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À Livigno, l'équipe de France de ski freestyle rêve d'un podium olympique

Timothé Sivignon, ski freestyle

Pressesports - M. Moravski

En arrivant sous la neige de Livigno, l'équipe de France de ski freestyle est entrée dans le grand bain des Jeux Olympiques. C'est dans cette vallée italienne que les athlètes tricolores ont rendez-vous le 7 février (slopestyle) et le 14 février (big air) pour les manches de qualifications. Arrivés parmi les premiers au village olympique le 2 février, Kim Dumont-Zanella, Matias Roche et Timothé Sivignon ont déjà les yeux qui brillent, comme le confie le dernier. "C'est incroyable d'être ici. Quand je suis parti de chez moi, j'ai réalisé que j'allais enfin vivre les Jeux Olympiques. Le village est génial, tout est bien organisé", glisse celui qui va disputer ses premiers Jeux d'hiver, à 23 ans. 

"Un spot classique, mais de très bonne qualité"

Sur un site qu'ils connaissent bien, "on a régulièrement fait des stages d'entraînement ici", confie Grégory Guenet, chef de l'équipe de France de freeski, les tricolores ont fait leurs premières marques sur la neige ce mercredi 4 février. Une séance d'entraînement en slopestyle pour avoir de premiers repères. "Le spot est assez classique, mais de très bonne qualité. Il n'y a pas beaucoup de possibilité de s'exprimer artistiquement à l'inverse de Pékin ou Pyeongchang, qui laissaient plus de place à la créativité", poursuit l'entraîneur. Malgré la neige qui ne cesse de tomber "qui freine un peu le ski", selon Timothé Sivignon, les premières sensations sont bonnes. 

En slopestyle, avec des sauts à plus de 25 mètres de long, la tâche sera ardue pour les Bleus, faisant partie des 30 meilleurs mondiaux. Leur force, c'est plutôt le big air, avec un tremplin qui s'élève à plus de trente mètres de haut. Dans ce groupe où l'entente est excellente, les tricolores peuvent nourrir quelques ambitions, selon Grégory Guenet. "Timothé a déjà fait deux podiums en Coupe du monde et depuis qu'il est entré dans le groupe France, Matias n'a jamais raté une finale. Si tout s'aligne et rentre dans l'ordre, on peut faire des médailles". Les principaux intéressés arrivent aux Jeux avec ambition. Matias, qui a crevé l'écran au printemps 2025 avec une figure du nom de Left Nose Butter 1620 (soit 4 rotations et demi), ambitionne "d'aller chercher un podium". Souvent loin derrière lors des compétitions jeunes, il cherche désormais à imiter son coéquipier en bleu. "Je m'inspire de sa discipline, on se tire vers le haut" dit-il. 

Objectif podium pour les Bleus

Ce n'est pas Timothé qui dira le contraire. Sixième de l'étape de Coupe du monde en décembre 2025, il apprécie cette concurrence saine pour leur première saison commune en équipe de France. "Matias est un excellent skieur, avec de vraies qualités techniques. Avoir du haut niveau à côté de soi, ça ne peut que nous rendre plus fort". Lui aussi espère créer la sensation de ces 25e Jeux d'hiver. 

Quant à la benjamine du collectif (20 ans), "si elle entre en finale, ce serait déjà une belle expérience et une bonne manière de se préparer pour les Jeux Olympiques de 2030", indique Grégory. Kim Dumont-Zanella ne veut pas se contenter d'un début de saison réussi. Sixième de Coupe du monde de big air à Pékin début décembre 2025, la Montpelliéraine de naissance se laisse le droit de rêver. "Les Jeux Olympiques, c'est tous les quatre ans. Je vais me donner à 200%. Sur une compétition, tout peut arriver". Cerise sur le gâteau, pour sa première olympiade, elle aura aussi l'opportunité de défiler à la cérémonie d'ouverture à Livigno (le 6 février) aux côtés des porte-drapeaux tricolores, Chloé Trespeuch et Clément Noël


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