Quatre médailles dont deux en or, une journée historique… le récap du jour 6 !
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Julia Simon ajoute une nouvelle médaille d'or olympique à sa collection, Lou Jeanmonnot en argent
Un palmarès de géante. Julia Simon avait déjà dans son armoire à trophées le gros globe de la Coupe du monde (2023), des titres mondiaux à la pelle (dix, dont quatre individuels)... et, depuis ce mercredi 11 février, elle est dorénavant championne olympique en solo, quelques jours après avoir déjà contribué à faire retentir la Marseillaise, en relais mixte.
On le savait, cette quinzaine italienne n’était pas seulement le grand objectif de son année : il était en réalité le seul. Et la Savoyarde a jusqu’au bout visé juste, puisqu’elle n’a manqué qu’une seule cible sur les pas de tir d’Anterselva (lors du premier tir debout). Or puisque sur les skis, elles ne sont vraiment pas nombreuses à pouvoir rivaliser… A l’arrivée, c’est une démonstration, conclue avec près d’une minute d’avance sur sa dauphine (41’15’’6)... Dauphine qui s’avère aussi être une coéquipière en Equipe de France, puisqu’il s’agit de Lou Jeanmonnot (42’08’’7).
La cadette des deux Françaises, leader de la Coupe du monde, a quant à elle connu deux échecs au tir, une fois au debout, une fois au couché. Personne d’autre dans le top 7 n’a fait rougir la cible à plus d’une reprise. C’est dire combien les Françaises glissent sur la neige en ce début de Jeux Olympiques et la double pénalité ne fut pas rédhibitoire pour monter sur le podium… Nos Bleues sont même tellement à l’aise sur les skis qu’on est en réalité probablement passé à un riendu triplé tricolore, mais Camille Bened, jusque-là à 100% dans l’exercice, a manqué la dernière cible et se voit repoussée à la 6e place (42’52’’3). Justine Braisaz-Bouchet passe à côté de sa course avec huit fautes sur le pas de tir (49’50’’2).
« L’émotion monte, je suis en train de réaliser, réagissait Julia Simon une fois les dernières favorites arrivées, le titre validé. Aujourd’hui, la boucle est bouclée, je réalise mon rêve de petite fille. C’est l’un des plus beaux jours sportifs de ma vie. » Lire son interview complète ici.
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Les larmes de Perrine Laffont, parée de bronze
Le 11 février restera à jamais une date spéciale pour Perrine Laffont. A Pyeongchang 2018, elle décrochait l’or un 11 février. Huit ans plus tard, là voilà parée de bronze, dans un scénario fabuleux. Qualifiée de justesse après son premier run (8e) et donc première à s'élancer en super-finale, notre tricolore devait attendre le passage de la dernière concurrente, la star Australienne Jakara Anthony, pour savoir si elle allait monter sur la boîte. Après avoir survolé tout le concours, l’Australienne, ultra favorite, fait une sortie de route. Ouf de soulagement côté français sous les yeux d’Amélie Oudéa-Castera, la présidente du CNOSF, et la famille de Perrine Laffont au grand complet, ce qui a permis à “Pepette” de décrocher une médaille de bronze aussi miraculeuse que savoureuse. En larmes sur le podium, notre double médaillée olympique a savouré dans un bain de foule. « Cette médaille vaut tout l’or du monde, a-t-elle confié, en pleurs. C’est tellement de sacrifices. Je suis tellement fière de moi ». Une médaille olympique qui redonne un peu de baume au cœur à sa meilleure amie Camille Cabrol, stoppée aux portes de la super finale. Quelques minutes avant la joie de Perrine Laffont, la Savoyarde confiait son immense déception : « Je suis dégoutée. C’est quatre ans de travail qui volent en éclat pour une réception ratée ».
Marie Duaux, elle, n'avait pas rejoint la finale après sa deuxième manche de qualification ce matin (65,13 pts). « C’était mieux qu’hier mais il manquait de la vitesse et j’ai fait quelques fautes sur les skis. Je vais profiter de ma famille aujourd’hui », a déclaré notre jeune tricolore en bas du mur de bosses, après sa 23e place pour ses premiers Jeux Olympiques. Les Françaises peuvent encore aller chercher une médaille sur les bosses parallèles samedi 14 février.
