Le biathlon poursuit sa moisson, Perrine Laffont au pied du podium… le récap du jour 9 !
CNOSF/KMSP
Océane Michelon en argent, troisième médaille pour Lou Jeanmonnot
Et de 7 pour le biathlon français ! La moisson se poursuit pour l’équipe de France avec deux nouvelles médailles décrochées sur le sprint 7,5 km féminin, soit sept médailles en cinq épreuves depuis le début des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. Au lendemain de l’or de Quentin Fillon Maillet, Océane Michelon (argent) et Lou Jeanmonnot (bronze) se sont offerts un doublé.
Le suspense était insoutenable dans l’aire d’arrivée pour la Savoyarde. Impatiente depuis son arrivée à Anterselva puisqu’elle n’avait pas encore concouru aux Jeux, Océane devait attendre l’arrivée de Maren Kirkeeide pour savoir sur quelle marche du podium elle allait monter. Après un finish incroyable, la Norvégienne a finalement pris la première place, quatre secondes devant la Française. Très rapide sur les skis, impeccable derrière la carabine (10/10 au tir), la Savoyarde, facteur X de cette équipe de France, a alors décroché une superbe médaille d’argent. “Quelle journée incroyable ! Je ne me rends pas compte de ce que j’ai réalisé. Je suis vraiment contente de ma course. C’est que du bonheur !” a-t-elle déclaré quelques minutes après la course.
Leader de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot est quant à elle venue compléter ce podium pour s’offrir la médaille de bronze. La biathlète de 27 ans compte désormais toutes les couleurs de médailles sur ces Jeux Olympiques : le bronze en sprint, l’argent en individuel et l’or en relais mixte. “Faire une faute au tir sur les Jeux et avoir une médaille au bout, c’est quand même cool” a confié la triple médaillée qui dispute ses premiers Jeux. Julia Simon a terminé 34e. Justine Braisaz-Bouchet a fini à la 62e place. Les Bleues ont encore des chances de médaille demain sur la poursuite (14h45) après la course de leurs homologues masculins.
Perrine Laffont au pied du podium en bosses parallèles
Libérée après sa médaille de bronze, Perrine Laffont attaquait l’épreuve de bosses parallèles en pleine confiance. Et ça s’est vu. Des huitièmes de finale jusqu’à la demi-finale, l’Ariégeoise a skié comme elle le voulait. Tout ne s’est pas passé comme prévu lors de la petite finale face à l’Américaine Elizabeth Lemley, championne olympique en individuel, pourtant secouée après une chute en demi-finale. Regard de tueuse dans les starting-blocks, notre tricolore a même dû patienter quelques secondes pour que sa concurrente ne se place dans le portillon de départ.
Une fois dans les bosses, Perrine Laffont a tout donné, a tout bien fait, a été plus rapide sur les skis, franchissant la ligne d’arrivée en tête. Or, sur cette épreuve, la technique compte pour 60% de la note finale, les sauts 20% et la vitesse 20%. Persuadée d’être devant pendant l’attente de la décision des juges, la Française s’est écroulée de tristesse, passant tout proche d’une deuxième médaille de bronze olympique sur ces Jeux. “Je ne comprends pas. Je ne méritais pas les points sauts, mais je méritais les points ski, j’ai été irréprochable là-dessus, a-t-elle déclaré. Inconsolable, il lui faudra du temps pour digérer cette 4e place. C’est une médaille olympique qui se joue. Toutes les filles qui sont là, ça fait deux mois qu’elles s’entraînent, moi j’ai été blessée, on ne jouait pas dans la même cour, mais je suis quand même arrivée jusque-là”.
