Descente, ski freestyle, patinage de vitesse… le récap du jour 2
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Kim Dumont-Zanella, Matias Roche et Timothé Sivignon débutent leurs Jeux avec le slopestyle
Après la fête, place au sportif. Au lendemain d’une cérémonie d’ouverture grandiose, Kim Dumont-Zanella a officiellement lancé ses Jeux Olympiques. Seule Française engagée en ski freestyle, la Montpelliéraine disputait ce samedi 7 février l’épreuve du slopestyle. Partie en 20e position, la freestyleuse de La Plagne a malheureusement chuté sur le premier tremplin avant de chuter à nouveau en deuxième manche. Avec un score de 22,85 pts, cela n'était pas suffisant pour se qualifier en finale. Elle retire du positif de cette première participation aux Jeux. « Je me laisse jusqu'à ce soir pour être déçue mais je n'ai aucun regret sur ma stratégie, je suis très contente de mon ski » a-t-elle confié avant d'aller saluer ses proches venus la soutenir. « Cette expérience peut me servir pour la suite, il faut rester concentrée ». La suite, c'est le big air, dont les qualifications se dérouleront en nocturne samedi 14 février (19h40).
Chez les hommes, deux Français prenaient part aux qualifications de cette même discipline : Matias Roche et Timothé Sivignon. Les tricolores ont terminé respectivement 15e et 23e. « J’y ai vraiment cru après le deuxième run mais il manquait un peu de vitesse. Je suis venu sur le slopestyle pour prendre un maximum de plaisir. J'ai beaucoup bossé pour le big air, donc j'ai vraiment hâte ! », confiait Timothé Sivignon à l'issue de ses deux manches. « Je ne suis pas passé loin mais je suis vraiment content. Je suis bien meilleur en big air, c'est là où j'ai envie de faire de belles choses » glissait Matias, 15e au classement général, à trois places du top 12, synonyme de finale. Attendus sur le big air, leur spécialité, les Français ont quelques jours pour se reposer avant d'entrer en piste le dimanche 15 février (19h30) pour les qualifications.
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Un Français dans le top 10 en descente
Sous un soleil de plomb à Bormio, la descente masculine était très attendue sur la mythique piste du Stelvio. Quatre français étaient en lice. Parti en 4e position pour ses troisièmes Jeux, Maxence Muzaton a malheureusement chuté à quelques mètres de l'arrivée, à la réception d'un saut. « C’était la course la plus importante de la saison, je suis passé à côté, ça fait partie des aléas », a-t-il déclaré en zone mixte, frustré. Juste derrière lui, Nils Alphand, bâton scotché à la main, avait réalisé un très bon début de passage avant de se faire une frayeur à quelques mètres du portillon d'arrivée. Il a terminé 22e pour ses premiers Jeux olympiques.
Lancé en 10e position, Nils Allègre abordait ces Jeux avec confiance. Sous les “Allez” scandés en tribune, le tricolore a terminé dans le top 10 et a gagné 18 places par rapport aux derniers Jeux d’hiver. Il est satisfait de sa 8e place. « Je ne sous-estime pas ma performance surtout sur cette piste exigeante. Je ne vais pas partir d’ici en faisant la tronche parce que j’ai montré de belles choses même si je n’ai pas atteint ce que je recherchais ». Le skieur de Serre Chevalier a encore des choses à aller chercher avec le combiné par équipes et le Super-G. Quant au junior de cette équipe de France, Alban Elezi Cannaferina, il a terminé 27e pour sa première expérience olympique. « C’était du bon ski, je fais un super troisième secteur. Il y avait du bon stress, et surtout de l’excitation. Je suis très fier d’avoir enfin participé officiellement aux Jeux Olympiques ».
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Une belle course collective des Françaises en ski de fond
Sur le site de Tesero Val di Fiemme, quatre françaises étaient alignées sur l’épreuve du skiathlon : Léonie Perry, Julie Pierrel, Cloé Pagnier et Delphine Claudel. Sur 20 km (10 km en ski classique et 10 km en ski libre), Léonie Perry, première Française, a terminé 16e, malgré un couac sur le changement de skis. « Je suis trop contente, c’était une belle course. On s’est tirées vers le haut avec les autres filles de l’équipe de France » a déclaré Léonie, pour son premier skiathlon. Sa coéquipière Julie Pierrel, a fini la course quelques secondes plus tard et signe une 21e place. Les deux tricolores disputaient leurs premiers Jeux Olympiques, comme Cloé Pagnier, arrivée 27e au bout de l’effort. « C’était vraiment chouette. Ma famille s’est déplacée, il y avait une belle ambiance pour ma première course aux Jeux, c’est pas mal d’émotion » a confié l’athlète de 23 ans. 9e lors des Jeux de Pékin en 2022, Delphine Claudel a elle franchi la ligne d’arrivée en 31e position, pour sa troisième participation aux Jeux d’hiver.