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Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry entrent dans l’histoire
Jamais un patineur n’a réussi un tel exploit en danse sur glace. Guillaume Cizeron l’a fait. Après avoir dominé le programme court de danse sur glace lundi, et s’être attiré les félicitations de Madonna, en personne, Guillaume Cizeron et sa partenaire Laurence Fournier Beaudry, se sont offerts un récital sur la glace de Milan pour remporter une magnifique médaille d’or, la troisième du clan français depuis le début de ces Jeux. Déjà champion olympique en 2022, avec Gabriella Papadakis, notre tricolore Guillaume Cizeron a récidivé et marque définitivement l’histoire du patinage artistique français. Seulement treize mois après le début de leur collaboration, le duo a réussi son immense pari. Après la Marseillaise, nos nouveaux champions olympiques ont profité de l'ambiance de cette patinoire gonflée à bloc, s'offrant plusieurs tours d'honneur sur la glace. Au moment de passer devant la presse, il y avait beaucoup d'émotion et de joie dans leurs voix. « C'est irréel, on est encore sous le choc, confiait Guillaume. Ce qu'il s'est passé en un an, c'est vertigineux. On s'était lancé ce challenge presque impossible, on a eu des obstacles, c'est pour ça que cette médaille a une saveur particulière. On est fiers de nous ! ». A sa partenaire d'ajouter : « Chaque jour passé avec Guillaume, c'était magique. C'est le meilleur patineur au monde. On veut savourer cet instant qui passe très vite. On veut en profiter avec nos familles et le monde qui nous a encouragé ».
L’autre paire tricolore composé d’Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, très applaudi, a aussi brillé sur un medley autour de “All is Full of Love” et “Bachelorette”. Vice-championne d’Europe en 2025, la paire a terminé 8e au classement général.
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Un Super-G au goût amer pour les Français
Après la 5e place en combiné pour 13 petits centièmes, l’équipe de France de ski alpin devait à nouveau dompter la mythique piste du Stelvio pour le Super-G. Les Bleus, qui rêvaient de décrocher un podium, n’ont pas réussi leur pari. Rageant pour Nils Allègre, au pied du podium à seulement… 3 centièmes de la médaille de bronze décrochée par le roi Marco Odermatt ! Son compatriote suisse Franjo von Allmen a encore été auteur d’un grand numéro, avec une troisième médaille en trois courses. A Bormio, le skieur de Serre-Chevallier était inconsolable. « J’ai les boules car dans ma carrière, c’est souvent ça pour le moment. J’ai un mélange de fierté sur l’ensemble de ma semaine et beaucoup de déception ». Invité de dernière minute pour ces Jeux d’hiver, Alban Elezi Cannaferina a terminé 15e. Dernier français à s’élancer, Nils Alphand a manqué une trajectoire et n’a pas fini la course.
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Combiné nordique : les Bleus et l’expérience “de l’escalator”
Marco Heinis s’est classé meilleur Français du 10 km individuel de combiné nordique, avec une 22e place finale, juste devant ses compatriotes Maël Tyrode (25e) et Laurent Muhlethaler (29e). Nos Français auront fait l’expérience “de l’escalator”, dixit Maël : sur une neige assez molle, « pas moyen de pousser sur les jambes : dès qu’on est dans la montée, on appuie et pouf, ça passe sous la neige ! C’est comme monter un escalator à l’envers : on monte le pied et hop, on part 10 centimètres plus bas ! » Même constat chez Marco, tout de même assez satisfait de cette première épreuve olympique : « La “perf” est ce qu’elle est, le saut était moyen (il avait pris la 17e place, ndlr) mais j’ai rempli l’objectif d’une course complète et bien gérée. » Il retenait aussi l’ambiance sur le parcours, « très cool, avec beaucoup plus de gens que sur une épreuve de Coupe du monde ; ça, c’était vraiment super. »
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