Sous la neige de Livigno, l’aventure olympique s’est terminée en huitièmes de finale pour sa meilleure amie, Camille Cabrol. Notre tricolore a fait face à une cliente très en forme sur ces Jeux, la Kazakhe Anastassiya Gorodko. Cette course vient marquer la fin de ses troisièmes Jeux Olympiques. “Je suis un peu déçue car c’est quatre ans de travail pour deux jours de course où je passe un peu à côté. En individuel, je me coince le bâton dans le ski, c’est frustrant. Je visais mieux sur les deux épreuves mais les Jeux, c’est les courses d’un jour. Il va falloir digérer et retourner au travail”. La Haut-Savoyarde retient tout de même quelques enseignements pour la suite. “Je suis capable de skier vite et bien sur les pistes techniques. Je vais bien l’enregistrer. Je n’ai pas envie de penser tout de suite à 2030 même si des Jeux à la maison, c’est "ouf". Mais c’est dans longtemps, je commence à être vieille !”
Quant à la “rookie” de cette équipe de France, ses premiers Jeux Olympiques se sont terminés aux portes des huitièmes de finale malgré un super “run”. Du haut de ses 21 ans, Marie Duaux ne retient que du positif. “J’ai réussi à aller plus vite qu’en individuel. Quel soulagement d’arriver en bas et d’être fière de mon “run”. J’ai trop kiffé ces Jeux et j’ai beaucoup appris. Tout est plus grand. Au départ, tu entends tout le monde crier, c’est trop bien, c’est que du bonheur ! J’ai tellement envie de repartir pour ceux de 2030 en France, en gardant ce côté enfantin”. Place au repos désormais.
Ski alpin : Léo Anguenot a pris rendez-vous
Pour ses premiers Jeux Olympiques, Léo Anguenot a pris la 6e place du slalom géant remporté par le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen devant le trio suisse Marco Odermatt - Loïc Meillard - Thomas Tumler. Notre Français s’était donné le droit de rêver en grand après une excellente première manche, bouclée en 5e position, à 34 centièmes seulement de la troisième marche du podium. Malheureusement, la hiérarchie n’a guère été bousculée en seconde manche, exception faite du Norvégien Atle Lie McGrath qui est venu faire reculer Léo Anguenot d’une place.
6e d’une finale olympique, voilà qui marque tout de même un sacré jalon pour le tricolore, encore 15e des Mondiaux et de la Coupe du monde de la spécialité en 2025 : “Bien sûr qu’il y a de la déception, j’aurais aimé faire partie des trois sur le podium, déclarait-il en bas de la piste. Mais par rapport au ski que j’ai produit aujourd’hui sur une piste qui n’était pas à mon avantage, je suis fier de mes intentions. J’ai mis de l’engagement, j’y suis allé avec le cœur. J’ai fait deux manches pleines. Je pense que ma course est très bonne, elle me met en confiance pour la suite. Ce n'est pas le podium, mais ça n'en est pas loin et ça, c'est ultra-motivant pour 2030. Dans quatre ans, j’irai la chercher, cette médaille !” L’autre Français engagé, Alban Elezi Cannaferina, n’a pas terminé.
Un nouveau Top 10 pour le ski de fond féminin
Quarante-huit heures après sa 10e place sur le 10 km individuel, Léonie Perry revenait en piste en compagnie de Julie Pierrel, Cloé Pagnier et Delphine Claudel, pour un relais 4 x 7,5 km disputé en mode “jeu de quilles” sur une neige ramollie par la pluie - demandez aux Suédoises, immenses favorites qui ont vu la médaille d’or leur échapper sur un soleil (et casse de ski consécutive) d’Ebba Andersson.
Nos Françaises ont connu également leur lot de faits de courses, à commencer par Julie Pierrel, première relayeuse, qui a chuté dans une montée. “J’ai eu du mal à me replacer, j’étais un peu dégoutée pour les copines”, lâchait l’intéressée à l’arrivée. Mais les Françaises ne se sont pas désunies. Julie puis Cloé Pagnier ont stabilisé leur relais en 11e position, avant que Léonie Perry ne parvienne à doubler ses adversaires tchèques et autrichiennes. “Je suis contente de mon relais, confirmait la tricolore. J’adore ce jeu du chat et de la souris. Dans ma tête l’objectif était vraiment de faire une individuelle et de remonter un maximum de concurrentes.”
