Danielsson, qui participait aussi à sa première olympiade. La Française a été éliminée en quart de finale. « Je prends ça comme une expérience pour la suite. J’emporte avec moi énormément de souvenirs ». 

La délégation bleue a encore l’opportunité de briller sur l’épreuve par équipes dimanche 15 février, de quoi apporter un lot de consolation à cette belle équipe de France. « Le staff et les athlètes méritent de vivre de grandes émotions, a conclu Julia Nirani-Pereira avant de se projeter sur la suite. Je n’arrêterai pas ma carrière sans médaille individuelle. Je mettrai le clignotant en 2034 donc il me reste encore deux olympiades pour l’avoir. Je vais travailler comme une malade, on va y arriver ! »

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Le coup de massue pour Adam Siao Him Fa 

Le visage grimaçant en fin de programme ne fait aucun doute. Adam Siao Him Fa est déçu de la prestation livrée sur la glace de Milan. Sur le podium provisoire mardi après le programme court, le patineur de 25 ans ambitionnait de décrocher une médaille ce soir grâce au programme libre. Devant un public acquis à sa cause (il a été applaudi dès son entrée sur la glace pour l’échauffement), le champion d’Europe 2023 et 2024 a craqué dès le début du programme, avec une première chute déstabilisante. Médaillé de bronze aux championnats du monde en 2024, Adam Siao Him Fa a terminé le concours à la 7e place, juste devant l'ultra favori Ilia Malinin. Sous pression, l'Américain n'a pas réussi à livrer la prestation espérée. « Je suis très déçu de ce programme. Après la première chute, j'ai essayé de me reconcentrer. Enchaîner erreur après erreur sur la compétition la plus importante, c'est dur à encaisser », regrette le Français, qui peine à trouver les mots. 

Sur le Bolero de Ravel, Kevin Aymoz a terminé à la 11e place après avoir terminé 7e du programme court mardi. Le “chouchou” du public français, septuple champion de France, s’est battu jusqu’au bout. S’il n’a pas pu accrocher de médaille, il a gagné les cœurs de l’Arena de Milan. « J'avais beaucoup de stress mais c'est la première fois de ma vie que je me sens autant en paix avec moi-même. C'était magnifique de vivre cette journée. Je n'ai rien lâché, je me suis battu jusqu'au bout, je sors sans regret. Je ne sais pas quelle médaille j'ai gagné, mais j'ai offert mon cœur sur la glace à tout le monde », a déclaré en larmes notre tricolore. 

D’un show stratosphérique, le Kazakhstanais Mikhail Shaidorov a décroché sa première médaille d'or, à seulement 21 ans. Le podium a été complété par un duo japonais : Yuma Kagiyama (argent) et Shun Sato (bronze). 

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Lucas Defayet, dans le top 20 et beaucoup de fierté 

Il est allé jusqu’à 122 km/h sur la piste de bobsleigh de Cortina d'Ampezzo. Seul français engagé sur l’épreuve du skeleton, notre tricolore Lucas Defayet disputait les deux dernières manches, ce vendredi 13 février. Comme hier lors de ses deux premiers passages, il a terminé 20e à l’issue de sa troisième série, avant de grappiller une place lors de sa dernière course. Alors qu’il disputait ses premiers Jeux Olympiques, le Breton a terminé 19e, avec une stabilité étonnante. En quatre manches, il a réalisé quasiment le même score, à quelques centièmes près. S’il visait un top 15, le Français n’a aucun regret. « J’ai tout donné et je ne suis pas déçu de ce que j’ai produit. Il y a beaucoup de choses positives, a-t-il déclaré. C’est un grand soulagement. Je peux enfin dire que je suis olympien, parce que je n’osais pas me le dire avant la compétition. Maintenant, je vais en profiter pour aller voir un maximum d’autres disciplines et encourager les Bleus en espérant que l’Equipe de France remporte encore beaucoup de médailles. »

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