Deux médailles et des débuts en fanfare aux Jeux Olympiques pour le ski-alpinisme... le récap du jour 14 !
Emily Harrop et Thibault Anselmet, médaillés en ski-alpinisme aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina.
Le ski-alpinisme marque des points avec Thibault Anselmet (bronze) et Emily Harrop (argent)
Ils étaient attendus comme des géants sur la piste de Bormio. Thibault Anselmet et Emily Harrop, grands favoris du ski-alpinisme, ont assumé leur statut. Pour la première aux Jeux Olympiques de leur discipline, la franco-britannique et le Savoyard ont respectivement décroché l’argent et le bronze sur le sprint individuel. Même s’ils venaient pour l’or, nos tricolores sont ressortis très heureux de leur course. “Être sur le podium de ce premier événement olympique de notre sport, c'est une grande fierté. J'espère que ça a plu et que les gens ont vibré avec nous”, a déclaré la vice-championne olympique. Mal embarqué en début de finale, Thibault a fait une remontada pour s’offrir son premier podium olympique. “Je n'ai pas réussi à gérer l’ambiance et la pression aujourd’hui. Donc au final, je suis vraiment content d'être allé chercher le bronze”.
Margot Ravinel à quant à elle fini 6e de la finale, alors qu’elle a longtemps été en embuscade pour le podium. Les manipulations qu’exigent la discipline lui ont coûté cher. Un peu frustrée, la jeune athlète de 23 ans a conclu ses Jeux avec le sourire. “J’ai tout donné, je n’ai pas de regrets. L’ambiance était dingue avec ma famille et mes amis. J’ai vécu une super expérience”, dit-elle, en donnant rendez-vous aux Jeux de 2030. S’il s’est arrêté aux portes de la finale, Pablo Giner Dalmasso enfin a tout de même vécu un moment exceptionnel. “Il y a beaucoup de fierté d’avoir participé aux Jeux. J’ai vécu plein d’émotions aujourd’hui, c’était fort. J’en ai profité à fond”, a savouré l’athlète de 24 ans.
Combiné nordique : les Bleus terminent leurs Jeux sur une 9e place en duo
Nos Bleus du combiné nordique ont refermé leurs Jeux Olympiques sur une 9e place du binôme Marco Heinis et Maël Tyrode en sprint par équipes. Grâce notamment à un saut de Marco mesuré à 124,5 m, les Bleus abordaient le ski de fond l’après-midi en sixième position, à 11 secondes de la troisième place provisoire… Et même si “le podium n’était pas réellement un objectif, on s’était donné le droit de jouer une belle place après le saut, relève Maël. Cela ne s’est pas aligné aussi bien qu’on aurait voulu, mais 6e ou 9e ça ne change pas la face du monde non plus.”
Car nos Bleus ont souffert sur les skis, rétrogradant finalement à la 9e place, à 3’21’’ de l’or (sans surprise la Norvège) et 2’99’’ du bronze (l’Autriche) : “Beaucoup d’envie mais du mal à skier fort, une énergie moindre dans certains passages techniques... décrit Marco. Ce matin j’ai pris beaucoup de plaisir à sauter, mais là il manquait un peu de tout sur les skis. On a donné le meilleur de nous-mêmes mais les meilleurs sont devant à l’arrivée. Pour l’instant, il y a un peu de regrets ; on va essayer d’apprendre de cette performance et d’aller de l’avant.” Maël abonde pour conclure cette première expérience olympique du duo : “Il va falloir rebondir et, malgré tout, on apprend beaucoup de ces courses-là.”
Patinage de vitesse : Valentin Thiebault donne rendez-vous en 2030
Quelques jours après une cinquième place sur la poursuite par équipes, Valentin Thiebault s’est classé 17e du 1500 m, “ma dernière épreuve pour ces Jeux.” Laquelle était aussi sa première en individuel, “et je pense que j’ai ressenti un peu de pression, avoue t-il. J’ai manqué de relâchement. On est deux seulement sur la glace, tous les yeux sont rivés sur nous, et j’ai senti que j’étais un peu crispé. C’était dur de créer de la vitesse et j’ai senti le mal de jambes plus tôt que prévu !”
A 27 ans, il reste novice sur la glace et ne perd pas de vue l’objectif : “les Jeux de 2030. Dans ce groupe, on vient tous du roller et on savait que ce serait dur de performer dès 2026. Nous étions là pour apprendre. On a fini 5e par équipes, Timothy (Loubineaud, ndlr) a aussi pris des 4e et 5e places en individuel, mais dans notre esprit l’objectif a toujours été 2030. Alors maintenant plus qu’à retourner bosser et dans quatre ans, nous revoilà !” Fini, Milan, vraiment ? "Non ! Il reste les copains sur la mass-start, je serai dans les tribunes pour les encourager !"
Patinage artistique : Lorine Schild a profité... et grappillé
Cette fois, Lorine Schild a quitté la glace tout sourire, loin de son défaitisme d'après le programme court, quand elle se voyait déjà hors du "cut" pour revenir présenter son libre deux jours plus tard. "J'étais tellement déçue de ne pas pouvoir présenter ce libre que je préparais depuis si longtemps..." Et puis les résultats des autres patineuses lui avaient permis de se faufiler 24e et dernière qualifiée pour le second acte de ce jeudi soir. Alors cette fois, la joie était de rigueur après son passage au son d'un medley d'Armand Amar noté 111.45. Certes pas son meilleur de la saison (126.86) mais au total un 167.08 de bonne tenue qui lui permet même de gagner deux places dans la hiérarchie de cette finale, et de terminer ses premiers Jeux Olympiques en 22e position.
Surtout, elle pouvait se réjouir d'avoir su mieux appréhender ce second soir sous la lumière des projecteurs olympiques : "Aujourd'hui, j'étais plus détendue car je n'avais rien à perdre. Je n'ai pas ressenti toute cette pression qu'il y avait pour le programme court. Ce soir je voulais simplement profiter et savourer l'expérience. Je suis vraiment heureuse. J'ai réalisé un bon programme, avec quelques petites erreurs mais rien de grave." A 21 ans, elle aussi a engrangé de l'expérience en Italie... et pris date pour les Jeux Olympiques de 2030 à la maison.