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Violette Braun a fait fondre la glace
Elle en a pleuré à la fin de sa course, bouclée en 4’07’16 devant la Chinoise Yang Binyu, tout de même titrée aux Jeux Asiatiques sur cette distance du 3000 m longue piste l’an passé (4’16’’62). Sacré baptême olympique pour Violette Braun, passée du roller - où elle a été vice-championne du monde junior en 2024 - à la glace il y a seulement 18 mois ! Encouragée par les siens, venus en nombre pour la soutenir, l’Alsacienne de 19 ans a donné raison à ceux qui lui prédisent un avenir radieux dans sa nouvelle discipline, ce chrono lui valant le 16e rang final de la compétition.
Pourquoi ces larmes, alors ? « C’est de la joie, un sentiment d’accomplissement et de soulagement ! Être là était déjà une victoire en soi. Je ne savais pas du tout si j’allais pouvoir patiner aujourd’hui (elle a été victime, il y a moins d’un mois, d’une rupture d’un kyste ovarien ayant entraîné une hémorragie interne, ndlr). J’ai pris énormément de plaisir sur la glace. Évidemment on peut toujours améliorer le côté gestion mais la performance est incroyable. J’étais là pour apprendre, découvrir l’ambiance olympique. On dit souvent que ce n’est pas une compétition comme les autres. Moi je dirais que c’est pareil - toujours une piste de 3000 m - et différent à la fois, avec tous ces spectateurs en feu, les adversaires qui prennent tous les risques possibles… Mais je pense avoir bien géré et j’ai de belles années devant moi. »
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Saut à ski : les Françaises en échauffement avant le grand tremplin
Douze ans après la médaille de bronze de la Française Coline Mattel, c'était le jour de rentrée des classes pour les sauteuses Emma Chervet et Joséphine Pagnier sur le tremplin de Predazzo. Pour la sœur jumelle de Jules Chervet, ces Jeux étaient une première découverte. Malgré un joli saut à 84,5m, la tricolore ne s'est pas qualifiée pour la finale. « Ce n’est pas encore le saut parfait mais c’est trop cool d’être là, je suis super contente. Je voulais en profiter et vivre l’expérience à fond. J’ai au moins réussi à faire ça », a confié l’ancienne skieuse alpine. Joséphine Pagnier, 11e aux Jeux de Pékin en 2022, a réussi un premier saut à 91m avant de grappiller un mètre de plus sur la manche finale (92m). Pour sa deuxième participation olympique, l’athlète de 23 ans a terminé 29e. « J’aurais aimé faire mieux en termes de performance mais j’ai quand même profité de l’événement. Ma famille et mes amis sont là, c’est cool ». Leur olympiade ne s’arrête pas là, Emma Chervet et Joséphine Pagnier ont encore l’opportunité de briller sur l’épreuve individuelle et par équipe mixte sur grand tremplin programmés mardi 10 février et dimanche 15 février.
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Le patinage artistique par équipe manque la finale pour un point !
« Mes derniers Jeux, il n'y avait personne dans les gradins. Là, j'ai l'impression de participer aux Jeux pour la première fois. Au début, je me disais que j'aurai arrêté d'ici quatre ans mais finalement, quand je vois ça, j'ai envie de continuer quatre ans de plus parce que c'est tellement fun ! » Comme il l’avait promis lors de son point presse en amont des Jeux, Kevin Aymoz est entré sur la patinoire avec un énorme sourire sur le visage, bien décidé à profiter du moment. Il s’est lancé avec générosité dans ce programme court qu’il a lui-même chorégraphié, combinant “Le lac” de Jean-Michel Blais et “Judas” de Lady Gaga. Une prestation énergisante notée 88.05, quatrième total du jour… mais qui ne permet pas à la France de coiffer au poteau la Géorgie, qui occupait jusque-là la cinquième et dernière place qualificative pour la finale. Les Bleus terminent en sixième position, pour un tout petit point (24 contre 25).
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