Malgré une casse de skis, Delphine Claudel en clôture d’exercice résistait au retour de l’Autriche pour sécuriser cette 9e place, récompense “d’une équipe soudée dans laquelle tout le monde se donne au max pour les autres”, souligne encore Léonie.
Saut à ski : Valentin Foubert n’est pas parvenu à récidiver
5e du concours du petit tremplin en début de semaine, Valentin Foubert a pris la 17e place de celui du grand tremplin ce samedi. Placé 16e après le premier saut (127 m valorisés 130 points), il n’est pas parvenu à décoller jusqu’au Top 10 lors du grand final (126.6). “La technique ça peut aller, mais la vitesse dans l’élan n’était pas top, j’étais un peu trop arrêté, estimait-il à l’arrivée. L’idée générale de cette semaine est que je ne suis pas loin mais que je dois encore bosser certaines choses pour être au top du top. C’est le bilan que je tire, un peu partagé : d’un côté j’étais à rien de la médaille (sur le petit tremplin, ndlr), de l’autre il y a encore à travailler.” Pas d'inquiétude : à 23 ans, la marge de progression est encore là !
Alors qu’il fallait terminer dans les 30 premiers pour s'ouvrir les portes du "final round", l’épreuve s'est arrêtée en première manche pour Jules Chervet (de peu : 33e avec un saut à 128m, soit 119.1 points) et Enzo Milesi (43e, 122,5 m, 107.6 points).
Short track : Cloé Ollivier qualifiée en quarts du 1 000 m
Rendez-vous en deuxième semaine ! En short-track, Cloé Ollivier disputera lundi les quarts de finale du 1 000 m après avoir terminé 2e de sa série ce samedi soir. "C'est incroyable de pouvoir enfin participer aux Jeux Olympiques, se réjouit-elle. Il y a quatre ans, j’étais remplaçante du relais féminin mais il ne s’était finalement pas qualifié pour les Jeux Olympiques de Pékin 2022. On dit souvent que pour ma génération (à 22 ans, ndlr) l'objectif c'est 2030 en France, mais j'arrive ici avec de l'ambition."
Parcours terminé en revanche pour Aurélie Lévêque et, chez les garçons, Etienne Bastier et Quentin Fercoq, éliminés tous deux en quarts de finale sur le 1 500 m. Dans un relais 3 000 m toujours spectaculaire enfin, nos Françaises Bérénice Comby, Eva Grenouilloux, Aurélie Lévèque et Cloé Ollivier ne sont pas parvenues à déjouer les pronostics face aux favorites néerlandaises et italiennes et disputeront, mercredi, la finale B.
Kim Dumont-Zanella, si près des qualifs pour la finale en big air
Il s’agissait de ses premiers Jeux Olympiques et Kim Dumont-Zanella y a pris bien du plaisir. Si elle ne s’était pas qualifiée pour les finales en slopestyle plus tôt dans la semaine, cela n’est pas non plus passé en big air ce soir. Elle termine 18e à six places du top 12, synonyme de qualification pour la finale. Mais l’essentiel était ailleurs pour la Montpelliéraine. “Je suis contente d’avoir plaqué deux tricks (figures acrobatiques) pour mes premiers Jeux. C’était une première expérience incroyable, j’ai hâte de la suite”.
Sur ses trois essais, notre tricolore a malheureusement chuté d’entrée de jeu mais la freestyleuse de 20 ans a réalisé un deuxième passage presque parfait, suivi d’un troisième très bien réalisé. Le poing en l’air, la Savoyarde d’adoption est fière de ce qu’elle a réalisé. Et surtout, elle a vécu ses premiers Jeux Olympiques à fond, sans regrets. “Je ne réalise toujours pas que je suis olympienne. Quand je repense à ma mère qui pleurait quand j’ai reçu ma dotation, c’est "ouf" ! Il faut se rendre compte de la chance que j’ai d’être ici et de faire ce sport de fou. Avoir du public en bas, c’est dingue. Je retiens beaucoup de bons souvenirs”, dit-elle, tout en pensant à Tess Ledeux, forfait pour ces Jeux à cause d’une commotion cérébrale.