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À Milan-Cortina, les Bleues du hockey sur glace vont entrer dans l’histoire

Pressesports

Une première historique. Jamais jusque-là, une équipe féminine française de hockey sur glace n’avait disputé les Jeux Olympiques. À quelques heures du grand saut, la fierté se mêle logiquement à l’impatience. « C’est un moment très symbolique », a confié le directeur technique national Antoine François, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce mardi 3 février. « Il y a une certaine lucidité, celle d'être quelque part le petit poucet de la compétition, mais il y a aussi beaucoup d'ambition derrière. Clairement, l'équipe n'est pas venue comme spectatrice, vraiment, elle est là pour performer du mieux possible, accrocher toutes les équipes, obtenir des résultats. Et l'objectif, complètement en lien et créé par toute l'équipe, c'est de pouvoir accrocher, à minima pour les filles, ce quart de finale », a ajouté le DTN.

Cette première participation traduit des années de travail patient et d’engagement collectif. Le DTN souligne la double présence de l’équipe masculine et féminine à Milan-Cortina. « Je tiens à mettre l'accent sur cette symbolique et cette double participation, ce qui fait de nous une nation importante et c'était primordial par rapport à l'idée de cette Équipe de France olympique unie », a rapporté Antoine François.

« L’équipe est en pleine forme »

Plongées dans un groupe relevé, les Bleues savent qu’elles n’auront aucun match facile pour leurs premiers Jeux Olympiques. Opposées à l’Italie (18e mondiale), au Canada (2e), à la Suède (7e) et à l’Allemagne (9e), les joueuses de Grégory Tarlé affronteront à la fois l’élite et des adversaires plus proches de leur niveau. Si les Tricolores espèrent démarrer fort contre les Italiennes, la suite s’annonce comme un véritable test de solidité, face à des nations références du hockey sur glace féminin.

Arrivées au village olympique le 1er février après un dernier stage à Albertville, les joueuses ont eu le temps de trouver leurs repères. L’entraîneur, Grégory Tarlé, s’est montré satisfait du travail accompli. « L’équipe est en pleine forme, tout le monde est prêt et en bonne santé. On a encore eu un entraînement aujourd'hui et puis on déménage demain pour Santa Giulia avec l'entraînement, le pré-entraînement du premier match et ce premier match contre l’Italie », a expliqué l’entraîneur principal de l’équipe de France.

« J’essaie de ne pas changer la personne que je suis »

La rencontre amicale initialement prévue contre l’Italie, ce mardi, a été annulée, mais cela n’a pas affecté la préparation. « Nous avons compensé par un entraînement très intense. On connaît suffisamment bien l’adversaire pour être prêts. Notre jeu reposera sur l’agressivité défensive, c’était notre thème de la semaine à Albertville, pour permettre une bonne créativité offensive », a précisé Grégory Tarlé

Capitaine emblématique de cette sélection, Lore Baudrit s’avance avec le poids de l’expérience et la simplicité du leadership naturel. Forte de 244 sélections, la native de Castres sait que son rôle va bien au-delà de la glace. « Je pense que le plus important, c’est de rester moi-même », confie la capitaine. « J’essaie de ne pas changer la personne que je suis : je veille à ce que tout fonctionne dans l’équipe, que l’on garde les pieds sur terre, sans être la relou qui dit "il faut rentrer" ou "il faut pas faire ci ou ça". Mon rôle de leader reste le même, même aux Jeux : m’assurer que tout le monde est en confiance pour jouer à 100 % le jour J », a déclaré Lore Baudrit.

« Nous nous sommes octroyées une demi-journée pour profiter du village »

Déterminée, la capitaine insiste sur la sérénité du groupe. « On sait que c’est une première, une grosse compétition, donc il y aura du stress. Notre objectif, avec les autres joueuses expérimentées, c’est de s’assurer que tout le monde se sente bien et en confiance », a-t-elle précisé. Depuis leur arrivée en Italie, les Bleues ont pris le temps de s’approprier leur nouvel environnement. « On s’est octroyé une demi-journée pour profiter du village, visiter un peu, faire des photos », a raconté la joueuse. « Hier, on a découvert la patinoire et les installations. C’est incroyable : on vit des émotions fortes depuis qu’on est arrivées. »

La capitaine reconnaît que les premières séances ont nécessité quelques ajustements. « La glace est vraiment plus petite que ce que l’on connaît habituellement, mais tout le monde est dans le même cas. Après un entraînement, on a déjà changé nos habitudes. C’est un petit temps d’adaptation, rien de plus », a-t-elle confié. Malgré ce cadre inédit, la confiance domine. « On connaît peu l’Italie, mais le staff a bien fait son travail. On a vu des vidéos, on connaît leurs tendances. Si on s’appuie sur notre plan de match et sur ce qu’on sait faire de bien, ça viendra. On a tous les ingrédients pour être présentes et performantes », a assuré Lore Baudrit.

L’état d’esprit général inspire la sérénité. « Le groupe vit bien, il y a une bonne énergie depuis la préparation à Albertville. Être au village, rencontrer d’autres athlètes, ça apporte de la fraîcheur et une énergie supplémentaire.  Il y a une bonne communication entre nous, une bonne solidarité », ont confié Sophie Leclerc et Chloé Aurard-Bushee. Toutes s’accordent sur le même constat : le collectif, construit dans la continuité, est prêt à vivre cette première page olympique avec de l’ambition au sein d’un collectif où l’entente est excellente.


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