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Océane Michelon, l'or en "cadeau à tous ceux qui m'accompagnent dans cette folle aventure"

CNOSF/KMSP

Elle a regardé la médaille d'or qui venait de prendre place autour de son cou, larmes aux yeux, regard toujours incrédule. Océane Michelon est pourtant bel et bien championne olympique de la mass-start, en conclusion de Jeux Olympiques sensationnels où, à 23 ans, elle s'est également parée d'or en relais et d'argent sur le sprint. Interview de la double championne olympique.

"Votre premier succès individuel survient sur la dernière course des Jeux Olympiques : on fait difficilement mieux comme timing, non ?

C'est pas mal du tout, oui (sourire). J'ai fini en beauté. C'est ce que m'a dit Julia à l'arrivée, d'ailleurs : "Tu as fini en beauté". C'est vraiment chouette, il y a plein d'histoires qui remontent derrière. L'année dernière, je décroche déjà ma première médaille individuelle aux championnats du monde sur la mass start (en argent, ndlr). Là, pareil aux Jeux mais avec un encore plus beau métal. C'est l'anniversaire de Cyril (Burdet, entraîneur de l'équipe de France féminine, ndlr), aussi. Il y a beaucoup, beaucoup d'émotions. C'est génial.

Vous avez livré une sacrée course pour décrocher ce titre, et ce dernier tour restera mémorable...

Oui, la course était fantastique. En plus, je ne l'avais pas forcément commencée de la meilleure des manières. J'ai manqué une balle au premier tir, je m'installe 17e sur le deuxième... Je ne suis pas très loin mais pas à côté non plus. J'ai eu de la chance que les conditions météo ne soient pas faciles sur les skis aujourd'hui, du coup toutes les filles s'économisaient un peu dans l'optique de la fin de course. J'ai pu re-rentrer pas mal de fois, faire l'effort pour revenir et finalement je n'étais jamais trop loin, donc j'ai saisi l'opportunité.

Vous vous êtes retournée plusieurs fois dans l'ultime ligne droite : vous pensiez avoir moins de marge que ça sur vos concurrentes ?

J’ai douté jusqu’à la fin, oui. J’ai regardé derrière moi une fois dans le virage du haut, une fois dans la ligne droite, une fois dans le dernier virage et une fois sur la ligne. Je me disais : "On ne sait jamais, ce serait quand même bête." (sourire). C’est une fois la ligne passée que je réalise plus ou moins et, là, c’est une déferlante d’émotions. J’essaye de comprendre ce qui se passe, j’avais les yeux hyper ouverts en mode « c’était vraiment fou ».

A quoi avez-vous pensé en entendant votre première Marseillaise individuelle, après celle du relais il y a quelques jours ?

Au fait qu'elle n'était pas que pour moi, justement. C'était une Marseillaise pour toutes les personnes qui me soutiennent, l’équipe, les gars du fartage, les coachs, les copines, la famille... Mes parents étaient là pour ces Jeux Olympiques. Ils m'ont toujours soutenue, depuis le premier jour de mes débuts dans le ski. Je leur suis encore plus reconnaissante aujourd'hui. Je mesure la chance que j'ai de partager ces moments extraordinaires en famille et d'être soutenue. Ce n’est pas une Marseillaise pour moi, mais par contre, c’est ma manière de faire ce cadeau à tous ceux qui m'accompagnent dans cette folle aventure."


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